Faits divers

Marche blanche pour Emma, l’adolescente tuée par son petit ami de 14 ans

Le collégien qui a avoué les faits a été mis en examen vendredi et incarcéré dans un établissement disposant d’un quartier pour mineurs et d’une unité sanitaire psychiatrique.

Deux cortèges silencieux étaient organisés lundi 13 juin sous un soleil de plomb, l’un de la mairie, en présence du père d’Emma, l’autre du centre équestre fréquenté par la collégienne, en présence de sa mère habillée en noir.

Ses amies cavalières portaient une pancarte « Pour Emma », avec des petits mots et petits cœurs en papier, dans le cortège qui comprenait trois poneys, dont Rubis, celui qu’elle avait l’habitude de monter.

« Que ça n’arrive plus »

« C’est pour Emma? », lance un vieil homme. Dans la foule, quelques voix répondent « oui ». Désolé, l’homme affiche une mine désolée et pose sa main sur son cœur pour témoigner son soutien. Le père le remercie.

Les deux cortèges, une fois rassemblés, ont cheminé ensemble. Les parents d’Emma se sont recueillis là où le corps de l’adolescente avait été découvert jeudi matin, à proximité de l’école primaire du village.

Un cœur en gravier, des bougies et des pétales de roses marquaient le lieu. Très émus, adultes et jeunes ont déposé leurs fleurs et des rubans sur place, avec émotion et recueillement.

« On veut tous vous remercier d’être là pour Emma. Grâce à vous, on veut qu’elle reste et que des choses comme ça ça n’arrivent plus. On veut que vous fassiez vivre notre fille au travers de vos cœurs tous les jours. Parce que nous on va en avoir besoin », a déclaré sa mère, la voix nouée, avant de remercier la foule.

Coups de couteau dans le cou

Après la découverte du corps, jeudi matin, les soupçons se sont rapidement portés sur son petit ami, qui a été interpellé dans un collège voisin que les deux fréquentaient.

En garde à vue, le collégien a rapidement confirmé avoir donné rendez vous à sa petite amie qu’il retrouvait souvent la nuit et lui « avoir porté trois coups de couteau au niveau du cou », selon les éléments communiqués par la justice.

La victime a « tenté de fuir, mais le suspect a tenté de l’étrangler puis a encore porté des coups de couteau », selon la même source.

L’examen psychiatrique du jeune garçon a conclu à une altération importante du discernement, sans abolition, ce qui ouvre la voie à une sanction pénale. Dépourvu d’antécédents judiciaires, ce mineur risque jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle pour assassinat.



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