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Le gouvernement De Croo a un an: les « agitateurs » ne sont pas ceux qu’on imaginait…

Le 1er octobre 2020, Alexander de Croo et Paul Magnette annonçaient le bouclage d’un accord de gouvernement. Le gouvernement fédéral, le plus volumineux de l’histoire de la Belgique avec 7 partis en coalition, a donc un an. L’occasion de se demander quelle est l’ambiance au sein de cette majorité imposante et hétéroclite.

Des tensions… entre francophones

Premier constat : ce sont les 3 partis francophones qui jouent le rôle d’agitateurs. Les disputes publiques MR-PS et MR-Ecolo essentiellement, ont rythmé les 12 mois écoulés au sein du gouvernement. Elles ont crispé le premier ministre, et parfois provoqué des mini-crises.

Deuxième constat : alors que la rivalité et la pression sont nettement plus intenses sur les 4 partis flamands de cette coalition, leurs rapports au sein du gouvernement fédéral semblent plus apaisés qu’entre les partis francophones. Pourtant, le risque politique pris par ces partis est élevé, puisqu’ils ont accepté d’entrer dans une coalition minoritaire au sein du groupe linguistique néerlandophone de la Chambre, et qu’ils ont également relégué dans l’opposition les deux partis les plus importants de Flandre (N-VA et Vlaams Belang).

Cette « sagesse » des partis flamands tranche avec les guerres permanentes connues sous la législature précédente, dans le gouvernement Michel, ou c’étaient les partis flamands qui se disputaient en permanence, sur la plupart des dossiers (mésentente entre N-VA, CD&V et Open VLD).

Alexander De Croo plus sage

Le Premier Ministre se doit d’être au-dessus de la mêlée. Alexander de Croo a pris cette vieille « routine politique » au pied de la lettre.

Jusqu’ici qualifié de vice-Premier ministre remuant et frondeur par plusieurs de ses collègues de gouvernement, lors des 10 années où il a pris en charge ce titre, il apparait plus posé, plus prudent dans les décisions depuis qu’il occupe le siège de Premier.

Dans la gestion de crise pandémique, il s’est davantage rangé dans un rôle prudent, aux côtés du ministre fédéral de la Santé Frank Vandenbroucke et des experts scientifiques. Alors qu’il prônait une position nettement moins stricte, en comité de concertation, quand la réunion était dirigée par Sophie Wilmès.

On l’a vu aussi dégoupiller quelques mines au sein de son gouvernement : l’idée d’économiser 2 milliards sur le budget 2022, à mi-chemin entre les exigences du PS et celles de son propre parti, l’Open VLD. La prolongation des « primes corona », ou encore le dossier délicat des hausses de salaires, dans le cadre de l’accord interprofessionnel.



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