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la campagne entre dans le dur en l’absence d’Emmanuel Macron

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Pendant qu’Emmanuel Macron poursuit sa visite officielle en Roumanie, les candidats de la majorité présidentielle multiplient les déplacements dans leurs circonscriptions à quatre jours du second tour des élections législatives françaises. La coalition « Ensemble ! » n’est pas assurée d’atteindre une majorité absolue. L’un des enjeux de dimanche sera la mobilisation, après un premier tour où un électeur sur deux ne s’est pas déplacé.

À quatre jours du second tour des législatives, la campagne entre dans le dur après l’intervention du chef de l’État Emmanuel Macron, dont la majorité absolue à l’Assemblée est menacée. Le président français a réclamé une majorité « solide », au grand dam de ses adversaires qui dénoncent une « faillite ».

Descendant pour la première fois dans l’arène depuis le premier tour, Emmanuel Macron a dramatisé mardi 14 juin l’enjeu, en assurant que le choix du second tour était « plus crucial que jamais ».

« Rien ne serait pire que de nous perdre dans l’immobilisme, dans le blocage, dans les postures [et] d’ajouter un désordre français au désordre mondial », a-t-il assuré depuis l’aéroport d’Orly avant son départ pour la Roumanie, un déplacement entièrement consacrée à la guerre en Ukraine.

« Une sorte de panique gagne la macronie », selon Bayou

Emmanuel Macron continue mercredi son voyage, en Roumanie où 500 soldats français sont déployés depuis l’invasion russe de l’Ukraine, puis en Moldavie pour une visite de soutien. Il n’est pas exclu qu’il poursuive ensuite en Ukraine.

Pour ce déplacement organisé entre-deux tours, le chef de l’État a été taxé de « mépris » par le leader Insoumis Jean-Luc Mélenchon, qui a aussi raillé mardi le « sketch à la Trump » d’une déclaration faite sur le tarmac. 

En meeting le soir du 14 juin à Toulouse, le leader de la Nupes a martelé que « la stabilité [était] chez nous [car] on va planifier le changement ».

Côté alliance de la gauche, le chef de file écologiste, Julien Bayou, assure « qu’une sorte de panique gagne la Macronie », a estimé. « Ça sent le sapin et la panique à bord », a moqué le leader communiste, Fabien Roussel.

Les abstentionnistes feront-ils la différence ?

À droite aussi, la déclaration du chef de l’État a fait grincer des dents : « La majorité présidentielle ne saurait s’arroger le monopole du camp républicain », a estimé le vice-président LR du Sénat, Roger Karoutchi, alors que Les Républicains espèrent regagner un rôle central avec les législatives.

Car Emmanuel Macron n’est pas assuré d’avoir une majorité absolue de 289 sièges : les différents instituts de sondages lui prédisent une fourchette de 255 à 295 sièges, et 150 à 210 pour la Nupes.

L’un des enjeux de dimanche sera la mobilisation, après un premier tour où un électeur sur deux ne s’est pas déplacé : « Nous soutenons 406 candidats au second tour. Je lance donc un appel clair aux abstentionnistes : si vous votez dimanche, Macron a perdu », a affirmé sur France 5 le député LFI Adrien Quatennens.

De son côté le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a accusé la Nupes de « délire », de « complotisme », et de vouloir augmenter les impôts de 100 milliards d’euros.

La cohabitation avec la Nupes, jugée « impossible » par Ferrand

Enfin le président LREM de l’Assemblée sortante, Richard Ferrand, a dramatisé l’enjeu en estimant mardi soir qu’une cohabitation et la Nupes serait « impossible au plan politique ». « Sur des enjeux de fond, qui sont à la fois des enjeux de sécurité, qui relèvent de la crédibilité économique et sociale, on est dans une situation où tout le monde est aux antipodes », a-t-il souligné sur LCI.

La mobilisation continue d’être de mise mercredi dans la majorité : la Première ministre Élisabeth Borne fera campagne dans le Calvados en matinée, avant de participer au JT de 20 heures sur France 2. Tous les candidats du camp présidentiel en lice au second tour ont prévu une réunion publique dans la soirée.

Édouard Philippe ira soutenir Aurélie Taquillain, dans sa circonscription des Yvelines qui connaîtra l’une des rares triangulaires, puisqu’elle affrontera des candidats LR et Nupes. L’ancien Premier ministre se rendra ensuite à Paris dans les circonscriptions du ministre Clément Beaune et du député sortant Pierre-Yves Bournazel, tout deux en situation délicate, puis à Tonnerre (Yonne) avec le chef du MoDem François Bayrou.

Avec AFP

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