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L’ex-directrice d’un Ehpad d’Agen reconnue coupable de harcèlement

l’essentiel L’ancienne directrice d’un Ehpad d’Agen a été condamnée à 18 mois de prison avec sursis.

Une semaine avant les fêtes de fin d’année, la chambre correctionnelle du tribunal judiciaire  avait pris du temps pour entendre les explications d’une quinquagénaire  ex-directrice d’un Ehpad du centre-ville d’Agen. Elle devait s’expliquer sur les soupçons de harcèlement moral dans l’exercice de son activité professionnelle à  la tête de l’établissement au milieu des années 2010, qui employait une quarantaine de salariés.

Pour prendre le temps de bien mesurer le pourquoi du comment, les magistrats s’étaient laissés jusqu’à ce mercredi de la fin janvier pour rendre leur délibéré. L’ancienne responsable est reconnue coupable de harcèlement moral, elle est condamnée à  18 mois de prison avec sursis, 3000 € d’amendes et à l’indemnisation des trois des quatre victimes parties civiles, à hauteur de 800€.

« Je travaillais sous les ordres d’une directrice régionale très directive » avait expliqué l’ex-responsable à la barre.  Pendant les trois heures d’audience, elle avait su trouver des arguments allant dans son sens. « Les habitudes avaient été prises avant ma prise de fonction(…) On peut traduire ce que l’on veut mais il faut rappeler qu’un Ephad n’est pas une rivière tranquille […] J’aurais dû m’opposer aux objectifs mais je ne l’ai pas fait. » Dès septembre 2014, les représentants du personnel s’alarment du comportement de la nouvelle directrice. Il faut une plainte d’une ex-salariée en décembre 2017 auprès du procureur de la République pour que les mécanismes judiciaires s’enclenchent.

Les témoignages du vocabulaire utilisé, « bonne à rien » par exemple, des rapports de l’inspection du travail ou du médecin-conseil allant dans le sens d’un risque psychosocial au sein de l’Ehpad, ne plaidaient pas en sa faveur. Une autre expertise couche les mots sur le papier : « flux impressionnant de démissions », « discrimination », « situation de crise  ». Le médecin coordinateur parle d’un « intérêt économique devenu prioritaire » et « du remplissage des chambres contre l’intérêt médical. » L’ex-directrice peut faire appel de la décision.

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