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« Le rugby est un sport d’hiver » : Castres sait quand il faudra être fort en Top 14 !

Les Castrais de Wilfrid Hounkpatin et Antoine Tichit s'attendent à un combat hivernal contre Toulon, samedi (21h05), au stade Pierre-Fabre.
Les Castrais de Wilfrid Hounkpatin et Antoine Tichit s’attendent à un combat hivernal contre Toulon, samedi (21h05), au stade Pierre-Fabre. (©Icon Sport)

Un de chute au CO ! Samedi 25 septembre, le Castres Olympique, avec une équipe certes remaniée, s’est incliné pour la première fois de la saison, sur la pelouse du Stade Français (34-10), en évoluant pourtant à 15 contre 14 pendant 77 minutes. « On a trop gâché pour espérer quelque chose à Paris. Il faut en tenir les conséquences et travailler pour que ça n’arrive plus », explique ainsi l’entraîneur des trois-quarts David Darricarrère. 

Une débâcle que les Tarnais ont tenté de vite évacuer cette semaine, pour préparer au mieux la réception de Toulon, ce samedi 2 octobre : « On a retenu les enseignements négatifs de la défaite au Stade Français, mais on est aussi rapidement passé à autre chose en basculant sur la venue de Toulon, car c’est bien ça le plus important », indique David Darricarrère. « On doit retrouver ce rugby organisé, mais à la fois enthousiaste qui nous a fait défaut à Paris samedi dernier. Le rugby ce n’est pas que de la stratégie, c’est aussi de l’application, de la concentration et une efficience technique qui doit être au summum ».

Antoine Tichit : « Cette saison, on a tout pour rivaliser avec les meilleurs »

« Cette défaite à Paris est peut-être un mal pour un bien, si elle nous sert de piqûre de rappel« , poursuit le pilier gauche Antoine Tichit, qui n’était pas du déplacement dans la capitale :

On s’est très vite remobilisés après le Stade Français. Surtout quand on voit le gros défi qui se présente ce samedi à Pierre-Fabre. Il va falloir se resserrer et faire preuve d’une grande solidarité face à un pack toulonnais dense et costaud. Il y a une grosse mêlée à Toulon, mais chez nous aussi. Cette saison, on a tout pour rivaliser avec les meilleurs. Jusqu’à présent, on a affronté des grosses mêlées, et on a été plutôt costaud, et même, dominant, donc il faut continuer.

Antoine TichitPilier de Castres

Antoine Tichit : « Le Top 14 est un marathon qui se joue l’hiver »

Cadre du vestiaire castrais, Tichit a parfaitement conscience que la saison est très longue et semée d’embûches, et donc que la hiérarchie de l’été n’est pas celle de l’hiver, ni du printemps : «Le Top 14, c’est 26 matchs, et pour le moment, on n’en a fait que quatre. Tous les dimanches, Canal+ parle d’une équipe qui est directement dans le rouge ou, au contraire, dans l’euphorie, mais le Top 14 est un marathon de 26 matchs, il ne faut pas l’oublier », explique ainsi le joueur formé à Gaillac (Tarn), la patrie de Bernard Laporte ou Vincent Moscato, avant de poursuivre son propos :

Il faut être conscient que le plus dur reste à faire et que le Top 14 se joue l’hiver. Le rugby est un sport d’hiver. En début de saison, les terrains sont corrects pendant deux ou trois mois, puis un peu en fin de saison, mais la plupart du Top 14 se joue dans des conditions difficiles, donc il va falloir avoir une conquête solide et être prêt à combattre partout. C’est l’hiver que l’on voit le caractère des équipes et aussi, celui des piliers. Souvent, en début de saison, il y a du monde, mais l’hiver, il y en a moins… 

Antoine TichitPilier de Castres
Une nouvelle fois, le Castres Olympique de Mathieu Babillot sera une équipe à ne pas négliger dans la course aux phases finales.
Le Castres Olympique de Matthieu Babillot sait que le passage de l’hiver est capital en Top 14. (©Icon Sport)

Geoffrey Palis : « Il faudra être prêt et surtout jouer notre meilleur rugby »

Ce samedi 2 octobre, le CO s’attend forcément à un gros défi face à des Toulonnais qui vont chercher à se rattraper après leur faux pas à Perpignan (12-9), lors de la dernière journée : « On sait que les Toulonnais courent derrière les points et vont venir pour faire un résultat à Castres, donc à nous de rester concentrés tout au long de la partie et de tuer le match. C’est ce que nous n’avions pas réussi à faire à domicile contre Bordeaux (23-23), puisqu’on a laissé traîner la rencontre, alors que l’on aurait pu plus appuyer en première mi-temps », explique Antoine Tichit. 

« Il faudra être prêt et surtout jouer notre meilleur rugby ! », poursuit l’ailier Geoffrey Palis, l’autre Gaillacois de l’effectif castrais. « Le plus important, c’est de se concentrer sur nous et ce que l’on va faire, au lieu de trop regarder Toulon ».

« Transformer la pression en un supplément d’âme positif et enthousiasmant »

Pourtant, les Varois sont extrêmement revanchards, car ils gardent un très mauvais souvenir de leur dernier déplacement dans le Tarn (défaite 46-24). En effet, cela a empêché le RCT de se qualifier pour les phases finales lors de l’ultime journée de la phase régulière 2020-2021. « Il y avait un enjeu important ce jour-là, mais on avait su trouver les ressources pour battre cette équipe toulonnaise, en ayant un rugby enthousiaste, mais aussi organisé« , se souvient David Darricarrère, avant de poursuivre :

Le retour de notre public cette saison va sans doute porter nos joueurs à jouer dans ce sens-là. Le public amène quelque chose en plus, cette pression qui peut basculer positivement ou négativement. On essaie de mobiliser les garçons pour que celle-ci leur donne un supplément d’âme et se transforme en quelque chose d’hyper positif et d’enthousiasmant, afin qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes sur le terrain. Á nous de trouver ce supplément d’âme et cette justesse pour sortir un grand match face à Toulon, qui a certes beaucoup d’absents, mais n’en reste pas moins une belle équipe.

David DarricarrèreEntraîneur des trois-quarts de Castres

Face au RCT, les Tarnais seront privés de leur demi de mêlée uruguayen Santiago Arata et de leur pilier canadien Matt Tierney, tous deux retenus avec leurs sélections respectives, pour affronter les Etats-Unis et le Chili dans le cadre des qualifications pour le Coupe du monde 2023, mais aussi de Ryno Pieterse, lourdement suspendu après son plaquage effrayant contre Maxime Lucu, lors de CO-UBB, et de l’ancien toulonnais Stéphane Onambélé, gravement blessé à un genou (rupture totale du tendon rotulien). 

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