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En bref

L’édito de Florian Tardif : « Le traître et le néant »

Ce mercredi, Florian Tardif revient dans son édito sur la parution de « Le traître et le néant », le nouveau livre de Gérard Davet et Fabrice Lhomme aux éditions Fayard. Cinq ans après «Un président ne devrait pas dire ça…» sur François Hollande, le livre donne un bilan critique deu quinquennat d’Emmanuel Macron.

10 ans après « Sarko m’a tuer », 5 après… « Un président ne devrait pas dire ça », Gérard Davet et Fabrice Lhomme publient une nouvelle enquête sur l’actuel président de la République : « Le traître et le néant » aux éditions Fayard.  

Il s’agit d’un bilan critique, de plus de 600 pages, sans grande révélation. Contrairement à leur précédent ouvrage, où François Hollande leur avez consacré un peu plus de 60 entretiens, les deux journalistes du Monde n’ont pas pu interroger Emmanuel Macron.

«Il a voulu faire tout le contraire de son prédécesseur. C’est son droit, bien sûr. Nous avons travaillé sur lui, pas avec lui» explique Gérard Davet.  Le livre est en fait une enquête de voisinage réalisée à partir d’une centaine d’entretiens, qui permet de dresser un portrait-robot d’Emmanuel Macron de son ascension à l’exercice du pouvoir.

Si les deux journalistes expliquent que ce n’est pas une «enquête à charge», le premier cercle d’Emmanuel Macron dénonce un biais de sélection. Le livre laissant une grande place aux opposants de l’actuel président, aux trahis du gouvernement Hollande (dont l’ancien président) et aux déçus du macronisme (Pierre Person, ex numéro 2 du parti notamment).  

Le macronisme est né d’une trahison, pour tracer sa route, Emmanuel Macron a compris, qu’il lui fallait tuer son père spirituel François Hollande. Son mentor en politique, celui qui lui a donné sa chance en le nommant secrétaire général adjoint à l’Élysée en 2012, puis ministre de l’Économie en 2014.

« Le lundi 29 août, décrit Gaspard Gantzer (conseiller en communication de François Hollande), Macron va voir Hollande dans son bureau et lui dit : ‘Oui mais non… non mais oui… je ne suis pas bien, je n’ai pas d’espace.’ Mais il ne lui dit pas : ‘Je pars’.  Et donc Hollande lui dit : ‘Eh bien, réfléchis, voilà, et on se reparle…’  Le lendemain, Macron fait le coup de la rupture par SMS : ‘Écoute, je pars ».

À ce moment-là, François Hollande perd son ministre de l’Économie, qui part former un mouvement politique. « Je te soutiendrai à la présidentielle », aurait-il dit, selon Gaspard Gantzer, on connait la suite de l’histoire.  Interrogé, aujourd’hui, sur l’avenir du macronisme, François Hollande ne mâche pas ses mots : « comme il n’y a pas de débouché politique, on est dans le néant ». 

 Néant, c’est le deuxième qualificatif utilisé par Davet et Lhomme, tout simplement parce que la République en Marche est en réalité un parti « virtuel ». Constat sévère, partagé par les opposants d’Emmanuel Macron et ses plus fidèles.

François Patriat, le sénateur LREM, explique ainsi : « Emmanuel n’aime pas les partis, il ne voulait pas de parti. Moi je lui dis : il faut en faire un. Mais la vision d’Emmanuel c’est : pas de parti, et une équipe autour de lui. Donc on a un mouvement qui n’a pas de réalité. (…) Pour les gens LREM c’est quoi ? C’est rien ».  

D’ailleurs… si le président de la république se déclare candidat à sa réélection, il le fera sans  » l’étiquette en marche « ,  » étiquette démonétisée « , qui justifie peut être cette phrase de Marlène Schiappa :  « Le jour où le président décide qu’il fait sa petite valise et qu’il va prendre une petite pause et faire le tour du monde avec sa femme… le jour où le président s’en va, il n’y a personne pour être président à sa place. » 

Après moi le déluge, après moi le néant.



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