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Le sable est la deuxième ressource la plus utilisée… et il risque d’en manquer en Belgique

Chaque année, la population mondiale consomme 50 milliards de tonnes de sable. Cela en fait la deuxième ressource la plus utilisée, après l’eau, selon les Nations unies. Dans de nombreux pays, l’extraction est très peu règlementée, ce qui pose notamment des problèmes environnementaux. Et chez nous, d’où vient le sable que nous utilisons, principalement dans la construction?

Après l’eau, le sable est la ressource la plus exploitée sur terre: 50 milliards de tonnes sont prélevées chaque année dans le monde. « Nous consommons de plus en plus de sable parce que nous construisons de plus en plus. Il faut se dire que le sable, c’est principalement ce qui rentre dans le béton. Parce qu’un béton, c’est un tas de sable avec du ciment pour lier le tout« , explique Eric Pirard, géologue à l’Université de Liège.

Tout est fait de béton

Le béton, un mélange pratique, solide et qui tient dans le temps. Dans la construction moderne, il est partout. Nous nous rendons sur un chantier à Bruxelles. Deux immeubles sont en train d’être érigés. « Tout est fait de béton. Des voiles coulées sur place en béton, tous les planchers sont en béton », explique Hamza El Baoudi. « Ici on est sur une dalle en béton qui fait 1.500 m3« , ajoute le gestionnaire de chantier en regardant le sol. 1.500m3, c’est plus de 1.300 tonnes de sable.

 

Pour un béton solide, rien ne vaut le sable naturel. Mais attention, pas celui des plages, mais des sablières. Nous prenons la direction d’une exploitation à Mont-Saint-Guibert. « Ce sable-ci est principalement utilisé pour la maçonnerie, il est beaucoup plus compact et plus gras« , indique Vincent Peetroons, directeur des Sablières de Mont-Saint-Guibert, en montrant une poignée de sable.

 

« Ce sable-ci est utilisé pour les centrales à béton. Pour les bétons spéciaux, pré-contraints et les bétons riches, donc lavés« , explique-t-il en montrant une autre poignée.

De moins en moins de sablières en Belgique

L’exploitation brabançonne est la plus grande de Belgique, mais aussi la dernière. « Dans les années 80, il y avait plus ou moins 80 sablières sur la Belgique. Aujourd’hui il en reste peut-être cinq« , indique Vincent Peetroons.

Impossible d’étendre l’exploitation à l’infini. En creusant vers le bas, on tomberait sur les nappes phréatiques. En creusant sur les côtés, la sablière empiètrait sur des terres agricoles ou des habitations. « On a reçu une extension de 47 hectares, ce qui nous donnera une pérénnité de 25 ans encore d’exploitation« , confie Vincent Peetroons. « Tous les exploitants, aujourd’hui, doutent des carrières, des futures exploitations, des extensions… parce que le territoire de la Belgique est trop petit pour dire de s’étendre encore dans les cent années à venir« .

Pour tenter de résoudre le problème, certains projets immobiliers visent à recycler d’anciens bâtiments en démolition. Mais pour les scientifiques, le plus efficace serait de moins bétonner. Une solution qui risque d’être difficile à appliquer. Dans les vingt dernières années, la demande de sable a triplé.



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