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Le gestionnaire d’une mosquée condamné à un an de prison ferme dans le Nord

Par sudouest.fr avec AFP

Le gestionnaire d’une mosquée de Grande-Synthe a été condamné à un an de prison ferme et deux ans avec sursis, pour abus de confiance, blanchiment de fraude fiscale, escroquerie aux prestations sociales et ouverture d’une école clandestine.

Le gestionnaire d’une mosquée de Grande-Synthe a été condamné ce lundi 6 février à un an de prison ferme et deux ans avec sursis probatoire, notamment pour abus de confiance, blanchiment de fraude fiscale, escroquerie aux prestations sociales et ouverture d’une école clandestine.

Amirouche Ouarab, 50 ans, reconnu coupable de toutes les infractions pour lesquelles il était poursuivi, est également condamné à 5 000 euros d’amende, la confiscation de deux biens immobiliers visés par l’enquête, à une interdiction de cinq ans d’enseigner, d’émettre des chèques, et de participer à une association en tant que bénévole.

Le tribunal correctionnel de Dunkerque, qui n’a pas délivré de mandat de dépôt, a également ordonné la dissolution des deux associations qu’il gérait : l’association gestionnaire de la Mosquée Al Houda, et une autre dédiée à l’accompagnement scolaire d’enfants. M. Ouarab devra enfin verser 31 400 euros à la Caisse d’allocations familiales, 11 400 euros au conseil départemental et 251 000 euros à l’URSAFF.

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Sa sœur Fatiha B., accusée entre autres d’avoir détourné au profit de son frère des dons destinés à l’association d’accompagnement scolaire, dont elle était présidente, a elle été condamnée à un an de prison avec sursis, et 2 000 euros d’amende. Lors de l’audience en décembre, la procureure avait requis à l’encontre d’Amirouche Ouarab deux ans de prison ferme, l’interdiction définitive de diriger un établissement scolaire et d’enseigner.

Financement opaque

Aux sources du dossier, une enquête sur le financement opaque de deux biens immobiliers qu’il avait acquis à Grande-Synthe pour les deux associations. Les locaux avaient été achetés à son nom, alors que son épouse et lui, parents de six enfants, ne déclaraient aucun revenu depuis 2011, disant vivre des prestations sociales et familiales.

L’homme, membre du mouvement « tabligh » -courant né en Inde qui promeut une vision prosélyte et apolitique de l’islam- a affirmé avoir utilisé les dons de fidèles pour financer ces achats et ne jamais avoir considéré les locaux comme ses biens propres. Lors d’une perquisition, les enquêteurs ont par ailleurs découvert une salle de classe au sein de la mosquée, conduisant à une enquête incidente pour « ouverture illégale d’un établissement d’enseignement privé » et travail dissimulé des enseignants.

Amirouche Ouarab s’était également abstenu de déclarer les loyers générés par un de ses biens. Il avait poursuivi les activités de la mosquée alors que la mairie avait pris, fin 2018, un arrêté de fermeture en raison d’infractions aux règles de sécurité.

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