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Histoire : L’Omnia-Pathé, le premier cinéma de Brest, sera suivi de beaucoup d’autres

L'Omnia-Pathé en 1912.
L’Omnia-Pathé en 1912. ©Archives de Brest

Le cinéma fut importé à Brest par les forains : la première projection brestoise eut ainsi lieu le 5 septembre 1896, un an après la première séance publique du cinématographe des frères Lumière à Paris.

Par la suite, le Théâtre nantais, sur les Glacis (l’actuelle place de la Liberté), inscrivit à son programme huit minutes de cinographoscope (procédé des frères Pipon concurrent du cinématographe) pour cinquante centimes, avec les mêmes sujets que les Lumière, comme L’arrivée du train en gare de Passy ou le Jardinier surpris.

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Du Casino brestois à l’Omnia-Pathé

Ce ne fut que le 27 septembre 1907 qu’une première « vraie » salle de cinéma fut ouverte dans le Casino Brestois, salle de café-concert aménagée depuis 1896 au 11, rue de Siam. Proposant, pour cinquante centimes, trois heures de programmes accompagnés par dix musiciens, elle devint, monopolisée par les projections Pathé-frères, l’Omnia-Pathé.

Splendor, Tivoli, Vox… les cinémas du début du XXe siècle

Le plus ancien cinéma brestois, après l’Omnia-Pathé, fut la Salle de Venise, salle de bal reconvertie en cinéma en 1908. L’éphémère salle du Splendor, ouverte en 1910 rue Jean-Macé, « trop petite et mal adaptée »,  fut vite remplacée par le hall d’exposition du quotidien La Dépêche.
L’épicier en gros Charles Vignan, représentant les produits La semeuse moderne, ouvrit en 1914 un cinéma qui portait le nom de cette marque, avant d’être renommé Tivoli en 1916 : le patron distribuait aux clients de son épicerie des billets d’entrée demi-tarif pour tout achat de plus de 0,20 franc !
Le Yoyo Palace, autre ancienne salle de bal, transformée en cinéma en 1932, fut rebaptisée par la suite Rex et laissa le souvenir d’une « salle minable »  infestée de puces et de rats !
L’Océan, terminé en 1940, fut endommagé par le bombardement du 24 juillet 1941 et ne put pas être ouvert au public.
Le Vox, inauguré en 1941 à l’emplacement actuel de l’ensemble Coat ar Gueven, fut rebâti après le siège de 1944 mais, face à la crise due, entre autres, à la concurrence de la télévision, il se spécialisa dans les projections pornographiques avant de fermer ses portes en 1981.
De tous ces cinémas ouverts dans la première moitié du XXe siècle, seul Le Celtic, inauguré en 1933, existe toujours.

En 1935, elle rouvrit après une transformation complète dirigée par Édouard Mocaër : la façade, désormais en céramique, était ornée du fameux coq Pathé et la salle était entourée, sur trois côtés, de deux balcons décorés de rocaille et d’Eros joufflus. Mais surtout, des fauteuils en velours remplacèrent les fauteuils en bois, offrant un confort inédit aux spectateurs.

Rasée pendant la Seconde Guerre mondiale, la salle fut rebâtie de l’autre côté de la rue de Siam, à peu près à la même hauteur, et rouvrit le 19 décembre 1957. Laissée à l’abandon dans ses dernières années, elle fut définitivement démolie en 1989 puis remplacée par un complexe hôtelier.

Benoît Quinquis

Source : Jean Le Goualch, Du Termaji au cinémascope, Cahiers de l’Iroise n°173, janvier 1997.

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