l’un des Grands Prix les plus difficiles en F1

La F1 s’apprête à débarquer dans la Cité-Etat de Singapour pour participer à la dix-septième manche de la saison 2022 sur l’un des tracés les plus exigeants du calendrier tant pour les hommes que pour les machines. Après deux années d’absence au calendrier (à cause de la pandémie de Covid), Singapour représente toujours un très grand défi pour les pilotes et les équipes.

Considéré comme l’un des trois tracés les plus difficiles de la saison avec Monaco et Bakou, Singapour met les pilotes et les machines à rude épreuve durant trois jours, notamment parce que le taux d’humidité est constamment autour des 80% alors que les températures peuvent dépasser assez facilement les 30°. Avec plus de 60 degrés à l’intérieur de leur cockpit, les pilotes doivent donc arriver à Singapour en pleine forme pour espérer être performant tout au long du week-end. sur un circuit composé de 23 virages entre les murs.

Interrogé pour savoir si la marge d’erreur était encore plus faible sur le circuit de Singapour par rapport à un autre tracé, l’ancien pilote de Formule 1 Romain Grosjean a répondu : “C’est un oui catégorique !”

C’est comme Monaco. Il y a quelques tours de qualifications où vous repoussez vraiment vos chances et vos limites. Le reste du temps, vous devez respecter le circuit. C’est vraiment une piste difficile. Il n’y a pas de virage particulier qui soit plus dur que d’autres. Ils sont vraiment tous très difficiles. C’est définitivement le circuit le plus difficile en termes de température, de chaleur, de concentration et de longueur. La course arrive normalement à la limite de deux heures. C’est un gros défi à Singapour.”

Préparation spéciale pour Singapour

Pour réussir à résister dans cette véritable fournaise, les pilotes ont chacun leur technique pour s’entraîner avant d’arriver à Singapour et doivent suivre une préparation physique particulière pour cette course quelques jours avant l’épreuve comme nous l’explique le Français Pierre Gasly.

Les deux sujets dont tout le monde parle à Singapour sont la chaleur et le fait que la course se dispute de nuit. Cela rend les choses beaucoup plus passionnantes parce que les conditions sont vraiment difficiles.” nous explique le pilote AlphaTauri avant de préciser qu’il adapte sa préparation au cours des dernières semaines en travaillant dans des conditions plutôt chaudes, en portant plusieurs couches de T-shirts et sweat-shirts pour habituer le corps à la transpiration.

Avant Singapour, les pilotes passent également beaucoup de temps dans le sauna (chaleur sèche) ou bien au hammam (endroit plus humide avec de la vapeur)  : “De cette façon, vous êtes aussi prêt que possible lorsque vous arrivez là-bas.” précise Pierre Gasly.

C’est vital, parce que c’est la course la plus longue, mais aussi la plus dure de l’année. Le tour est très rapide et comporte beaucoup de virages, de sorte que vous ne pouvez pas vous reposer. Pendant la course, l’objectif est de rester concentré pendant deux heures dans des conditions extrêmes. C’est peut-être la course la plus difficile de la saison, mais c’est aussi la course la plus excitante.”

Un tracé technique

Situé à mi-chemin entre Monaco et Abu Dhabi, le tracé de Singapour demande une bonne adhérence mécanique et un équilibre à forts appuis. Cela aide dans les sections sinueuses. La traînée n’est pas aussi déterminante que sur les dernières courses (Monza ou Spa), donc il faut une excellente adhérence et motricité pour être compétitif. Il reste un tracé technique, mais beaucoup moins typé moteur que les deux circuits cités précédemment. En toute logique donc, les monoplaces ayant des problèmes de traînée depuis le début de la saison (on pense à Mercedes) devraient être relativement compétitives à Singapour.

Autre point important et pas des moindres, l’absence de vent en raison des murs situés au bord de la piste empêche les moteurs de refroidir comme ils le devraient, tandis que le problème touche  également les freins qui ont une fâcheuse tendance à surchauffer à Singapour.

La piste en elle-même est très bosselée (bien que des travaux de ré-asphaltage ont eu lieu avant l’édition 2022 sur certaines parties) et le tour se boucle (en 2019) en plus d’une minute et 40 secondes ce qui en fait l’un des tours les plus longs du calendrier. Petite particularité tout de même, le nombre de virages est si important (23) que les pilotes peuvent tout perdre dans le dernier secteur lors des qualifications en raison d’une chute soudaine des performances des pneumatiques qui sont soumis à rude épreuve sur l’exercice du tour rapide.

La Safety Car a son mot à dire

A Singapour, la probabilité de voir une voiture de sécurité en course est très élevée ce qui peut clairement changer la physionomie d’un Grand Prix sur ce tracé où les dépassements sont assez difficiles : “Nous avons vu par le passé qu’il était possible de faire varier la stratégie. Après avoir dépassé les difficultés à Marina Bay, les équipes évalueront avec soin la manière dont elles pourraient tirer avantage de la stratégie pour progresser dans la hiérarchie. Surtout en prenant en compte la très forte probabilité de voiture de sécurité là-bas, ce qui peut changer le teint d’une course.” explique Mario Isola, directeur de Pirelli.

Lors de la dernière édition du Grand Prix de Singapour, c’est l’Allemand Sebastian Vettel qui s’est imposé au volant de la Ferrari pour qui il roulait encore à l’époque. Le quadruple champion du monde devançait sur la ligne d’arrivée son ancien coéquipier Charles Leclerc.

Le Grand Prix de Singapour 2022 se disputera du 30 septembre au 02 octobre. Toutes les séances de roulage seront évidemment à suivre en direct sur notre site.





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