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l’Europe demande des inspections détaillées

L’Agence européenne pour la sécurité aérienne a demandé à plusieurs compagnies d’examiner certains appareils de leurs flottes d’A350 d’Airbus. En cause, un effritement de la peinture sur le fuselage.

Le problème de peinture sur certains A350 d’Airbus continue de prendre de l’ampleur. Cette fois, c’est l’Agence européenne pour la sécurité aérienne (EASA) qui a demandé à plusieurs compagnies de mener des inspections détaillées de certains de leurs appareils.

Treize appareils exploités par une douzaine de compagnies aériennes de la planète: Hong Kong Airlines, Qatar Airways, Asiana Airlines, Hainan Airlines, Singapore Airlines, Air France, Turkish Airlines, Thai Airways, SriLankan Airways, Cathay Pacific, Lufthansa et Virgin Atlantic.

Selon l’EASA, ce problème qui provoque un effritement de la peinture sur certaines parties du fuselage « associé à une erreur préexistante non détectée concernant l’installation adjacente d’une attache et d’un capuchon d’écrou associé, pourrait créer une source d’inflammation pour le vapeur de carburant à l’intérieur des réservoirs de carburant, qui, en cas de coup de foudre de haute intensité dans la zone, pourrait éventuellement entraîner l’inflammation du mélange air-carburant dans le réservoir de carburant concerné et une perte de l’avion ».

Si l’agence demande aux compagnies un examen détaillé des zones concernées, elle n’exige pas pour le moment d’immobilisation des appareils. Il apparaîtrait également que le problème concernerait en particulier 13 appareils de la famille A350, livrés entre 2016 et 2020, les aéronefs que les compagnies utilisatrices devront donc examiner.

Rappelons que tout a commencé avec l’alerte de Qatar Airways. La compagnie a dû en juin dernier, sur la demande du régulateur du pays, maintenir au sol 20 de ses 53 Airbus A350.

Problème cosmétique pour Airbus

Le dg de la compagnie indiquait alors refuser toute nouvelle livraison (23 appareils) si le problème n’était pas corrigé. « Qatar Airways n’acceptera rien d’autre qu’un avion qui continue à offrir à ses clients les standards de sécurité les plus élevés possibles et la meilleure qualité de voyage qu’ils méritent », expliquait Akbar al-Baker.

Fin novembre, c’est Reuters qui affirmait quau moins cinq autres opérateurs avaient constaté le même souci et l’avait fait savoir à Airbus.

Il s’agit d’Air France (en sa qualité de prestataire de maintenance pour Air Caraïbes), Etihad Airways, Cathay Pacific, Lufthansa et Finnair. Dans certains cas, le problème a été observé depuis 2016.

Officiellement, Airbus explique que cette « usure précoce de la surface » qui peut laisser apparaître « une sous-couche de treillis conçue pour absorber la foudre » est « cosmétique » et n’a pas de conséquences sur la sécurité de l’appareil.

« Nous n’avons constaté aucun effet sur la structure de l’avion et les opérateurs continuent de voler avec des niveaux élevés de fiabilité opérationnelle », commente Miguel Angel LLorca Sanz, l’ingénieur en chef de l’A350.

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business



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