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Loire-Atlantique : accusé d’agression sexuelle dans une soirée, il est frappé par trois jeunes femmes et un garçon le lendemain

Le jeune homme s'est retrouvé deux fois en un mois au tribunal correctionnel de Saint-Nazaire, le 5 octobre 2021 comme prévenu, le 5 novembre comme victime
Le jeune homme s’est retrouvé deux fois en un mois au tribunal correctionnel de Saint-Nazaire, le 5 octobre 2021 comme prévenu, le 5 novembre comme victime ©Jacqueline Perraud

Âgé d’à peine 21 ans, un jeune d’une commune de Brière (Loire-Atlantique) s’est retrouvé deux fois en un mois au tribunal correctionnel de Saint-Nazaire, le 5 octobre 2021 comme prévenu, le 5 novembre comme victime.

Le 17 avril 2019, ses parents étant absents, le jeune majeur reçoit plusieurs amis au domicile familial.

Plainte pour viol

Au petit matin, alcoolisées, deux jeunes filles montent se coucher. Alors que l’une dort, l’autre accuse son hôte « de l’avoir réveillée par des caresses intimes ».

Si son amie affirme : « Elle m’a dit qu’il lui a juste caressé les seins », elle porte plainte et dénonce un viol :

« Il s’est masturbé devant moi, il m’a caressée, je n’osais pas bouger, j’étais tétanisée. » 

Accompagné par ses parents, le jeune, à la barre du tribunal correctionnel de Saint-Nazaire, se défend : « Elle m’avait chauffé, on a dansé collés-serrés, je croyais que je lui plaisais et je ne savais pas qu’elle avait un petit ami ». Et il affirme : « J’ai arrêté dès qu’elle me l’a demandé ».

Un an de prison avec sursis

Après avoir entendu les deux avocats, Me Matthieu Herla (partie civile) affirmer la sincérité de sa cliente et Me Morgan Loret (défense) plaider la relaxe, entendu également le réquisitoire du parquet, le tribunal a décidé de mettre le jugement en délibéré jusqu’au 23 novembre. 

Le tribunal a prononcé douze mois de prison avec sursis, soit deux fois moins que la peine requise. Et il est désormais inscrit au Fijais (Fichier judiciaire des auteurs d’infractions sexuelles).

Expédition punitive

Le 5 novembre, le jeune est assis sur le banc des victimes. En effet, le 18 avril 2019, lendemain des faits, il avait rendez-vous avec la jumelle de la plaignante. À son arrivée sur un parking de Guérande, il est accueilli par une dizaine de jeunes.

Quatre dont trois filles se sont montrés violents. Trois étaient présents à la barre.

L’une a déclaré : « Je voulais qu’il assume, comme ce n’était pas le cas, je lui ai donné une gifle et un coup de pied ». L’absente a également frappé.

La sœur jumelle n’a pas apprécié la version du jeune homme :

« J’ai peloté les seins de ta sœur et alors … Alors, ma claque est partie ! »

L’accompagnateur « était venu pour frapper ». Il le reconnaît et regrette « une balayette et trois coups de pied », sachant « que le gars rigolait, qu’il était arrogant… »

Amendes avec sursis

La procureure synthétise : « La colère ne justifie pas tout et surtout pas les violences » avant de requérir des peines de prison avec sursis que Me Herla juge bien inadaptées, proposant et obtenant des amendes avec sursis. 300 € pour les filles et 500 pour le garçon, tous repentants apparemment. Sa consœur, Me  Aude Couerbe, soulevant quand même qu’au départ, « il s’agissait d’une plainte pour viol ! »

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