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La Ferrière : l’avenir du centre de loisirs entre les mains de la commune

L'auditoire des parents à l'assemblée générale
L’auditoire des parents à l’assemblée générale ©JPY

« On a besoin de vous, nous sommes dans une période qui est très compliquée », a lancé, dépitée, la présidente de Planète Jeunes, Nadia Rivière, lors de l’assemblée générale du 1er octobre.

Se pose désormais une question, celle de la pérennité de l’association gestionnaire du centre de loisirs.

Devant un auditoire d’une quarantaine de parents mobilisés, les responsables bénévoles ont déroulé la liste de leurs inquiétudes une par une. Parmi celles-ci, le nombre de bénévoles en constante décrue, le très lourd déficit financier. La conclusion ferait carrément apparaitre que la seule bouée de sauvetage de Planète Jeunes serait sa municipalisation.

Un bénévolat en perte de vocations

Chez les volontaires aux postes de responsabilités, la dynamique n’est plus au rendez vous, même si dernièrement, des projets innovants ont vu le jour, notamment avec l’ouverture d’activités en direction des ados. Les années passant, le nombre des bonnes volontés s’est réduit comme peau de chagrin. Et aujourd’hui, le bureau ne trouve plus d’héritiers prêts à prendre le relais. Les alertes pressantes en quête de nouveaux bénévoles n’ont pas pris ou trop peu, deux seulement se sont fait connaitre.

Les comptes dans le rouge

La commissaire aux comptes n’a laissé aucun espoir : sans reprise, les comptes ne permettent plus de poursuivre l’activité. « On est au bout d’une procédure qui nous conduira infailliblement à la liquidation », annonce avec gravité la présidente.

Certains ont pointé les tarifs « trop bas, les plus faibles de la région ». Mais les éléments conjoncturels seraient les plus déterminants. Ainsi, la pandémie a donné le premier coup de semonce. Les confinements successifs, ajoutés aux mesures sanitaire,s ont littéralement brisé l’activité ordinaire du centre de loisirs. Moins d’activités, moins de recettes. Le calcul des subventions municipales s’alignant sur le niveau des prestations n’a pu qu’accentuer le déficit ; « une partie est promotionnelle au nombre de journées enfant, on est lié à ce critère », a reconnu Alain Oger, adjoint au maire.

Quatre licenciements

La disparition des TAP, annoncée par la municipalité dès cette année, prive aussi Planète Jeunes d’importantes ressources. Pire, l’association a dû licencier quatre salariés, des licenciements économiques qu’il a fallu indemniser.

Qui pour reprendre ?

La dissolution semble être inévitable. Soit Planète Jeunes est reprise par la commune, soit par une autre association. Les Francas se sont d’ores et déjà proposés et souhaitent étudier la question. Mais la commune se dit prête à relever le gant rapidement : « Nous prendrons nos responsabilités », a assuré Alain Oger. 

Pour l’heure, le bureau avec ses bénévoles reste en place jusqu’au moment où une décision sera prise. Deux nouvelles recrues y font leur entrée.

La mairie travaille à une municipalisation

Pour le maire David Bely, la réflexion d’une municipalisation de Planète Jeunes est bel et bien engagée, et ce conformément à la demande expresse des responsables de l’association.

« Nous avons reçu un courrier officiel de leur part nous demandant de municipaliser leur association. Depuis deux ans, nous étions alertés des difficultés de Planète Jeunes et nous y avions été attentifs. Pour nous, il n’est pas question que le centre de loisirs ferme et nous prendrons nos responsabilités », confie-t-il.

Les regards se tournent donc vers la municipalité. Sa reprise semble être « la » solution de nature à sauver et à pérenniser un service incontournable pour l’enfance et la jeunesse, assurant un socle fiable quant à sa gestion.

« Mais cela ne sera pas sans répercussions sur le fonctionnement de nos services », souligne le maire tout en admettant qu’une telle structure ne peut plus être gérer par le seul bénévolat.

« Nous avons atteint là les limites du bénévolat. Gérer un budget de plus de 350 000 €, avec une dizaine de salaries et accueillir 300 enfants, je conçois que cela puisse faire peur à des bénévoles. Je salue l’équipe présente, remarquable de persévérance ».

Les commissions municipales vont se réunir et la décision définitive sera prise au prochain conseil municipal du 20 octobre.

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