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LÉGISLATIVES Catherine Daufès-Roux et Guillaume Ramon pour déployer avec « libre arbitre » le programme Macron

Catherine Daufès-Roux candidate à sa propre succession avec Guillaume Ramon. (Photo Corentin Migoule)

La députée sortante de la 5e circonscription, qui avait accédé à l’Assemblée nationale en qualité de suppléante d’Olivier Gaillard lorsque ce dernier a privilégié son mandat de maire au début de l’été dernier, est candidate à sa propre succession. Son suppléant n’est autre que Guillaume Ramon.

Décidément, les candidats aux Législatives apprécient le cadre bucolique du parc de la Tour vieille, à Alès. Comme Léa Boyer il y a trois semaines, elle aussi en lice sur cette 5e circonscription, Catherine Daufès-Roux a choisi d’y tenir sa première conférence de presse de campagne ce mardi matin. Les deux candidates espèrent qu’un chat noir n’y a pas trouvé refuge et misent sur une issue plus favorable que celle qu’a connue le duo Jean-Michel Suau/Geneviève Blanc, lequel, battu au second tour, y avait aussi lancé sa campagne des élections départementales l’an dernier.

« Honorée » d’avoir récupéré les clés de la circonscription le 27 juin dernier en qualité de suppléante d’Olivier Gaillard lorsque le maire de Sauve a dû renoncer en raison de la loi sur le non-cumul des mandats, Catherine Daufès-Roux, investie par le parti Ensemble ! (majorité présidentielle) depuis dix jours, part avec un léger avantage sur ses adversaires après avoir sillonné le territoire pendant près d’un an avec son nouveau costume. « Je m’inscris pleinement dans le programme d’Emmanuel Macron tout en gardant mon libre arbitre avec une exigence sur ce qui sera soumis à l’Assemblée nationale », a entamé la Grand’Combienne d’origine qui vit désormais à Alès.

À 59 ans, celle qui a donné 35 ans de sa vie à l’Éducation nationale se plait à briguer un nouveau mandat sur une très vaste circonscription de 138 communes qu’elle « adore ». « Ce territoire est une vraie mosaïque. La palette est très variée. Les problématiques ne sont pas les mêmes dans un secteur périurbain comme Caveirac qu’à Trèves en Cévennes », analyse-t-elle. Et d’ajouter : « Ce que j’ai observé partout où je suis passée, c’est que tous les biens immobiliers se vendent dans les territoires ruraux. Ils ne restent pas longtemps sur le marché, ce qui témoigne d’une attractivité retrouvée. »

19 réunions publiques au programme

À ses détracteurs qui disent qu’elle a « brassé de l’air » depuis un an, l’ex-encartée au Parti socialiste répond qu’elle a œuvré sur la problématique des ruisseaux couverts « pour répondre aux exigences de l’après mines » du côté de Robiac-Rochessadoule et Gagnières, entre autres. « J’ai aussi contribué à débloquer « un fonds friche » pour le Parc régional d’activités (PRAE) Humphry-Davy de La Grand’Combe », poursuit la députée sortante, qui dit avoir par ailleurs « défendu la carte scolaire » en mars dernier en se positionnant du côté des parents et des enseignants en lutte pour la fermeture d’une classe, au collège de Quissac notamment.

Dans sa quête politique, Catherine Daufès-Roux a choisi le jeune Guillaume Ramon (30 ans) pour suppléant. Conseiller municipal de la commune de Montpezat, le dernier nommé n’est autre que l’ancien attaché parlementaire d’Olivier Gaillard. Juriste de droit public, ayant effectué sa scolarité à l’université de Nîmes, Guillaume Ramon n’est pas peu fier de défendre les couleurs de la majorité présidentielle : « Pendant cinq ans, l’État a beaucoup investi sur le territoire. » Le suppléant en veut pour preuve les 40 millions d’euros octroyés dans le cadre du Ségur de la Santé bénéficiant aux travaux de modernisation et à l’assainissement des finances des hôpitaux et établissements médico-sociaux, notamment pour les urgences de l’hôpital d’Alès (32 M€) ou l’EHPAD de La Grand’Combe (1,5 M€).

Articulée autour de 19 réunions publiques le menant de Sumène (hier) à La Grand’Combe (le 10 juin) en passant par Saint-Hyppolyte-du-Fort (le 21 mai) et Saint-Mamert-du-Gard (le 27 mai), la campagne du duo est également fondée sur une liste d’engagements, parmi lesquels l’amélioration des moyens de prévention des aléas climatiques et leur indemnisation, via une loi faisant reconnaitre les tornades comme catastrophes naturelles, la pérennisation de l’abattoir d’Alès, le renforcement des moyens humains et les implantations locales des forces de police et de gendarmerie, ainsi qu’une participation à la refonte de l’Éducation nationale en donnant plus de moyens pour assurer l’inclusion.

Corentin Migoule

 

 





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