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«Le Grêlé» : ce que l’on sait de François V., l’ex-gendarme identifié comme étant le tueur en série

Ce mercredi 29 septembre, François V., un policier et ancien gendarme de 59 ans, s’est suicidé dans un appartement du Grau-du-Roi dans le Gard. Une expertise a montré que son ADN correspond à celui du «Grêlé», un tueur en série soupçonné d’avoir commis à Paris et sa région au moins six viols et quatre assassinats entre 1983 et 1994. Voici ce que l’on sait de lui.

Marié et père de deux enfants, François V. vivait une existence en apparence irréprochable depuis plusieurs années dans le sud de la France.

Avant sa mort, cet ancien membre des forces de l’ordre avait été convoqué dans le cadre d’une enquête judiciaire impliquant 750 gendarmes en poste au moment des faits de l’affaire dite du «Grêlé» et devant tous subir un prélèvement ADN.

Sentant l’étau se resserrer, François V. a ainsi vidé ses comptes en banque, quitté son village situé au nord de Montpellier, et posé ses valises dans un appartement loué au Grau-du-Roi où il a mis fin à ses jours en avalant des médicaments.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, un communiqué du parquet de Paris a confirmé sa culpabilité. «La comparaison ADN, immédiatement ordonnée par le magistrat instructeur, a établi ce jour une correspondance entre le profil génétique retrouvé sur plusieurs scènes de crime et celui de l’homme décédé», écrit la procureure de la République de Paris Laure Beccuau, donnant dès lors un vrai visage en lieu et place du portrait-robot devenu tristement célèbre.  

Largement diffusé il y a trente-cinq ans, celui-ci représentait un homme mesurant environ 1.80 m, âgé alors de 25 ans, aux cheveux châtains et surtout à la peau du visage abîmée, possiblement par des traces d’acné.  

Une lettre d’aveux retrouvée

Avant de se suicider, François V. a laissé une lettre dans laquelle il reconnaît avoir commis des actes répréhensibles. Il ne fait toutefois pas explicitement référence à l’affaire du Grêlé, ni aux victimes, ni aux faits de cette affaire. Il écrit également qu’il n’a rien commis depuis 1997.

Son ADN a pourtant parlé pour lui. Il devient ainsi le principal suspect du viol et du meurtre de Cécile Bloch, 11 ans, dans un parking sous-terrain, le 5 mai 1986.  Les policiers de la birgade criminelle de Paris le suspectent aussi d’être l’auteur du double meurtre de Gilles Politi, 38 ans, et Urmgard Mueller, 20 ans, le 29 avril 1987, dans un appartement du 4e arrondissement de Paris.

Ce mécanicien d’Air France et cette étudiante allemande avaient été torturés et étranglés. Leurs corps étaient marqués de nombreuses brûlures de cigarettes. Selon les enquêteurs, François V devient aussi l’homme qui avait enlevé d’Ingrid G, 11 ans, en Seine-et-Marne. L’enfant avait été retrouvée dans une ferme abandonnée à Saclay (Essonne), violée et attachée à un radiateur.

Dans sa lettre François V. aurait évoqué «des pulsions passées» en précisant qu’il s’était «pris en main» et n’aurait «rien fait depuis 1997».  

Un ancien policier et conseiller municipal 

Concernant son parcours professionnel, la procureure de Paris a confirmé qu’il s’agit d’un ancien gendarme devenu policier et désormais à la retraite.  D’après le parisien, il avait entre 1983 et 1988 été affecté au sein de la cavalerie de la garde républicaine à Paris, avant de devenir policier et d’être motard affecté au sein de la brigade des mineurs.

Selon plusieurs sources, François V. a également été conseiller municipal jusqu’à l’année passée de Prades-le-Lez (Hérault). L’affaire du «Grêlé» était l’un des plus anciens cold-case de la Brigade criminelle de la préfecture de police de Paris.



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