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La Corée du Nord rejette l’offre de dialogue américaine, les États-Unis tempèrent

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Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a accusé, mercredi, les États-Unis de proposer des pourparlers tout en maintenant leur « politique hostile », et refusé leur offre de dialogue. Washington a réagi en affirmant n’avoir « aucune intention hostile » envers Pyongyang. 

Le dialogue de sourd se poursuit entre Washington et Pyongyang. Les États-Unis ont affirmé,  mercredi 29 septembre, n’avoir « aucune intention hostile » envers la Corée du Nord et renouvelé leur appel au dialogue après que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a dénoncé comme « une façade » les propositions de discussions des Américains.

« Notre politique vise une approche graduelle et pratique pour une diplomatie sérieuse et durable avec la Corée du Nord », a assuré un porte-parole du Département d’État américain.

« Les États-Unis sont prêts à rencontrer des responsables nord-coréens sans conditions préalables. Nous espérons que la Corée du Nord répondra de façon positive à notre offre », a-t-il ajouté.

Ces déclarations interviennent après que Kim Jong-un a qualifié l’offre répétée de dialogue des États-Unis de « façade pour masquer leur fourberie et leurs actes hostiles, et une poursuite de la politique hostile des précédentes administrations » lors d’un discours-fleuve devant l’Assemblée suprême du peuple, le « parlement » nord-coréen. Depuis l’arrivée au pouvoir de Joe Boden, Pyongyang s’était plutôt montré attentiste.

Les pourparlers entre Washington et Pyongyang sont dans l’impasse depuis l’échec du sommet de 2019 à Hanoï entre Kim Jong-un et le président américain de l’époque Donald Trump.  L’administration américaine a indiqué au printemps avoir tenté d’entrer en contact avec Pyongyang afin de sortir de l’impasse dans les discussions sur les programme balistique et nucléaire nord-coréens. Le pays a tiré, mardi, un missile planeur hypersonique, appelé Hwasong-8.

Kim Jong-un disposé à rétablir le « téléphone rouge » intercoréen

En revanche, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un s’est montré plus conciliant envers Séoul. Devant l’Assemblée, il s’est dit disposé à rétablir le mois prochain la ligne téléphonique reliant la Corée du Nord à la Corée du Sud, tout en dénonçant le « délire » de Séoul de reprocher des provocations militaires à Pyongyang, selon l’agence de presse officielle KCNA.

La Corée du Nord a coupé le « téléphone rouge » en août, quelques jours à peine après son rétablissement pour la première fois depuis juin 2020, sur fond de tensions intercoréennes.

Selon les propos rapportés par la KCNA, Kim Jong-un a dit avoir pris la décision de rétablir la ligne intercoréenne afin de « concrétiser les attentes et le désir de toute la nation coréenne » pour le rétablissement d’une paix durable dans les relations entre les deux voisins.

« Nous n’avons ni l’objectif ni de raison de provoquer la Corée du Sud, et nous ne pensons pas à lui nuire », a dit le numéro un nord-coréen. « Il est nécessaire que la Corée du Sud se débarrasse rapidement du délire (…) de voir le Nord lui porter préjudice (…). »

Une réunion d’urgence convoquée aux Nations unies

La Corée du Nord sera au coeur d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, jeudi, à la demande des États-Unis, de la France et du Royaume-Uni, rapportent des sources diplomatiques.

Cette session se tiendra en principe dans la matinée et à huis clos, a précisé à l’AFP l’une de ces sources, sans indiquer si elle pourrait donner lieu à l’adoption d’une déclaration commune du Conseil de sécurité.

Lors des précédents essais nord-coréens, la France était montée chaque fois en première ligne, soutenue par d’autres membres européens mais non permanents, pour réclamer une saisie du Conseil même si les réunions n’avaient pas débouché sur l’adoption d’une position commune des 15 membres de l’instance.

En 2017, à l’initiative de l’administration de Donald Trump, le Conseil de sécurité avait adopté à trois reprises une série de sanctions économiques lourdes contre Pyongyang après un essai nucléaire et des tests de missiles.

Avec AFP et Reuters



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