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« Maison de l’horreur » dans le Pas-de-Calais : les parents devant la justice

Le père, 44 ans, et la mère, 40 ans, comparaissent libres pour « violences par ascendant » sur mineurs de moins de 15 ans, sans ITT (incapacité totale de travail), et « soustraction par un parent à ses obligations légales », compromettant notamment la santé ou la sécurité. Ils encourent jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.

Dès l’ouverture, l’avocat du père demande le huis clos, pointant un « battage médiatique » disproportionné et le risque d’une « stigmatisation » des enfants, alors que des journalistes se pressent dans la salle. Rejet par la cour.

Le couple, lui en jean et doudoune, cheveux ras, silhouette nerveuse, elle visage émacié sous de longs cheveux blonds, toute en noir, se tient côte à côte. Les faits reprochés concernent sept mineurs âgés aujourd’hui de 9 mois à 16 ans, et un majeur de 20 ans. D’éventuels faits commis sur leurs aînés de 21 et 24 ans sont couverts par la prescription.

L’affaire débute fin août 2022, lorsque l’un des aînés appelle les services sociaux, déclenchant la saisie du parquet. Présent dans la salle, avec un frère et une sœur mineurs, il ne s’est pas exprimé à son arrivée au tribunal. Au domicile familial, les policiers découvrent deux des cadets attachés à leurs chaises hautes, dans un état d’hygiène déplorable.

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Emballement médiatique

Auditionnée, la fratrie racontera des années de maltraitances, surtout des violences psychologiques et insultes quotidiennes, ainsi que de graves négligences dans les soins et l’éducation. L’affaire suscite un emballement médiatique. Certains évoquent une « maison de l’horreur ». Un qualificatif « exagéré » selon le procureur de Béthune, Thierry Dran.

Venue à Arras, la secrétaire d’État chargée de l’enfance Charlotte Caubel reconnaît des « défaillances » dans la « coordination » des services de protection de l’enfance et annonce une enquête administrative. Car le couple avait fait l’objet, depuis 2013, de plusieurs signalements, « non recoupés » entre eux. Les parents, « parfois peu coopérants », selon la ministre, « mettaient en ordre leur maison » avant les visites annoncées des services sociaux, et ne donnaient pas suite aux propositions d’aide éducative.

« Inacceptable », la situation n’est pour autant « pas si exceptionnelle », notamment dans ce territoire qui cumule les difficultés sociales, souligne Mme Caubel. Dans le Pas-de-Calais, 5 781 mesures judiciaires de placement d’enfants ont été prises en 2019, contre 4 132 dix ans plus tôt, selon la Drees.

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