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Michel-Edouard règle ses comptes sur la baguette à 29 centimes

Invité de BFMTV, le patron de l’enseigne de distribution a notamment tancé Christine Lambert, la présidente de la FNSEA. Et réaffirmé sa politique de coûts face à l’inflation.

Michel-Edouard était très remonté, vendredi soir sur le plateau de BFMTV. Après avoir annoncé le gel du prix de la baguette de pain, à 29 centimes pour une période de six mois, le distributeur avait essuyé des salves de critiques.

La patronne de la FNSEA, Christine Lambert, avait notamment dénoncé hier un « coup politique et démagogique », l’accusant de mépriser le travail de ses salariés, tout en mettant la pression sur la filière.

Mais le patron tient bon sur ses positions, rappelant que le tarif n’est pas particulièrement nouveau. « On était déjà à ce prix-là, on vend cette baguette par millions. Il y a des millions de Français qui achètent premier prix ». Expliquant vouloir « faire passer un marqueur » avec ce gel du prix, il a exprimé son incompréhension :

La présidente de la FNSEA n’a pas dû lire la pub. Je n’ai jamais eu affaire à une polémique aussi ridicule. Je ne sais pas ce qui s’est passé dans sa tête, elle dit n’importe quoi. Entre nous, vous trouvez des prix identiques chez Aldi, Lidl, Carrefour. Ce n’était pas le prix lui-même qui était important mais le fait qu’on bloque.

Respect des acteurs de la filière

Accusé également de mettre la pression sur les boulangers – qui font face à une concurrence ferme – et les meuniers, qui revendent leurs farines, Michel-Edouard Leclerc a rappelé qu’il respectait la loi et donc les acteurs de la filière agricole. Ce, sans rendre plus compliquées les négociations en cours entre ceux-ci.

Nous avons tenu compte de deux hausses que nous ont demandé les meuniers. Nous respectons la loi Egalim et la sanctuarisation des prix agricoles. Nous prendrons la future hausse des prix sur nos marges.

Arguant d’un prix moyen de la baguette déjà fixé entre 25 et 32 centimes d’euros, il a affirmé que le prix demeurait un facteur important dans la distribution :  » Oui, il y a des premiers prix dans les magasins, les quatre enseignes qui caracolent en tête sont moins chers et c’est cela qui tire la croissance. »

4% d’inflation

Interrogé sur le cours des matières premières, il a détaillé que le cacao, le café, et le beurre notamment pourraient voir leur prix augmenter fortement. A l’échelle macroéconomique, le dirigeant estime « qu’on va aller jusqu’à 4% d’inflation », et est favorable à une politique de concurrence : « C’est bien que le secteur privé fasse des efforts. Tout le monde veut que l’Etat intervienne, tout le monde dit chèque inflation, mais on ne veut pas qu’un privé bloque les prix. »

Pour contrer l’inflation, il a annoncé vouloir bloquer le prix d’autres biens de consommation. Sans préciser pour le moment lesquels, hormis le carburant, produit pour lequel il souhaite renouveler l’opération de vente à prix coûtant.



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