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Les Belges de plus en plus accros aux antidépresseurs (+25% en 10 ans): « Ce genre de traitement ne coûte pas très cher »

Le nombre d’antidépresseurs consommés en Belgique a augmenté de 25% au cours de la décennie passée, et cette croissance est en particulier observée chez les plus jeunes, ce qui inquiète les experts, rapporte mardi De Morgen, sur base des chiffres obtenus auprès de l’Inami.

En 2020, 1,22 million de patients avaient recours à des antidépresseurs, soit 7% de plus qu’il y a 10 ans. En outre, le nombre de doses consommées par jour a augmenté d’un quart au cours de la même période.

Les psychiatres admettent qu’il est fréquent que des consommateurs aient recours à des antidépresseurs pendant des années.   

Ce qui est surprenant, remarque le quotidien, c’est que davantage de jeunes de moins de 20 ans ont recours à ces médicaments, à savoir 8% de plus qu’au cours des trois dernières années.

« J’ai des crises d’angoisse. Je stresse beaucoup, raconte un jeune homme dont l’anonymat a été préservé. J’ai des remontées de colère, je pleure beaucoup à cause de mon vécu. C’est pour ça que j’ai commencé à prendre des anti-dépresseurs. »

Rudy Guillaume est pédopsychiatre au CHU de Charleroi. Selon lui, « les phénomènes de harcèlement scolaire via les réseaux sociaux sont clairement une amplification actuellement. On a beaucoup de demandes de consultation en lien avec ça, beaucoup de décrochage scolaire. » Et le médecin d’ajouter : « Ce que je viens de décrire ne va pas être guéri juste avec un anti-dépresseur. »

La situation est particulièrement compliquée à gérer chez des adolescents qui sont une tranche d’âge qui a « plus de risques de développer des passages à l’acte suicidaire. Il faut une grande prudence », préconise le pédopsychiatre.

Dans 80% des cas, l’antidépresseur est prescrit par les généralistes. Il n’y a pas d’excès, selon Luc Henry, médecin généralise et président de l’association belge des syndicats médicaux. Même s’il reconnait qu’ »il peut y avoir une demande irrationnelle des parents qui veulent une solution de facilité plutôt que de se remettre en question sur l’éducation des enfants. »

Pour aider au mieux leur enfant à se sortir d’une situation compliquée comme celle-ci, le docteur Henry préconise un vrai traitement thérapeutique, bien que cela demande un plus grand investissement de la part des parents. « Les anti-dépresseurs sont remboursés donc ce genre de traitement ne coûte pas très cher. Par contre, une prise en charge psychologique va coûter surement plus cher, demander des déplacements plus fréquents. »



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