A la une

Manche : pour les retraités, mobilisés dans la rue mardi, « la santé n’a pas de prix »

Les syndicats de retraités réunis lundi pour rappeler leurs revendications du 5 octobre.
Les syndicats de retraités réunis lundi pour rappeler leurs revendications du 5 octobre. (©La Presse de la Manche )

Cet automne 2021 sonne le retour de la mobilisation pour les retraités. L’intersyndicale CGT-FO-FSU-Solidaires, à laquelle se sont associées des organisations étudiantes ou lycéennes, a appelé à une journée de grève interprofessionnelle et de manifestations ce mardi 5 octobre 2021, pour défendre l’emploi et les salaires, mais aussi réclamer l’abandon de la réforme des retraites.

Un mouvement national suivi par les syndicats de retraités de la Manche qui participeront aux trois rassemblements prévus à la même date : devant la mairie de Cherbourg (10 h 30), place du Champ-de-Mars à Saint-Lô (10 h 30) et devant la mairie d’Avranches (17 heures).

« Le compte n’y est pas »

Septembre, octobre, novembre seront des mois clés pour les retraités. C’est à cette période que se voteront les budgets de la Sécurité sociale et de la loi des Finances. Face à « la baisse continue de notre pouvoir d’achat », les syndicats de retraités réclament une indexation des pensions sur le salaire moyen. 

Pas de retraite en dessous du Smic ! Les dépenses contraintes pèsent sur les faibles pouvoirs d’achat. On ne défend pas que notre retraite, mais celle des futures générations. 

Marcel PicotReprésentant CGT

Les représentants syndicaux évoquent la valse des étiquettes. 

Les mutuelles, l’alimentation, le logement, l’énergie, les transports, tout augmente sauf nos pensions. 0,4 % d’augmentation au 1er janvier 2021 pour les retraites de base, 1 % pour les complémentaires alors que les prix ont augmenté de 1,6 %. Le compte n’y est pas. On refuse qu’une réforme des retraites soit faite avec des retraites plus faibles. 

Danièle GautschiReprésentante FO

Droit à l’autonomie

Les syndicats sont également revenus sur les récentes annonces de Jean Castex, sur la prise en charge de la perte d’autonomie

400 millions d’euros et le recrutement de 10 000 professionnels, c’est insuffisant, au regard des besoins. Il faut une nouvelle loi prenant en compte le droit à l’autonomie dans le cadre de la Sécurité sociale, avec un grand service public de la prise en charge de l’autonomie, que ce soit au niveau de l’aide à domicile ou des Ehpad ainsi que 200 000 embauches dans les Ehpad et 100 000 dans le secteur de l’aide à domicile pour garantir des soins de qualité. 

Les syndicats de retraités constatent par ailleurs la mauvaise santé de l’hôpital et réclament la création de 100 000 postes de soignants et l’ouverture de centres de santé publics pour « garantir un accès aux soins solidaire pour tous. »

Services de proximité

Dernière revendication, le maintien du service public

Les services publics ont joué un rôle irremplaçable dans la lutte contre la pandémie. L’amélioration de la qualité de leurs missions et de leurs déploiements sur l’ensemble du territoire doit devenir une priorité de l’État et des collectivités territoriales. Ce sont bien des services de proximité avec du personnel en nombre et formé dont nous avons besoin, garants d’une égalité de traitement sur tout le territoire.

Avant de conclure. « Le seul accueil par internet n’est pas du service public. »

Cet article vous a été utile ? Sachez que vous pouvez suivre La Presse de la Manche dans l’espace Mon Actu . En un clic, après inscription, vous y retrouverez toute l’actualité de vos villes et marques favorites.





Source link

Quelle est votre réaction ?

Articles Similaires

1 of 11 007

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.