En bref

Les meilleurs jeux vidéo de 2021

Porté notamment par le succès des PS5, Xbox Series X/S et Switch, le secteur vidéoludique enregistre toujours des chiffres records. Voici notre sélection des meilleurs jeux vidéo à ne pas manquer cette année sur consoles, PC et smartphones.

Il est à noter que cette sélection sera amenée à évoluer au fil des mois et sera donc régulièrement mise à jour au gré des coups de cœur de la rédaction de CNEWS et de notre partenaire Jeux Vidéo Magazine.

Deathloop

Une vraie partie de plaisir. Deathloop compte parmi ces titres qui marquent l’existence d’un joueur. Avec ce FPS un brin déjanté, le studio français d’Arkane Lyon capture avec talent ce que doit être l’essence du jeu vidéo : le fun. Et on ne va pas se mentir, cela fait un bien fou. La formule est simple : sur la petite ile de Blackreef, Colt se réveille et doit, en une seule journée, éliminer d’énigmatiques protagonistes appelés «Visionnaires». Dans un monde ouvert, coloré aux accents 70’s et divisé en quatre zones, il faut trouver le meilleur moyen de parvenir à ses fins en exploitant une petite collection d’armes et de pouvoirs. Devenez invisible, projetez vos ennemis en l’air, téléportez-vous sur de courtes distances… chaque joueur peut aborder les missions comme bon lui semble.

Les possibilités d’atteindre son objectif sont multiples. Il faut explorer, trouver le meilleur passage, la meilleure stratégie et tenter les approches les plus originales pour ne pas dire les plus loufoques. Piégé dans une boucle temporelle, Colt va avoir l’occasion de varier les tactiques. Si l’on meurt c’est avant tout pour mieux redémarrer sa journée, ce perpétuel recommencement ne se faisant pas du tout sur le mode du «die and retry», philosophie des jeux à la Souls like (Dark Souls, Bloodborne, Sekiro et compagnie). Si le challenge est constant, la progression ne se fait jamais dans la douleur. Le plaisir est total et chaque mission est une invitation à la créativité. De quoi transformer cette aventure en un périple très personnel, unique et donc forcément mémorable. Sans doute le titre le plus abouti d’Arkane Studios. 

Deathloop, Bethesda, sur PS5 et PC.

ratchet & clank : rift apart

C’est un duo culte dans l’histoire du jeu vidéo. Ratchet le lombax et Clank le petit robot, vivent de folles aventures depuis 2002. Le jeu sort alors sur la PlayStation 2. Après une quinzaine de jeux différents en presque vingt ans, Ratchet & Clank reviennent dans une version inédite et haute en couleurs, intitulée Rift Apart, qui entend laisser entrevoir les capacités de la nouvelle console PS5 de Sony même si l’aventure est bien plus qu’une simple démo technique.

Plus cartoon que jamais, le jeu ressemble en effet à un véritable dessin animé interactif tout en réinvitant les personnages cultes de la saga. Les séquences de dialogues, en français, succèdent avec une fluidité totale aux scènes d’action souvent spectaculaires. Ratchet & Clank : Rift Apart propulse en tout cas les joueurs dans une nouvelle dimension technologique même s’il reprend sagement les ingrédients propres à la saga. Si on n’est pas étonné, on reste bluffé par la beauté de certains niveaux et l’évidente maîtrise du studio. Le titre laisse entrevoir les capacités des consoles nouvelle génération, PlayStation 5 en tête et qui donne déjà envie d’être en 2022.

Ratchet et Clank : Rift Apart, Sony, sortie le 11 juin sur PS5.

Resident Evil Village

Huitième épisode de la célèbre saga horrifique créée il y a 25 ans, Resident Evil Village nous propulse dans une sinistre bourgade d’Europe de l’Est. Ethan Winters, héros de cette aventure, va partir à la recherche de sa fille Rose, kidnappée par la mystérieuse mère Miranda et ses furieux acolytes.

D’emblée RE8 donne le ton avec des monstres qui surgissent de tous les côtés et un Ethan qui tire sur tout ce qui bouge. Vue à la première personne oblige, on a parfois l’impression de jouer à un FPS tant les gun fights sont nombreux. Le fusil à pompe est ici notre meilleur ami. Ce qui n’empêche pas ce nouvel opus de livrer un périple à l’atmosphère sombre, parfois étouffante. Une ambiance sublimée grâce aux décors de toute beauté avec, sur PS5 et Xbox Series X des effets de lumière ultra réalistes. Beau, intense, parfois gentiment flippant, cet épisode, tout en étant très orienté «action», s’avère vite prenant. Un shooter en mode «film d’horreur» plus qu’un survival horror.

Resident Evil Village, Capcom, sur Xbox Series X/S, Xbox One, PS4, PS5, PC et Stadia.

Eastward

Nul besoin d’effets spéciaux et d’une production en 3D luxueuse pour émouvoir et laisser un souvenir impérissable aux joueurs. C’est ce que prouve encore Eastward, petit chef d’œuvre en 2D pixellisée édité cette semaine par Chucklefish et réalisé de main de maître par le tout jeune studio chinois Pixpil. Disponible sur Switch et PC, ce titre nous entraîne dans un monde post-apocalyptique. On y fait la connaissance du duo John et Sam. Le premier est un mineur laconique à la force impressionnante qui joue le père de substitution de Sam, une jeune fille aux cheveux gris douée de pouvoirs surprenants. Rejetés par leur ville, ils devront surtout affronter les dangers qui règnent dans un monde dévasté.

Si les premiers pas dans l’univers d’Eastward se révèlent assez classiques, la direction artistique suffit pourtant à accrocher l’œil du gamer averti qui se remémorera les pixels art détaillés et sublimes de Mother 3 sur Game Boy Advance. Il est peu de dire qu’Eastward compte parmi les plus beaux jeux en 2D pixellisée du moment. Surtout, le studio Pixpil cache bien son jeu pour offrir un récit bien plus riche qu’on n’aurait pu l’imaginer, avec son lot de rebondissements qui viennent sans cesse renouveler l’expérience de gameplay. Sur plus de 25 heures d’aventure, Eastward propose une histoire à la fois poignante et merveilleuse, portée par un soin particulier ajouté par une direction artistique inspirée et un pixel art d’une qualité rare.

Eastward, Chucklefish, sur Switch et PC.

monster hunter rise

Longtemps confiné à l’Asie en général et au Japon en particulier, la saga, née en 2004, a connu un succès mondial en 2017 avec Monster Hunter : World sur PlayStation 4, Xbox One et PC avec plus de 16 millions de ventes. Fort de ce succès, l’éditeur japonais Capcom remet donc le couvert avec une toute nouvelle aventure cynégétique exclusive à la console de Nintendo. Difficile de ne pas être bluffé par la qualité graphique du jeu et cela, dès les premières minutes.

L’éditeur n’a pas joué la carte du recyclage même si la formule Monster Hunter reste quant à elle inchangée. On part ainsi en chasse, seul ou bien en groupe car le jeu se joue une fois encore en ligne, pour peu que l’on soit abonné au service Nintendo Switch Online, mais aussi en local.

Monster Hunter Rise fait partie de ces jeux vidéo qui demandent un véritable investissement personnel pour être apprécié. Le prix à payer en quelque sorte pour découvrir un univers incroyablement riche.

Monster Hunter Rise, Capcom, sur Switch.

Tales of Arise

L’arrivée d’un grand jeu se fait souvent sentir dans les mois qui précèdent son lancement et la preview que nous avions faite dès la mi-juin de Tales of Arise nous avait laissé cette savoureuse impression. Le nouveau jeu de Bandai Namco nous emmène dans un monde en guerre qui oppose deux planètes jumelles et lorsqu’une d’elle décide d’envahir sa voisine, c’est tout un univers qui bascule et devient contraint à l’asservissement. Un statut d’esclave qui tiendra trois siècles jusqu’à ce que le joueur entre en jeu.

Dès les premières minutes, le ton est donné dans Tales of Arise et les sublimes séquences animées nous embarquent dans une odyssée de grande ampleur. Conçu pour fêter (avec un an de retard en raison du Covid-19) les 25 ans de la franchise Tales of, ce nouvel épisode s’impose comme la référence du genre et sans doute l’un des J-RPG de l’année. Ses héros charismatiques, ses combats éclairs et bourrés d’action (parfois confus d’ailleurs), ses musiques symphoniques inspirées et sa dimension graphique sincèrement réussie portent une histoire classique mais suffisamment bien écrite pour rester passionnante avec une touche de noirceur convaincante. Fans des sagas Final Fantasy et Persona, ce Tales of Arise est fait pour vous.

Tales of Arise, Bandai Namco, sur PS5, PS4, Xbox Series X/S, Xbox One et PC.

Super mario 3D World

Nintendo poursuit les portages sur Switch des meilleurs jeux vidéo de sa mascotte. L’indétrônable moustachu vient accompagner ce mois de février avec Super Mario 3D World, un titre sorti sur Wii U en 2013 et qui s’offre un retour en fanfare avec, en bonus, une aventure inédite : Bower’s Fury.

Pour les joueurs qui seraient passés à côté de ce jeu il y a quelques années, rappelons que Super Mario 3D World mixait le meilleur de la 3D donc et de niveaux pensés pour être explorés à la manière d’un monde en 2D. Un choix particulier qui place cet épisode à part dans la saga qui avait pris un virage très différent depuis l’inoubliable Super Mario 64 (1996).

Si certains joueurs avaient regretté de ne pas avoir eu droit à Super Mario 3D World dans la compilation Super Mario 3D All Stars parue en fin d’année dernière, voici leur attente enfin récompensée. Comme tout bon jeu Mario, cet opus méritait sa place dans la ludothèque Switch, alors que l’échec commercial de la Wii U n’avait pas offert le succès que ce jeu aurait mérité. De retour en 2021, Mario est donc en pleine forme dans un jeu riche et convivial qui se paie même le luxe de s’offrir une histoire inédite par le biais du très réussi Bowser’s Fury. Un bon moyen de patienter avant un prochain opus des aventures du moustachu à la salopette bleue.

Super Mario 3D World + Bowser’s Fury, Nintendo, sur Switch.

it takes two

Vous ne supportez plus votre moitié ? It Takes Two vous invite à renouer avec elle le temps d’une aventure drôle, intense et intelligente. Souvenez-vous, c’est aussi comme ça qu’elle aussi vous la voyiez avant… A chacun sa spécialité. Après Brothers A Tale of Two Sons (2013) puis a Way out (2018), l’artiste Josef Fares livre une nouvelle et étonnante aventure qui commence avec un couple décidé à se séparer. Un jeu original qui ne peut se jouer… qu’à deux.

May et Cody forment un couple épuisé au bord de la crise de nerf. Ils n’en peuvent plus de cette vie de couple qu’ils subissent plus qu’autre chose. Leur petite fille, Rose, ne veut pas, comme tous les enfants, que ses parents divorcent. Avec la complicité d’un livre magique, le Livre de l’amour, celle-ci va tenter de rabibocher ses parents d’une étrange façon. Quelques larmes versées vont suffire à transformer les parents désabusés en poupée de bois et de chiffon précipitées dans un univers démesuré.

Placé sous le signe de l’entraide et de la coopération, It Takes Two permet à deux joueurs/joueuses de vivre une expérience à part en créant un véritable lien entre les deux protagonistes. Sans être inédit, le concept a ici le mérite d’être parfaitement dosé et de se renouveler de façon intelligente et amusante.

It Takes Two, Electronic Arts, sur PS4, Xbox One et PC (également compatible PS5 et Xbox Series X/S).

Kena : Bridge of Spirit

La surprise de ce mois de septembre. Réalisé par un petit studio indépendant composé d’une trentaine de personnes (EmberLab), Kena Bridge of Spirits est un titre pour la PS5, PS4 et PC (Epic Game Store). Une aventure XXL qui mêle les genres : combats, plate-forme et exploration, le tout saupoudré d’un soupçon de RPG. Un sacré cocktail qui profite aussi d’une réalisation graphique somptueuse et de musiques magistrales. Et pour cause, certains lascars de chez EmberLab sont des anciens du monde l’animation, et ça se voit. On suit le périple de Kena comme un véritable film d’animation. Bien que simple, le scénario (il faut lever une malédiction qui s’est abattue sur le village) est prétexte à de nombreux combats qui peuvent se révéler particulièrement âpres. Il n’est pas rare de mourir en un seul coup ! Pour vaincre, en particulier certains boss colossaux, il faudra savoir faire preuve de dextérité et d’un brin de skill. Amis gamers, vous aurez là un challenge à votre hauteur. Quant aux autres, ils pourront toujours découvrir ce titre magnifique en mode facile. L’aventure vaut le détour, surtout pour les possesseurs de PS5 qui, après le fantastique Deathloop, peuvent poursuivre sur leur lancée.

Kena : Bridge of Spirit, Emberlab, sur PS5, PS4 et PC.

Solasta : Crown of the Magister

Inspiré par l’illustre jeu de rôle Donjons & Dragons, Solasta invite le joueur à vivre une aventure placée sous le signe de l’heroic fantasy. RPG oblige, le titre déroule un véritable scénario. Si l’intrigue démarre de façon classique, elle devient vite passionnante entre complots, quêtes de gemmes magiques et invasion mystérieuse.

Au-delà des seuls dialogues qui ponctuent l’aventure, le titre propose, peut-être avant tout, des combats épiques. Les créateurs français de Tactical Adventures, livrent un jeu où les combats sont tactiques et passionnants. On guide ici ses quatre aventuriers face à des hordes d’ennemis. Chaque personnage à son tour doit se déplacer, se cacher, combattre, lancer des sortilèges, se soigner… C’est beau, c’est accessible, c’est prenant et bien écrit. Un vrai concurrent à Baldur’s Gate et un vrai bon jeu pour tous les amateurs de D&D.

Solasta : Crown of the Magister, Tactical Adventures, PC.

zelda : skyward sword hd

Si les possesseurs de Switch trépignent à l’idée de jouer à Breath of the Wild 2, Nintendo a choisi de faire patienter les fans de Link et de Zelda avec un remake de Skyward Sword HD. Un titre attendu pour le 16 juillet et qui nous emmènera aux origines des légendes d’Hyrule. Dans ce titre sorti sur Wii il y a dix ans déjà, le récit nous conte les origines de l’épée divine qui fera de Link le héros légendaire que l’on connaît. Surtout, cet épisode nous invite à partir dans un voyage aérien, au-delà des nuages pour découvrir des îles perdues, tandis que des donjons aux ennemis et énigmes retors se cachent dans les profondeurs.

Appréciée en son temps, mais sortie tardivement sur une Wii en bout de course, cette version HD sur Switch profitera également d’une mise à jour de son gameplay pour le rendre plus intuitif, tandis qu’il sera toujours possible d’utiliser les Joy-Con pour manier épée, arc et bouclier grâce aux détecteurs de mouvements si on le souhaite. Un titre qui devrait a priori ravir les fans de la saga Zelda qui fête toujours ses 35 ans cette année.

The Legend of Zelda : Skyward Sword HD, Nintendo, sur Switch.

psychonauts 2

Lorsqu’on s’allonge sur le divan, c’est généralement pour se confier. Mais pour Razputin (Raz pour les intimes) les méandres du cerveau méritent d’être explorés. Après avoir fait ses preuves en tant que psychokinésiste en 2005 dans un premier opus haut en couleur, Raz s’offre donc cette année une suite bien méritée dans Psychonauts 2 – sorti cette semaine –, grâce à un concept particulièrement intelligent et drôle pour un jeu de plates-formes. Notre ami est désormais membre à part entière des Psychonauts, une unité de héros capable de pénétrer dans les esprits dérangés de grands méchants afin de les remettre dans le droit chemin en mettant de l’ordre dans leur cerveau. A la manière d’Inception, le film de Christopher Nolan, notre héros va changer la mentalité de son ennemi en transformant sa façon de pensée. Mais Raz part en mission pour une aventure intérieure toujours pleine de surprises. Jouant 100 % la carte de l’humour avec des répliques souvent tordantes, les développeurs de Double Fine Productions s’en donnent à coeur joie. L’univers psychédélique tiré de l’ambiance des sixties se marie à merveille avec la direction artistique qui n’est pas sans rappeler des univers à la Tim Burton (Beetlejuice, L’étrange Noël de monsieur Jack) avec des couleurs plus pop. Tout au long de cette odyssée, on reste ébahi devant l’inventivité des niveaux explorés, qui demandent aux joueurs de se triturer les méninges, tout en faisant travailler ses zygomatiques. Un vrai plaisir.

Psychonauts 2, Majesco/Xbox Game Studios, sur Xbox One, Xbox Series X/S, PS4, PS5, PC.

scarlet nexus

Pour les fans d’animes et de mangas, Scarlet Nexus s’affiche comme un excellent choix. Sorti sur consoles et PC, cet action-RPG japonais nous emmène dans un futur où l’humanité doit faire face à sa plus grande menace : Les Autres. Des êtres venus d’un autre monde pour se délecter de nos cerveaux. Parallèlement, certains humains ont développé des pouvoirs psychiques. Et les meilleurs s’engagent dans la BEA (Brigade d’extermination des Autres). C’est au sein de ce groupe de soldats d’élite, dotés de super-pouvoirs, que le joueur pourra incarner au choix, les jeunes Yuito ou Kasane. L’un est un jeune homme chevronné, l’autre une jeune femme réfléchie mais tous deux possèdent un don de psychokinésie, capable de déplacer des objets à distance. Chacune de leur histoire les fera affronter les Autres dans des combats épiques.

Pensé comme un bon shônen, Scarlet Nexus mise avant tout sur l’action pour offrir un véritable feu d’artifice visuel sur le plan des scènes de combats furieusement rythmées. On enchaîne alors les combos et l’on pourra activer ses pouvoirs psychiques pour repousser ou anéantir des vagues d’ennemis et des boss impressionnants. C’est ici le point fort de Scarlet Nexus qui offre tout au long de son récit un très large éventail de pouvoirs réellement jouissifs à activer, donnant lieu à des duels très stylisés. On regrettera toutefois la vacuité des décors et des phases de dialogues où ne se succèdent que des séries de dessins sans grande ambition. Dommage, car cela nuit aux deux scénarios développés pour nos deux héros qui offrent pourtant d’excellents rebondissements. Avec un peu plus de panache et de budget, Scarlet Nexus aurait pu atteindre des sommets. Reste un très bon jeu qui mérite une suite à la hauteur de ses ambitions initiales.

Scarlet Nexus, Bandai Namco, sur Xbox One et Xbox Series X/S, PS4, PS5 et PC.

F1 2021

On ne présente plus la série des F1 20XX devenue le porte-étendard de la Formule 1 sur consoles et PC. Pour la saison 2021, Codemaster nous gratifie d’une simulation encore plus poussée, qui propose un challenge relevé. Si les graphismes et l’immersion poussent toujours le réalisme plus loin, on peut regretter que les versions pensées pour les Xbox Series X et PS5 n’exploitent pas plus les capacités de ces deux machines. Reste que ce F1 2021 s’affiche sur le haut du podium pour ce qui est de délivrer des sensations de conduites nerveuses et précises. Surtout, le plaisir de piloter est présent à tous les niveaux, que l’on soit débutant ou expert du volant.

On salue au passage son mode histoire, baptisé Point de Rupture, qui s’appuie sur une aventure scénarisée entre deux pilotes (un rookie et un vétéran de la F1) qui s’avère vraiment bien construite pour découvrir les coulisses de ce sport. Il est même possible de faire ce mode carrière à deux joueurs pour s’épauler sur la piste en tant que coéquipiers. Parallèlement, l’intégralité des circuits et des pilotes se retrouvent sur la grille de départ, tandis que le mode multijoueur s’avère toujours aussi exigeant et passionnant.

F1 2021, EA, sur PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series X/S et PC.

the medium

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Quand des spécialistes des jeux vidéo d’épouvante proposent une aventure exclusive aux Xbox Series X/S, le résultat donne forcément froid dans le dos. The Medium est un titre exclusif aux nouvelles consoles Xbox Series X/S et au PC.

L’aventure commence à la fin des années 90, à Cracovie (en Pologne), dans une petite entreprise de pompes funèbres. C’est là que Marianne dit adieu à son père adoptif. C’est aussi là que le joueur comprend que la jeune femme possède certains pouvoirs. Elle peut en effet communiquer et se déplacer dans le monde des esprits. Une capacité qui, à l’écran se traduit par certains passages où l’action est visible simultanément sur les deux plans. Original.

Une fois encore, Bloober Team trace à grand traits les sombres desseins et ressorts de l’âme humaine pour une aventure parfois glaçante mais néanmoins séduisante qui a d’ores déjà séduit de très nombreux joueurs à travers le monde. Il se hisse sans complexe dans le top des meilleurs jeux vidéo de l’année.

The Medium, Bloober Team, sur Xbox Series X/S et PC.

persona 5 strikers

Disponible sur PS4 et Switch, Persona 5 Strikers nous embarque toujours à Tokyo où l’on retouve l’ensemble des héros de Persona 5 Royal (2020) qui ont mené à bien leur quête au sein d’un monde parallèle qui «polluait» la cité japonaise, dénonçant le vice, la corruption et le crime qui venaient hanter notre monde réel.

Si les fans de Persona 5 retrouveront rapidement leurs marques, Atlus a toutefois imaginé cette suite dans un autre cadre de gameplay, puisque l’éditeur a sollicité les équipes de Koei Tecmo pour nous offrir un titre orienté action. Comprenez que les combats passent ici en temps réel et lorgnent davantage du côté du beat them all, face à une horde d’ennemis.

Devenu l’un des jeux vidéo de référence pour tous les fans de J-RPG, Persona 5 s’offre avec Strikers une suite excellente, à même de séduire un nouveau public de curieux habitués à plus d’action. Il faudra toutefois s’investir pour en apprécier ce nouveau scénario, construit comme un road trip sous acides, avec ses démons pop et son monde branché, véritable chronique sociale de notre époque connectée.

Persona 5 Strikers, Atlus, sur PS4 et Switch.

Nier Replicant

NieR Replicant ver.1.22474487139… Présenté sous son nom complet, le nouveau J-RPG de Square Enix intriguera celles et ceux qui n’en ont jamais entendu parler. Et pourtant, les joueurs aguerris attendaient de pied ferme cette nouvelle version d’une aventure lancée en 2010.

Quid de ce chiffre imprononçable diront certains ? Vous devez juste retenir qu’il s’agit de la racine carré de 1.5, une facétie des développeurs qui entendent offrir un remake d’ampleur à cet excellent titre qui a fondé la légende de la saga NieR et dont le plus populaire (et récent) NieR:Automata a su magnifier le concept en 2017. Un remake ? Oui mais pas une simple refonte graphique. NieR Replicant version 2021 étoffe ses dialogues, élargit son bestiaire et réinterprète de brillantes compositions musicales, avant de s’offrir une fin alternative encore inédite.

Accueilli comme un objet vidéoludique non-identifié lors de sa sortie il y a onze ans déjà, NieR s’offre une version à la hauteur de sa renommée. Le succès international de NieR:Automata aidant, il apparaissait comme évident de réhabiliter un titre d’une telle envergure.

NieR Replicant ver.1.22474487139…, Square Enix, sur PS4, Xbox One et PC.

Life is Strange : True Colors

Franchise dont les codes s’inspirent des séries TV, Life is Strange a su bâtir sa réputation autour de la qualité d’écriture et une expérience narrative intimiste depuis ses débuts. Avec Life is Strange : True Colors, c’est un 3e opus canonique qui est offert aux gamers cette année. Pas de panique pour les nouveaux arrivants, les précédents épisodes offrent chacun des histoires différentes et celui-ci estampillé True Colors peut s’apprécier seul et à sa juste valeur. Le studio Deck Nine Games nous plonge ici dans l’intimité de la jeune Alex Chen, une artiste à l’enfance tumultueuse qui entend poser (enfin) ses valises dans une petite ville bucolique du Colorado où réside son frère.

Rompue à la guitare et au chant, Alex possède également un autre don, celui de l’«empathie» qui lui permet de voir se matérialiser les sentiments des gens qu’elle rencontre par le biais d’une aura dont la coloration varie selon les circonstances. Manière aussi de mieux connaître les secrets des habitants du village. Un pouvoir, qu’Alex vit pourtant comme une malédiction. Mais celui-ci se révélera être une force pour surmonter la mort de son frère et surtout mener son enquête autour des mystères qui accompagnent ce drame. Tout en douceur, Life is Strange : True Colors nous mène avec mélancolie dans une enquête intéressante. Mais c’est surtout le travail d’ambiance dans ce village très coloré et ses compositions musicales pop-folk inspirées (à écouter ici sur Spotify) qui rendent l’enquête d’Alex particulièrement attachante. Saluons également les efforts effectués par Square Enix sur le doublage français de qualité. Si l’enquête n’oppose pas vraiment de challenge, Life is Strange : True Colors s’inscrit dans une expérience narrative et contemplative captivante.

Life is Strange True Colors, Square Enix, sur PS5, PS4, Xbox Series X/S, Xbox One et PC.

L’atelier du jeu vidéo

Pourquoi ne pas apprendre carrément à programmer un jeu de A à Z ? C’est ce que propose L’Atelier du Jeu Vidéo. Un nouveau jeu-concept proposé par Nintendo cette année, qui permet aux enfants dès 7 ans, mais aussi aux plus grands de comprendre les rouages de la programmation, de la direction artistique et du gameplay.

Toutes les facettes du développement d’un jeu vidéo sont ici accessibles avec des petites personnages, appelés Nodons, qui viendront vous épauler dans votre atelier virtuel. Nintendo mise ici sur une méthode d’apprentissage vraiment très fun. L’Atelier du Jeu Vidéo donne ici les bases pour s’amuser et créer un jeu Switch. Et même s’il faut se montrer patient pour en apprécier le résultat final, le joueur retiendra surtout les rouages qu’ils convient de mettre en place pour voir naître un jeu vidéo, et pourquoi pas susciter des vocations ?

L’Atelier du Jeu Vidéo, Nintendo, sur Switch.

Chicory : a colorful tale

Autre jeu mignonissime et qui détendra aussi bien les enfants que les plus grands, Chicory est une production particulièrement saluée par les gamers ces dernières semaines. Le joueur y incarne un petit chien qui met la patte sur un pinceau magique avant de se voir confier la difficile mission de redonner des couleurs à un monde totalement en noir et blanc. Un rôle que notre héros devra prendre à cœur car c’est tout l’équilibre de son univers qui pourrait s’en trouver chamboulé. Il faudra alors faire preuve de créativité et laisser exprimer son âme d’artiste pour colorer tout ce qui vous entoure.

Qu’on ne s’y trompe pas, Chicory n’est pas un jeu destiné seulement aux enfants, car on y trouve un véritable gameplay imaginé pour faire progresser son héros, à la manière d’un Zelda où Link disposerait d’un pinceau à la place de son épée. Peindre des objets va par exemple débloquer certaines actions ou encore faire évoluer des éléments du décor. On traverse alors Chicory avec le sourire aux lèvres et la satisfaction du devoir accompli. Une ode à la créativité.

Chicory : A Colorful Tale, Finji, sur PC, Mac, PS4 et PS5.

guilty gear – strive

Véritable bombe visuelle, Guilty Gear – Strive s’affiche cette année comme l’un des meilleurs jeux de baston. Basé sur un rendu en cell-shading 2,5D, le nouveau titre d’Arc System Works (Dragon Ball FighterZ, Granblue Fantasy Versus, Kill la Kill IF, Hokuto No Ken…) se veut le porte étendard de son savoir-faire en la matière. On se retrouve littéralement devant un anime avec des combattants stylés qui s’affrontent à grand coups d’effets spéciaux.

Alors que la série Guilty Gear avait fait entrer les jeux de baston dans une nouvelle dimension en l’an 2000 dans les salles d’arcade et sur Dreamcast avec Guilty Gear X, la saga jouit d’une aura particulière après des fans. Si ces derniers seront déroutés par certains aspects de gameplay comparé à ses prédécesseurs, l’épisode Strive apporte une vision plus posée où les contres rageux peuvent renverser l’issue d’un combat à la manière d’un Samurai Shodown. De nouveaux personnages devraient prochainement compléter le choix de base qui s’élève à 15 guerriers aux style très différents. Mais on ne boude pas vraiment son plaisir devant l’ambiance dégagée par ce titre, porté par une bande son métal toujours appropriée pour ce style de jeux. D’autant plus que son mode mulitjoueur à deux en ligne se révèle impeccable.

Guilty Gear – Strive, Bandai Namco, sur PS4, PS5 et PC.

lost judgment

Takayugi Yagami reprend du service et les affaires reprennent. Le détective privé auquel s’étaient attachés les joueurs de Judgment (2018) se lance dans de nouvelles enquêtes. Avec cette suite baptisée Lost Judgment, Sega démontre que ce spin-off de la saga Yakuza possède lui aussi toutes les qualités requises pour construire sa légende. Et à l’inverse de la série Yakuza qui s’appuyait sur des histoires musclées ponctuées de combats, Judgment et Lost Judgment misent davantage sur une atmosphère cérébrale pour maintenir les joueurs en haleine. 

C’est donc dans une ambiance de polar noir que l’on s’aventure dans les rues de Kamurocho à Tokyo et Ichinjo à Yokohama. Deux villes, deux ambiances, qui nous amènent à résoudre une sombre affaire de meurtre. Mais ce sont dans les différentes enquêtes que le jeu puise toute son essence. Tel James Bond, Takayugi s’emploie à utiliser divers gadgets pour découvrir des indices, tandis que cet adepte des arts martiaux jouera des poings pour se sortir de situations délicates. Et le tout donne un savant mélange, plutôt bien rythmé et porté par de nombreuses cinématiques qui renforcent l’idée d’une tension palpable. 

Lost Judgment, Sega, sur PS5, PS4, Xbox Series X/S, Xbox One.

NBA 2K22

C’est une année spéciale qui pourrait divisée les fans de NBA 2K. Take Two a en effet choisi de proposer deux versions de sa célèbre simulation de basket, l’une destinée aux joueurs possédant une PS5 et une Xbox Series X ou S, l’autre étant réservée aux possesseurs de PS4, Xbox One, PC et Switch. Un choix qui n’offre pas tout à fait le même contenu, la meilleure des versions (et la plus complète) tournant sur les deux consoles nouvelle génération les plus recherchées par les joueurs. Sur cette version dite «next-gen», les joueurs vont en prendre plein les rétines avec une modélisation des basketteurs et des parquets d’une beauté impressionnante. Les fanas de la série salueront également des temps de chargement quasi inexistants qui ajoutent à l’envie de jouer.

Mais c’est surtout le mode Ma Carrière qui sur PS5 et Xbox Series offre ici toute sa profondeur, à commencer par la ville à visiter qui se révèle gigantesque pour un jeu de ce type et qui deviendra un véritable paradis pour les pros du playground. Un mode qui, vous l’aurez compris, ne sera pas aussi enrichi sur les autres consoles. C’est d’ailleurs cette transition que Take Two essaye de faire en douceur qui marque le «déclin» de la franchise sur les vieilles consoles. Un gap qui est également graphique entre les machines. Reste que ce NBA 2K22 offre le plein de sensations, comme ses aînés. Et promet quelques dizaines à centaines d’heures de dribbles endiablés.

NBA 2K22, Take Two, sur Xbox Series X/S, Xbox One, PS5, PS4, PC et Swtich.

returnal

Dans la mouvance des jeux vidéo dits «exigeants», Returnal propulse le joueur dans un univers SF mystérieux où la mort guette à chaque instant. Eprouvant et grisant à la fois…

Tout commence par un crash. Celui de Selene et de son vaisseau spatial Hélios, quelque part sur l’étrange exoplanète Atropos. Le point de départ d’une aventure qui prend la forme jeu d’action mâtinée de thriller de science-fiction. Le site de ce crash n’aura très vite plus aucun secret pour le joueur qui va y retourner encore et encore, inlassablement, pour mieux repartir explorer la mystérieuse planète.

Car, comme cette exclusivité PlayStation 5 le laisse (aussi) sous-entendre on revient très souvent, après chaque trépas, à ce point de départ. Returnal suit la tendance de ces titres où l’on meurt à répétition. Aventure aux inspirations multiples, Returnal parvient à faire la démonstration de sa propre singularité. Difficile, dur mais juste, le titre d’Housemarque propose un challenge vite grisant pour peu qu’on parvienne à s’accrocher et à recommencer et recommencer encore le même passage, le même combat… Jusqu’à atteindre une espèce de perfection salvatrice.

Returnal, Sony, sur PS5.

WarioWare Get it Together

Dans la catégorie des jeux déjantés pensés uniquement pour faire rire et passer un bon moment, WarioWare get it Together se pose-là. Jeu phare de cette rentrée sur Switch, ce nouveau titre mettant en scène Wario – double maléfique de Mario -, s’applique à faire travailler les zygomatiques. Pour les néophytes, la série des WarioWare est née en 2003 sur Game Boy Advance et s’inscrit dans la catégorie des party-games. Son concept repose sur l’enchaînement successif de mini-jeux qu’ils convient de relever en quelques secondes.

Et ce nouvel opus estampillé Get it Together nous promet plus de 200 défis différents. Appuyer le plus rapidement possible sur un bouton pour gonfler un ballon, imbriquer des tuyaux pour faire s’écouler de l’eau, placer les aiguilles d’une horloge au bon endroit… Sont quelques-uns des challenges qu’il faudra relever en quelques secondes. Et le plaisir d’y jouer prend tout son sens avec des amis à la maison (jusqu’à quatre en même temps), dès lors qu’un esprit de compétition bon enfant s’installe. Il faudra toutefois passer par le mode histoire et relever tous les défis en solo ou à deux joueurs si l’on veut débloquer l’ensemble des niveaux à partager en multijoueur. S’il ne s’agit pas du jeu du siècle, ce WarioWare Get it Together se savoure surtout comme un bon jeu de société qu’on ressort régulièrement du tiroir pour passer un agréable moment. Ça tombe bien, c’est tout ce qu’on lui demande.

WarioWare Get it Together, Nintendo, sur Switch.

Fantasian

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Avec Fantasian, Apple a donné carte blanche à Hironobu Sakaguchi (père de nombreux épisodes de Final Fantasy) et à son studio Mistwalker pour offrir un véritable J-RPG aux abonnés d’Apple Arcade. Son originalité ? Le jeu et ses décors ont entièrement été conçus sur la base de dioramas, ces scènes et paysages miniatures que les amateurs de maquettes connaissent bien. Sakaguchi et ses équipes ont en effet presqu’entièrement réalisé le monde de Fantasian en s’appuyant sur ce principe ce qui offre un monde virtuel très photo-réaliste puisque tout y  été conçu à la main.

Fantasian nous amène à découvrir le destin de Leo, un héros amnésique qui se réveille dans une cité mécanique emplie de mystères. Si les mécaniques de jeu restent classiques dans leur ensemble, Fantasian reste dynamique et entraînant et se révèle être un excellent titre dans la catégorie jeux de rôle sur la plate-forme d’Apple.

Fantasian, Mistwalker/Apple, sur iPhone, iPad, Apple TV et Mac via l’abonnement Apple Arcade.

NARITA BOY

Attendu depuis 2017, Narita Boy a fait l’effet d’une petite bombe lors de son lancement officiel fin mars sur consoles et PC. Dans ce jeu d’action, teinté de plates-formes, un pixel art éblouissant donne à s’aventurer dans les entrailles d’un programme informatique menacé par un virus.

A la manière du film Tron (1982), les développeurs dématérialisent un jeune gamer pour l’envoyer dans un monde virtuel où un petit peuple numérique attend d’être délivré de LUI, nom donné au grand méchant virus qui les menace. Vous incarnez alors l’élu, en la personne de Narita Boy, qui – à la manière de Neo dans Matrix- devra sauver l’univers. Si cette fable faussement philosophique pourra en amuser certains, c’est surtout dans sa progression que ce jeu laissera un bon souvenir aux joueurs qui s’y essaieront. Un jeu qui, sans être révolutionnaire, profite d’une ambiance intéressante et soignée.

Narita Boy, Team17, sur Switch, Xbox One et Series X/S, PS4 et PS5, PC et Mac.

TANUKI JUSTICE

Dans la grande lignée des jeux vidéo dédiés aux ninjas que sont Shinobi, Ninja Gaiden ou encore Ninja Spirit, le Français François Pérez, alias Wonderboy Bobi, vient de publier une nouvelle perle du genre : Tanuki Justice. Un jeu dans la plus pure tradition arcade qui offre un challenge remarquable sur Switch et PS4, comme l’expliquait déjà notre test complet.

Tanuki Justice est un jeu sensible et animé par la passion de son développeur qui n’a d’autre prétention que de divertir durant de courtes parties, qui resteront si intenses que vous y reviendrez régulièrement, ne serait-ce que pour faire péter le high-score ou vous prouver que vous n’avez pas perdu la main. On salue également son mode deux joueurs bienvenu pour partager des parties endiablées.

Tanuki Justice, Pixel Heart, sur PS4 et Switch.

Mario Golf : Super Rush

Et pourquoi pas se pencher sur un sport pour s’amuser en famille avec Mario Golf : Super Rush ? Un titre dans la veine de Mario Tennis Aces et de l’incontournable Mario Kart 8 Deluxe sur la Switch, puisqu’il s’amuse à jouer avec les codes d’une discipline pour y ajouter une bonne dose de fun. Comme son nom l’indique, Mario Golf : Super Rush nous invite à sortir les clubs et les caddies pour s’aventurer sur des terrains en gazon fraîchement tondus. Mario, Luigi, Toad, Bowser et toute la compagnie du petit plombier moustachu s’aventurent ici sur des parcours qui vont du classique au plus étonnant.

S’il est possible d’enchaîner les trous en suivant scrupuleusement les règles du golf, c’est rapidement vers d’autres parties plus endiablées qu’on se dirige. Le mode Speed Golf invite à disputer des parties à plusieurs (jusqu’à quatre localement ou en ligne) et c’est une véritable course qui s’engage sur le fairway. Il faut alors non seulement taper la balle mais aussi courir pour la récupérer et enchaîner les coups jusqu’au trou. A cela s’ajoute le mode Golf Mêlée, où jusqu’à quatre joueurs se retrouvent dans une arène et doivent rivaliser de coups spéciaux pour atteindre le plus de trous possible dans un temps imparti. Enfin, Nintendo propose l’Aventure golfique, un véritable jeu où il faudra faire progresser son golfeur au gré de défis très drôles qui réinventent ce sport.

Mario Golf : Super Rush, Nintendo, sur Switch.

Rims Racing

Véritable bonne surprise du mois d’août lors de sa sortie, RiMS Racing est un jeu à mettre entre les mains des fans de motos. Cette simulation, très exigeante, proposée autour d’un parc restreint de deux-roues (huit au total) peut paraître pauvre en contenu de prime abord, mais cette production cache en réalité un concept fort et une offre bien plus étoffée qu’on ne pourrait le croire. S’il s’agit bien sûr d’enfourcher une bécane et de tourner la poignée des gaz, les développeurs ont développé également un versant moins exploité dans les jeux vidéo : les cours de mécanique. Et si vous aimez mettre les mains dans le cambouis, vous allez être satisfait. Car il va falloir tout connaître de votre moto en démontant vis par vis, boulon par boulon les pièces mécaniques qui la compose. Il faudra ainsi en gérer l’usure, le remplacement et la revente, des pneus jusqu’au carburateur, en passant par les plaquettes de frein, le moteur, la boîte de vitesse… Un aspect incroyablement intéressant et finalement assez pédagogique qui injecte un peu de sang neuf dans ce type de jeu. Côté course, il faudra être pointu et doser habilement gaz et freins pour ne pas se crasher à chaque virage. Si RiMS Racing demeure perfectible (notamment sur la gestion du freinage), ce premier opus pose les bases d’un concept qui mérite d’être développé.

RiMS Racing, Nacon, sur PS4, PS5, Xbox Series X/S, Xbox One et PC.

sonic colors ultimate

Alors que le hérisson bleu de Sega fête ses 30 ans cette année, la firme japonaise ne manque pas de célébrer sa plus fameuse mascotte. Sorti le 7 septembre dernier, Sonic Colors Ultimate est le remake de Sonic Colors lancé sur Wii et Nintendo DS en 2011. Dix ans plus tard, ce titre revient pour faire vibrer la corde nostalgique des vieux gamers, et séduire une nouvelle génération. Un remake qui offre surtout un second souffle au jeu d’origine et invite à foncer à toute allure avec Sonic. C’est d’ailleurs tout le concept de vitesse lié à son héros bleu aux baskets rouges qui est ici poussé à son paroxysme.

Si le docteur Eggman fait encore des siennes dans cet opus, le grand vilain de la saga est cette fois-ci à la recherche des Wisps. De petits êtres capables de conférer des pouvoirs spéciaux aux personnes qui les utilisent. Afin d’empêcher Eggman d’exploiter leur force, Sonic décide de collaborer avec ces extra-terrestres et en profite pour décupler lui même sa vitesse. Selon leurs couleurs, les Wisps vont permettre au hérisson de courir sur les murs, d’accélérer à la vitesse de la lumière comme un faisceau laser, de traverser les murs, voire de s’envoler comme une fusée.

Mêlant un gameplay entre jeu de plates-formes 2D et 3D, ce Sonic Colors Ultimate offre une expérience rafraichissante qui invite à utiliser ces nouveaux pouvoirs pour découvrir de nombreux secrets à chaque partie. Si l’on peut reprocher un manque de lisibilité de ce qui se passe à l’écran lors de certains passages, Sonic Colors Ultimate n’en reste pas moins plaisant à jouer et à faire découvrir à un jeune public.

Sonic Colors Ultimate, Sega, sur Switch, Xbox One et Series X/S, PS4, PS5 et PC.

Ninja Gaiden : Master Collection

Reconnu comme une série s’adressant aux gamers les plus acharnés du pad, Ninja Gaiden déchaîne les passions depuis ses premières aventures sur consoles 8-bits dans les années 1980. Mais c’est principalement sur la Xbox première du nom qu’il fera briller son katana et ses shurikens en 2004. Un épisode qui le fera entrer dans la légende mais dont la difficulté rebutera plus d’un joueur. Toutefois son succès lui vaudra de relancer la franchise et son héros Ryu Hayabusa enchaînera avec Ninja Gaiden II (2008) et Ninja Gaiden III (2012). C’est à cette trilogie que Koei Tecmo entend redonner vie avec cette version estampillée Master Collection.

Trois beat them all qui offrent un concentré d’action encore rarement égalé sur consoles. Toujours en quête de vengeance, Ryu rempile et devra faire montre de détermination pour venir à bout de plusieurs milliers d’ennemis particulièrement coriaces. Si notre ninja noir ne sera pas seul, puisque plusieurs personnages jouables (essentiellement féminins) s’allieront à lui, ce sera toutefois au joueur de se transcender pour accomplir sa mission. Devenu mythique, la saga Ninja Gaiden prouve la qualité encore louable de Ninja Gaiden I et II, tandis que le troisième opus se révèle le moins intéressant malgré quelques moments épiques.

Ninja Gaiden : Master Collection, Koei Tecmo, sur Switch, PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series X/S et PC.

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