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“J’assume ma passion” : Johanna Clermont, égérie perpignanaise de la chasse à Paris

"J’assume ma passion" : Johanna Clermont, égérie perpignanaise de la chasse à Paris

Johanna, depuis ce mardi votre portrait est affiché dans les couloirs du métro parisien. Quel effet ça fait ?
C’est très surprenant. Je m’y attendais bien sûr, mais quand j’ai découvert ma tête sur 12 m², franchement, ça fait bizarre. Mais c’est normal, c’est une campagne de publicité pour un site et une chaîne dédiée à la chasse, Zone 300.
Cette passion vous a-t-elle été transmise par votre famille ?
Pas du tout. Personne dans ma famille ne chasse. J’ai découvert cette activité en suivant des amis, et ça m’a plu. J’ai posté des photos sur mon Facebook, et ça a été énormément partagé. C’est comme ça que j’ai développé ma présence sur les réseaux sociaux.
Et puis aujourd’hui, avec cette chaîne télé, c’est devenu presque une carrière…
Non, je suis toujours étudiante à l’université de Perpignan, mais comme il n’est pas obligatoire d’y être présent tous les jours, et que l’on peut travailler les cours en dehors du site, cela me laisse du temps pour ma passion.
On en parle dans votre promo ?
C’est vrai que ça les amuse, ça les fait rire. Mais ce n’est pas un sujet récurrent. Les collègues suivent plus ou moins ce que je fais, je suis un élément extravagant du groupe.
Pas facile de faire la promotion d’une activité souvent décriée…
Il est vrai que la chasse est une passion qui a du mal à être acceptée par certains. Le "bashing" contre cette activité est très présent, alors, quand c’est une femme qui fait la promotion de la chasse, c’est encore pire. Par contre, j’ai toujours été très bien acceptée dans le milieu des chasseurs. J’ai aussi de très bons rapports avec les instances officielles. Je m’entends par exemple très bien avec le président de la fédération nationale. Je suis fière de ma passion et je le revendique.
Il y a beaucoup de femmes qui s’adonnent à la chasse ?
Peu, mais progressivement le nombre augmente. Je crois savoir que pour l’an passé 15 % des permis étaient détenus par des femmes.

La campagne de pub a été lancée mardi. – L'Indépendant – L'Indépendant

Grâce à votre action sur les réseaux sociaux ?
Non bien sûr, mais il est vrai que certaines m’ont dit qu’avec ce que je présentais sur mon blog et mon Facebook, elles découvraient autre chose que la caricature classique des chasseurs. On connaît tous ces caricatures tenaces. Ces nouvelles adeptes en puissance ont suivi leur mari ou leur père pour voir les choses en vrai et beaucoup ont été séduites. Le milieu de la chasse est d’ailleurs plutôt fier de voir des femmes rejoindre leurs rangs.
Êtes-vous sensible au mal-être des animaux ?
Je vais vous surprendre, mais oui. J’achète de moins en moins de viande en supermarché ou en boucherie. La détresse animale, l’élevage intensif, les mauvais traitements qu’infligent certains abattoirs ne me laissent pas indifférente. Cela n’a rien à voir avec l’action de chasse. Quand nous abattons un gibier, il est dans son milieu naturel et surtout ne souffre pas. J’adore les animaux, la souffrance animale m’est totalement insupportable.
Les anti-chasse ne vous aiment pas…
C’est vrai. Et le fait que je sois une femme facilite leurs attaques. Non seulement je chasse, mais en plus je suis une femme qui devrait être sensible, empathique. J’ai pris du recul avec tout ça, cela me laisse de marbre, sauf qu’on en attaque ma famille. Moi, j’assume ma passion. Ma famille, elle, n’a pas à en subir les désagréments.

Zone 30, le "Netflix" de la chasse

La plateforme de vidéo à la demande Zone 300 a été créée il y a un an par le Perpignanais Adrien Martinez. Elle regroupe une vingtaine de professionnels de la vidéo et de la prise de vue tout terrain qui réalisent des contenus diffusés sur le site qui se veut "le Netflix de la chasse", avec comme slogan : chassez vos préjugés. Dans ses vidéos, Zone 300 a opté pour des placements de produits spécifiques aux chasseurs comme des marques d’armes américaines, mais aussi aux pêcheurs. L’influenceuse Johanna Clermont fait partie des intervenants dont la notoriété permet de toucher un public rajeuni et féminisé.

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