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Le conducteur de la voiture folle de Saint-Brevin-les-Pins devant ses juges

En juillet 2021, il avait créé la panique dans la ville en fonçant, ivre, dans une rue piétonne au volant de sa voiture. 
En juillet 2021, il avait créé la panique dans la ville en fonçant, ivre, dans une rue piétonne au volant de sa voiture.  ©Le courrier du pays de Retz

Le 2 juillet 2021, vers 23 h. Autochtones et touristes goûtent la joie d’une soirée d’été en terrasse dans l’avenue Roosevelt, à Saint-Brevin-les-Pins, enclavée par des ganivelles pour la rendre piétonne.

2,11g par litre de sang

Soudain, c’est l’horreur. Un automobiliste dont l’alcoolémie se révélera être de 2,11 g par litre de sang (en récidive) dégrade une première barrière de protection, circule dans la zone, cause un accident, prend la fuite, percute une deuxième barrière, se dirige vers le casino et finit sa course dans un poteau. Les gens courent dans tous les sens. 

Au préalable, alors qu’ils devaient se rendre à Nantes, le prévenu avait laissé descendre sa petite amie effrayée par sa conduite. 

« Réveil de traumatismes »

A la barre du tribunal correctionnel de Saint-Nazaire, le mercredi 10 novembre 2021, son attitude est bien différente. Posé, repenti, il explique son parcours marqué par une addiction « à un alcool qui le rend agressif ». Il avait fumé du cannabis et bu ce jour-là « cinq litres de bière forte et une bouteille de rouge ». Il explique aussi :

« Je n’étais pas moi-même, quand je bois trop, mon corps reste actif mais dans ma tête, je n’ai plus de contrôle. »

La procureure ne pouvait éviter de lui rappeler de bien tristes épisodes relativement récents : « Vous comprenez bien qu’après ce qui s’est passé dans notre pays, cette scène de voiture folle réveille des traumatismes ». 

Il répond qu’il y pense tous les jours. Traumatisme illustré notamment par l’hospitalisation d’une personne dont le stress a été si violent qu’elle a été hospitalisée huit jours. 

« Passé à tabac »

Toutefois, la magistrate met en exergue les efforts accomplis depuis ces quatre mois : reconversion professionnelle, conscience qu’il ne doive plus boire une goutte d’alcool.

L’avocate de la défense, Me Elodie Kuenz, précise qu’il a été sanctionné aussitôt, puisque sur place, plusieurs personnes lui sont tombées dessus et l’ont pratiquement passé à tabac, ce qui lui a valu dix jours d’arrêt de travail et qu’au cours de son suivi, il répète :

« C’est moi qui ai provoqué cela ! »

Le tribunal a pratiquement suivi les réquisitions du ministère public : douze mois de prison, dont dix avec sursis probatoire. Son permis est annulé et il a interdiction de le repasser avant huit mois.

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