En bref

Militaires morts au combat : comment l’Etat soutient-il les familles ?

Dès l’annonce du décès d’un militaire dans l’exercice de ses fonctions, l’armée française accompagne les familles endeuillées selon un protocole bien précis.

Depuis le vendredi 24 septembre, la France est en deuil après l’annonce du décès du Sergent Maxime Blasco, mort au combat au Mali. Le membre du 7e bataillon de chasseurs alpins laisse derrière une femme et un petit garçon de 8 ans, que l’armée ne laissera pas seul.  

En effet, «la grande muette» comme l’armée est parfois surnommée n’abandonne pas les familles de ceux qui ont donné leur vie pour leur mission. Ainsi, la prise en charge commence dès l’annonce du décès du militaire, avec un protocole respecté à la lettre. 

Dans un premier temps, le chef du régiment, ou un délégué militaire si la famille habite plus loin doit se présenter en grande tenue, au domicile de la famille du défunt. Il est souvent accompagné d’une assistante sociale et parfois des camarades de régiment. 

C’est seulement après cette annonce aux familles que la mort du soldat est officialisée, par l’intermédiaire d’un communiqué de l’Elysée à la presse. 

Un accompagnement total 

Une fois ces annonces faites, la Cellule d’aide aux blessés de l’armée de terre (Cabat), qui s’occupe également des familles endeuillées, prend en charge les formalités juridiques, administratives, mais aussi du rapatriement du corps, des déplacements et hébergements des proches pour les différentes cérémonies.

La Cabat coordonne aujourd’hui le soutien à une centaine de familles, sur des points techniques, administratifs et juridiques comme le droit aux réparations, l’obtention du statut de pupille de la nation pour les enfants ou un emploi pour les veuves de guerre.



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