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L’INTERVIEW Ahmed Hesham (USAM) : « Je n’ai pas peur de prendre le contrôle du jeu »

L’Égyptien est déterminé à tout casser cette année (Photo USAM)

Ce soir l’USAM Nîmes Gard reçoit au Parnasse (20h) Saint-Raphaël pour la troisième journée de Starligue. Arrivé en janvier 2020, la jeune pépite égyptienne Ahmed Hesham n’a effectué qu’une saison complète avec la Green team lors de l’exercice 2020/2021. Victime d’une rupture des ligaments croisés le 23 octobre 2021 contre Toulouse (25-26), il a vécu une saison blanche. Onze mois après, le demi-centre est de retour et semble déjà en pleine possession de ses moyens à l’image de ses dix buts inscrits à Dunkerque. Il a accepté de répondre à Objectif Gard et en français.

Objectif Gard : Comment avez-vous vécu cette longue période éloigné des terrains ? 

Hesham : C’était difficile pour moi car c’était la première fois que j’étais blessé aussi longtemps. Les deux premiers mois, je n’ai pas bougé à cause de mon genou. Après je suis resté six mois en Égypte. J’ai commencé la réathlétisation et je m’entraînais trois fois par jour. J’ai ensuite repris le handball. Mentalement, j’avais besoin d’être proche de ma famille. Avec le début de cette nouvelle saison, je voulais vite revenir mais il fallait être patient. Mais ce n’est pas ma qualité première (rires) !

Comment s’est passé la préparation estivale ? 

C’était dur avec le nouvel entraîneur Ljubomir Vranjes. Les trois premières semaines ont été difficiles mais c’était nécessaire pour être prêt physiquement dès la première journée.

Quels sont les objectifs fixés par le coach cette saison ? 

Pour nous, l’objectif c’est de remporter la Coupe de France et en championnat viser les deux premières places. Ce sont des objectifs hauts mais on peut y arriver.

« En deuxième période on a baissé de pied »

Comment jugez-vous vos performances en ce début de saison ? 

Je me sens bien ! Collectivement, on est en place aussi. Je me suis bien acclimaté à notre manière de jouer. J’ai vraiment confiance en notre équipe. Il a fallu un peu de temps au début pour retrouver les automatismes et découvrir les nouveaux mais aujourd’hui ça va. Contre Paris, c’était dur. Déjà quand je suis arrivé, le premier match que j’ai joué c’était face au PSG et là c’était la même chose pour mon retour. On a fait un bon match mais en deuxième période on a baissé de pied.

10/10 contre Dunkerque, est-ce que c’est un Ahmed Hesham au top de sa forme que l’on a vu ?

Oui mais j’espère surtout que je vais continuer comme ça. Après que je marque trois ou dix buts, l’important c’est que l’on gagne et que l’on prenne les deux points. Mais bien sûr, je suis toujours satisfait quand je fais une bonne prestation. J’ai beaucoup travaillé lors de ma convalescence pour arriver en forme dès le début de la saison.

Ahmed Hesham, la saison dernière aux côtés de Rémi Desbonnet, Michaël Guigou et Mohammad Sanad (Photo Corentin Corger)

Est-ce que vous êtes prêt à assumer ce rôle de leader en attaque ? 

Depuis toujours c’est comme ça, même en Égypte c’était comme ça. J’aime jouer avec la pression quand je suis sur le terrain. Je n’ai pas peur de prendre le contrôle du jeu. Au contraire je joue mieux comme ça. Cela ne me fait pas peur.

« Désormais, on vise une médaille »

Qu’est-ce que vous demande le coach en priorité ? 

Il insiste beaucoup sur la cohésion d’équipe. Le besoin d’être tout le temps ensemble dans le vestiaire mais aussi après le match. C’est notre force cette bonne ambiance même si Rebichon et Benji (Gallego) me font souvent des blagues.

En janvier 2023, l’Égypte est qualifié pour les championnats du monde en Pologne et en Suède. On imagine pour c’est objectif pour vous d’y participer…

Évidemment ! J’espère vraiment y être. Je vais déjà rejoindre la sélection une semaine en octobre lors d’une semaine internationale. À chaque compétition, on progresse. Lors du dernier Mondial, on a terminé septième puis on a fini quatrième aux Jeux Olympiques de Tokyo. Désormais, on vise une médaille.

Pour finir, d’où vient ce surnom de « Doudou » ?

C’est ma tante qui m’a toujours surnommé comme ça. Mon frère et ma sœur ont aussi eu droit à des petits surnoms. Tout le monde m’appelle « Doudou » et jamais Ahmed. Il n’y a que sur mon maillot qu’il y a écrit Hesham (rires).

Propos recueillis par Corentin Corger



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