En bref

L’ultime Tome du manga «L’attaque des Titans» arrive pour tout casser

Une épopée prend fin. Le Tome 34, ultime volume de «L’attaque des Titans», sort en librairie le 13 octobre. C’est le point final d’une aventure lancée en 2009 au Japon et en 2013 en France.

Baptisée «Shingeki no Kyojin» au pays du soleil levant, le manga édité chez Pika et la série animée, d’abord diffusée sur Wakanim, ont conquis la planète à une vitesse ahurissante.

Le pitch était aussi simple qu’attrayant : L’humanité a été décimée par les titans, des créatures humanoïdes avides de chair fraîche.

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Pour se protéger, les rares villes restantes se sont barricadées et ont dressé de gigantesques murs pour éviter l’invasion. Seuls quelques humains, membres des bataillons d’exploration, se livrent à des missions très risquées à l’extérieur. 

La vague «SNK» a tout submergé

Sur les réseaux sociaux, les trois lettres «SNK» sont très vite devenues le cri de ralliement des fans.  Jugez plutôt : 6 millions d’exemplaires du manga ont été vendues à ce jour, et un seinen (même si techniquement, SNK reste un shonen au Japon) sur quatre vendu actuellement en France est un Tome de la série.

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Cet incroyable succès a également connu un étonnant rebondissement, en 2020. Alors que la planète était mise sous cloche à cause du Covid-19, SNK s’est offert une seconde jeunesse avec la diffusion des premières saisons sur Netflix. Le succès a été monstrueux, bien au-délà des limites habituelles du genre, et les ventes du Tome 1 du manga ont alors été multipliées par douze. 

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Au départ, pourtant, rien ne prédestinait SNK à cette gloire. Son auteur, Hajime Isayama, était un tout jeune débutant mangaka quand son ébauche a été acceptée par le grand éditeur Kodansha. Quant à son style, assez maladroit, il était loin (même aujourd’hui) de faire l’unanimité. 

Mais l’ambiance générale, couplée à des choix scénaristiques osés, a fait de SNK un titre mythique. Isayama s’est montré expert dans l’art du contre-pied, et sans spoiler la fin de la saga, les choix proposés par l’auteur ont souvent surpris. Il dénote également par son refus de faire de l’humour (ou très peu) et ses personnages peu sexués, uniquement portés par leurs objectifs familiaux ou guerriers. Et encore, ce serait lui manquer de respect tant les imbrications sont nombreuses dans l’esprit de Eren, Mikasa ou encore de Livaï, trois personnages emblématiques de la série. 

Au final, en terme d’héritage, on peut aisément considérer que SNK fait désormais partie des très grands titres venus du Japon, une série pour ceux qui aiment les affrontements d’un «Naruto» et la profondeur scénaristique d’un «20th Century Boys» . On a vu pire, comme comparaison. 

«L’attaque des Titans : Tome 34», éd. Pika, 6,95€ et 10,50€ en édition limitée 



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