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le président Zeman en soins intensifs au lendemain des législatives

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Le président tchèque, Milos Zeman, 77 ans, a dû être hospitalisé et placé en soins intensifs, dimanche, au lendemain des élections législatives. Constitutionnellement, c’est au président tchèque de désigner le chef de gouvernement. Peu avant son hospitalisation, il avait rencontré le Premier ministre sortant, son allié le populiste milliardaire Andrej Babis, qui a l’espoir de se maintenir au pouvoir, malgré sa courte défaite aux législatives.

Le président tchèque Milos Zeman, 77 ans, hospitalisé, a été placé en soins intensifs, a annoncé dimanche 10 octobre son médecin, au lendemain des élections législatives dans son pays. « En ce moment, le malade est hospitalisé dans une unité de soins intensifs de l’Hôpital universitaire militaire de Prague », a déclaré à la presse le docteur Miroslav Zavoral, ajoutant qu’il ne pouvait pas encore donner d’informations sur le diagnostic.

Peu avant, Milos Zeman avait rencontré le Premier ministre sortant, Andrej Babis, qui espère se maintenir au pouvoir, malgré sa courte défaite au scrutin de samedi.

Le pays se demandait depuis l’annonce des résultats qui, de Babis avec les 27,14 % de son parti, ou de Petr Fiala, dont la coalition Ensemble a remporté 27,78 % des voix, serait choisi par le président pour diriger la prochain gouvernement.

Milos Zeman, malade depuis déjà quelque temps, a commencé par recevoir dimanche matin Andrej Babis. Mais peu après, on annonçait qu’il avait dû être hospitalisé d’urgence, ce qui laisse dans l’expectative le processus de désignation du nouveau gouvernement.    

L’alliance d’opposition Ensemble (centre-droit) disposerait d’une majorité de 108 sièges au Parlement – qui compte 200 élus – si elle formait une coalition plus large avec le Parti pirate anti-système et le mouvement centriste des maires et indépendants (STAN).

Ensemble, qui regroupe le Parti démocratique civique (droite), TOP 09 (centre-droit) et l’Union chrétienne démocrate (centre), a obtenu 27,78 % des voix, un souffle devant le mouvement populiste ANO d’Andrej Babis (27,14 %).

Il revient au président tchèque de désigner le nouveau Premier ministre

Dans un premier temps, les résultats partiels publiés par le site électoral officiel avaient donné le Premier ministre sortant confortablement en tête, conformément aux sondages. Mais l’écart a ensuite fondu et le résultat a basculé avec le décompte des bulletins de vote des grandes villes, pour créer une surprise finale.

Le chef de file d’Ensemble, Petr Fiala, s’est positionné dès samedi soir pour former le prochain gouvernement, en déclarant sous les vivats en avoir un mandat « fort ». « Monsieur le président devra en tenir compte », a-t-il insisté.

Constitutionnellement, c’est au président qu’il revient de désigner le nouveau Premier ministre. Or avant le scrutin, Milan Zeman avait laissé entendre qu’il choisirait Andrej Babis. Malade, le président pro-russe contraint à voter de chez lui a rencontré Andrej Babis pour des entretiens informels dimanche matin, avant un rendez-vous plus officiel qui était initialement prévu mercredi, selon son entourage.

Le chef de l’État avait aussi assuré qu’il donnerait mandat pour rassembler une majorité à un chef de parti, et non à un chef de coalition. « Je ne vois pas beaucoup de raisons pour lesquelles il ferait autre chose », a corroboré auprès de l’AFP Tomas Lebeda, analyste à l’université Palacky d’Olomouc, dans l’est du pays.

« Nous verrons ce que le président dira », a déclaré de son côté Andrej Babis. « Je suis un manager, ma place est au gouvernement », a-t-il cependant aussi insisté devant les journalistes.

Un quatrième parti siègera au Parlement, le mouvement d’extrême droite et anti-musulman Liberté et démocratie directe (SPD), dirigé par l’homme d’affaires Tomio Okamura, né à Tokyo, qui a obtenu près de 10 % des voix et devrait pouvoir compter sur 20 élus. 

Le taux de participation a atteint plus de 65 %, contre 60,84 % lors des précédentes élections législatives en 2017.

Andrej Babis, 67 ans, a fait fortune dans l’agroalimentaire, la chimie et les médias. Il est accusé de fraude présumée aux subventions européennes, et l’Union européenne lui reproche un conflit d’intérêts entre ses rôles d’homme d’affaires et d’homme politique.

Avec AFP



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