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En bref

Les meilleures BD de la fin d’année 2021

Pas de fin d’année réussie sans une avalanche de BD, c’est bien connu. Depuis la rentrée, les beaux albums se succèdent et certains feront d’excellents cadeaux, pour les fêtes.

«Big Black Stand at Attica»

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Dans le contexte récent, le comics «Big Black Stand at Attica» mérite une attention toute particulière. L’épais album de 176 pages nous raconte la mutinerie survenue en 1971 dans la célèbre prison américaine d’Attica. D’un côté, des prisonniers traités comme des bêtes, de l’autre, une administration pénitentiaire sans pitié. Pour raconter cet événement fondateur, les auteurs ont choisi  de suivre les pas de Franck Smith, le détenu surnommé Big Black qui donne son nom à l’ouvrage. Co-scénariste du livre, ce colosse s’est battu pendant des décennies pour faire évoluer les choses. Grâce au trait du dessinateur français Améziane, son combat peut désormais être vécu à hauteur d’homme.

«Big Black Stand at Attica», de Jared Reinmuth et Améziane, éd. Panini Comics, 19,95 €

«Blacksad : Tome 6»

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Un album de Blacksad est toujours un événement. Après huit ans d’absence, le chat détective revient nous exploser les mirettes avec un sixième Tome baptisé «Alors, tout tombe». Les fans seront à la fois ravis et déçus de savoir qu’il s’agit du premier volume d’un dyptique. Magnifique, car il y aura donc une suite. Malheureusement, il va falloir attendre début 2023 pour la lire. Sur le plan du récit, pas de prise de risque démesurée de la part des deux auteurs espagnols avec cette aventure, qui peine un peu à démarrer. En revanche, graphiquement, c’est toujours une pure splendeur, et une invitation à se replonger dans cette magnifique saga, qui n’a quasiment aucun équivalent. 

«Blacksad : Tome 6», de Diaz Canales et Guardido, éd. Dargaud, 15 €

«Le dernier Atlas», Tome 3/3

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La série de SF la plus étonnante de ces dernières années est française, oui monsieur. Dans ce troisième et dernier tome, le collectif d’auteur (ils sont quatre) met le point final à une aventure fascinante, qui mêle la grande et la petite histoire avec talent. Politique, rétro-futuriste, flirtant avec le monde du grand banditisme, «Le dernier Atlas» continue à brouiller les pistes, avec ses anti-héros au tempérament bien trempé. La bataille entre l’Atlas et l’Umo aura bien lieu, mais pas forcément sous la forme que l’on imaginait. A noter : la possibilité de trouver un très beau coffret en édition limitée au sein du réseau Canal BD, réunissant l’intégrale de la série.

«Le dernier Atlas Tome 3», de Vehlmann, de Bonneval, Tanquerelle et Blanchard, , éd. Dupuis, 26 €

«René.E AUX BOIS DORMANTS»

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Difficile de détacher son regard de «René.e aux bois dormants», un roman graphique au style très affirmé, qui aborde par la rêverie et le non-dit les rafles traumatisantes dont ont été victimes les enfants Native Americans du Canada, dans les années 1960. Aux manettes de cet album-fleuve de 272 pages, on trouve Elene Usdin, une illustratrice et photographe française, jusqu’ici connue pour son travail dans le milieu de l’édition ou de la mode. Fascinant et déroutant, son récit devrait, à n’en pas douter, faire date et faire partie des nominés pour les grandes récompenses BD de l’année. 

«René.e aux bois dormants», de Elene Usdin, éd. Sarbacane, 22 €

«Océan noir»

Pas simple de s’attaquer à un mythe. Bastien Vivès et Martin Quénehen n’ont pourtant pas laissé la peur les paralyser et leur version de Corto Maltese est une belle réussite. Résolument contemporaine, elle embarque notre pirate préféré du Japon au Pérou, à la recherche d’un trésor de légende. Mais Corto ne serait pas Corto sans une bonne dose de romantisme et de soif de liberté. Une liberté qu’a d’ailleurs accordée l’éditeur à ce nouveau duo d’auteur, pour une revisite de Corto s’affanchissant d’une simple relecture. Dans l’idée, «Océan noir» a été conçu comme un one-shot, mais on imaginerait bien continuer le voyage. 

«Corto Maltese : Océan noir», de Pratt, Quenehen et Vivès, éd. Casterman, 22 €

«Le jour où j’ai rencontré Ben Laden»

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Certains albums frappent immédiatement par leur titre. C’est évidemment le cas, avec «Le jour où j’ai rencontré Ben Laden», un roman graphique qui raconte le parcours hors-norme de deux Français. Nizar Sassi et Mourad Benchelalli. Ces deux jeunes hommes, quelques mois avant le 11 septembre 2001, ont rejoint les montagnes afghanes pour combattre au côté des talibans. Etiquetés fous de dieu un peu par hasard, ils feront partie des premiers prisonniers de Guantanamo. Un parcours incroyable, déjà raconté en livre, mais qui trouve ici un nouvel écho, vingt ans après. 

«Le jour où j’ai rencontré Ben Laden», de Jérémie Dres, éd. Delcourt, 24,95 €

«Goodbye ceausescu»

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Encore un récit de voyage ? Oui, mais le road-trip proposé par Dutter et Bouqé sort des sentiers battus. Il constitue une superbe invitation à découvrir la Roumanie, un pays mal-aimé pour de mauvaises raisons. Au fil de son voyage, Romain Dutter interroge nos propres représentations et clichés (Vampires, pauvreté…), tout comme celles des Roumains eux-mêmes, plus divers qu’il n’y paraît. Depuis la chute de Ceausescu, le pays a bien changé et il mérite bien d’être une petite visite dans les traces de ce guide enthousiaste. 

«Goodbye Ceauscescu», éd. Steinkis, 22 €

«Negalyod», Tome 1 et 2

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La BD a une capacité inégalée pour donner vie à des univers sans équivalent. Dans ce Tome 2 de Negalyod, qui se déroule 20 ans après les événements du premier, la situation semble désespéré. Le désastre climatiques que l’on craignait se déroule sous nos yeux, et le héros, Jarri, va continuer à s’enfoncer dans une spirale de violence sans fin. Pour l’auteur, Vincent Perriot, le message à faire passer était clair. «J’ai voulu faire échouer le monde que j’avais mis en place, jusqu’à le détruire», explique-t-il. Beau et cruel à la fois, un grand album et un immense récit. 

«Negalyod», Tome 1 et 2, de Vincent Perriot, éd. Casterman, 25 € l’exemplaire

«Sousbrouillard»

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La quête des origines est une source d’inspiration intarissable. Pour Sara Delevent, le mystère réside dans ce bracelet qu’elle arbore. Il porte l’étrange inscription «Sousbrouillard», qui est aussi le nom d’un village bordé par un lac au sujet duquel circulent de nombreuses fables. Des fables ? Ou bien des histoires un peu trop vraies que les villageois veulent effacer à tout prix ? Des rencontres, des révélations… Pour Sara, ce voyage sera riche en émotions. Et tout autant pour le lecteur, subjugué par la puissance de ce récit inclassable, signé Pandolfo et Risbjerg. 

«Sousbrouillard», de Pandolfo et Risbjerg, éd. Dargaud, 25 €

«Raven», Tome 2

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Ce nouveau Raven reprend exactement où le Tome 1 nous avait laissés, à sa sortie en mars 2020 : au beau milieu d’une chasse au trésor pleine de rebondissements. Entre le beau pirate et son ennemie jurée, Lady Darksee, l’ambiance est toujours à couteau tiré. Désormais, seul Raven sait où se cache le trésor, et elle va devoir faire avec. Du grand spectacle en perspective, où Matthieu Laufray peut faire l’étalage de son talent. Mise en scène digne d’un blockbuster, couleurs chatoyantes, dialogues punchy… Un délice qui séduira les fans de BD d’aventure.

«Raven», Tome 2, de Matthieu Lauffray, éd. Dargaud, 15 €



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