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les 150 Roms de la rue Cazemajou bientôt évacués et relogés

Arrivées il y a quatre ans, les familles de ces trois communautés vivant dans des conditions précaires dans des hangars quitteront les lieux le 27 juin. Leur présence irritait de nombreux riverains.

La rue Cazemajou a tout d’un dépotoir à ciel ouvert. Les tonnes de déchets, les pneus, les matelas, les frigos désossés et le mobilier en miettes s’amoncellent dans cette artère du 15e arrondissement de Marseille. C’est pourtant là, dans des hangars, que vivent et travaillent près de 150 membres issus de trois communautés Roms.

Quatre ans après leur arrivée, elles s’apprêtent à plier bagages et à quitter ces conditions de vie extrêmement précaires pour laisser place au chantier du futur tramway. L’évacuation est prévue le 27 juin prochain.

Un soulagement pour les riverains, dont certains sont particulièrement irrités par leur présence. Gérard Vaina, propriétaire d’un local professionnel à proximité, a été témoin d’un incendie il y a quelques jours.

« C’est terrible »

« Il y a un monsieur qui est arrivé avec un bidon de gazoil, du fioul, apparemment, parce que c’était rouge, se remémore-t-il au micro de BFM Marseille Provence. Et il a allumé trois points de départ: un là-bas, un vers là et un autre là », dit-il en pointant chaque lieu du doigt.

Pour ce riverain, un « drame » a été évité de peu. « Il y a beaucoup d’enfants, de bébés dedans. C’est terrible », reprend celui qui assure n’avoir cessé d’alerter les pouvoirs publics.

Pour l’heure, aucune solution de relogement pérenne n’a été identifiée pour les 150 Roms de la rue Cazemajou. Temporairement, l’État, la Ville et la Métropole les installeront dans des hôtels.

L’hôtel en attendant un lieu perenne

Caroline, militante associative chez « Rencontres Tziganes », doute de la pertinence de cette solution de relogement.

« L’hôtel?, s’interroge-t-elle. C’est jamais une bonne solution pour ces familles. Et elles le disent elles-mêmes. Pour beaucoup, elles ont des activités, notamment le féraillage. Ça les prive de ces activités, qui est leur ressource économique. Donc l’hôtel, pour elles, c’est pas une bonne solution parce qu’elles ne peuvent pas se nourrir, se faire à manger sur place et exercer leur activité provisoire »

Les trois communautés Roms de la rue Cazemajou devraient à terme se voir proposer un site pérenne. Reste à savoir où. Car plusieurs habitants ont déjà fait savoir qu’ils étaient hostiles à leur installation.

Cindy Chevaux avec Florian Bouhot



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