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« Je suis moi-même baptisée »: la ministre de l’enseignement supérieur ne veut pas interdire les bleusailles, mais propose un secouriste sobre

Valérie Glatigny, ministre de l’Enseignement supérieur, était l’invité du 7h50 de Bel RTL ce mardi matin. Elle a évoqué l’idée de désigner un secouriste pour chaque baptême étudiant. Il serait sobre et responsable de la sécurité de l’évènement. C’est une des mesures recommandées par la ministre pour mieux encadrer les bleusailles.

« On a décidé de revoir la charte sur les baptêmes étudiants qui n’est pas suffisamment connue ni respectée. On ne souhaite pas interdire les baptêmes, je suis moi-même baptisée. Mais il faut encadrer et rappeler les risques pour la santé. Il faut un partenariat entre les cercles étudiants d’un côté et les autorités locales et académiques de l’autre. Pour signaler qu’un évènement aura lieu, et pour que les pompiers puissent intervenir rapidement par exemple ».

C’est également la fin des activités dégradantes ?

« Effectivement, il y a eu des incidents rapportés : la charte rappelle que les activités doivent respecter l’intégrité physique et morale des personnes. On ne peut pas obliger à boire ou à participer à certaines activités. Il y a une liberté de choix qui doit être respectée ».

Et c’est encore possible d’envisager le baptême dans ces conditions ?

« J’en suis convaincue. Je me rappelle d’avoir effectué une descente de la Lesse, car je participais aux activités de ma régionale luxembourgeoise. C’était très gai, très festif. Il y a des activités qui peuvent être organisées sans que la boisson n’intervienne. L’intérêt d’un cercle étudiant, c’est un réseau d’amis. Le baptême est un rite de passage dans l’enseignement supérieur. Et ce que cherchent les étudiants qui font leur baptême, c’est avant tout un effet de groupe, qui soutiendra l’étudiant. J’ai par exemple reçu des notes de cours via mon cercle étudiant, donc ça peut être quelque chose de très positif ».

Mais la charte n’est pas contraignante, donc en tant que cercle, je ne risque rien si j’organise des activités sexistes ou dégradantes ?

« La charte devra être signée par les participants, et communiquée à chacun. Et on table sur la responsabilité des étudiants. On ne va pas mettre un policier ou un responsable des affaires étudiantes à chaque activité de bleusailles ».

Et pourquoi un cercle signalerait une activité, à part la crainte d’être chaperonné ?

« Je pense qu’un partenariat peut se mettre en place, par exemple si un établissement est mis à disposition, ou dans le cas d’un évènement d’une certaine ampleur. Quand on a 300 étudiants à un même endroit, il y a des choses à respecter au niveau de la sécurité, des assurances incendies, etc. Les autorités peuvent être un soutien ».

Pourrait-on interdire les bleusailles si la charte n’est pas respectée ?

« Non, car il pourrait y avoir des évènements clandestins, qui passent sous les radars, et il n’y aurait pas plus de conditions de sécurité pour les étudiants. Nous ne souhaitons pas interdire ni stigmatiser les étudiants. L’alcool est partout dans la société, on veut faire appel à leur responsabilité ». 



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