News 24-7

Mis en examen, le PDG de Paprec rejette les accusations de corruption

Jean-Luc Petithuguenin a été mis en examen dans le cadre d’une enquête sur des soupçons de corruption et de favoritisme qu’il nie en bloc.

Le PDG de l’entreprise Paprec Jean-Luc Petithuguenin, mis en examen fin mai à Paris dans une enquête sur des soupçons notamment de corruption et de favoritisme, s’est défendu ce mardi de toute pratique illégale dans un entretien au Parisien. Selon le quotidien, le patron du spécialiste du traitement et de la valorisation des déchets fait l’objet d’un contrôle judiciaire qui lui interdit de diriger son groupe et ses 12.500 salariés. Ses avocats ont fait appel de ce contrôle judiciaire, qui doit encore être examiné.

Dans l’entretien, Jean-Luc Petithuguenin explique que le juge d’instruction s’intéresse « principalement à deux marchés publics que Paprec a remportés », dont l’un concerne un centre de traitement de déchets dans l’Oise. « Le magistrat pense que, pour gagner ce marché, j’ai sponsorisé le concours hippique de la femme du maire de Compiègne, Philippe Marini, à hauteur de 10.000 puis 15.000 euros », déclare-t-il. « La réalité, c’est que j’ai découvert ce partenariat en garde à vue! », ajoute-t-il, affirmant que dans son groupe il ne s’occupait pas « des petits partenariats ».

« La justice aura toute ma collaboration »

Egalement placé en garde à vue fin mai, Philippe Marini en est ressorti libre, avec néanmoins une convocation en vue d’une audition ultérieure devant le juge d’instruction, selon une source proche du dossier. Par ailleurs, le PDG explique être soupçonné d’avoir embauché le fils de Xavier Dugoin, ancien député et sénateur de l’Essonne qui a dirigé jusqu’en 2020 le Siredom, un des principaux syndicats chargés des ordures ménagères en France, « pour obtenir des marchés ». « La vérité, c’est que je n’avais pas vu ce garçon avant son recrutement, qui a été effectué par un de mes directeurs locaux », assure Jean-Luc Petithuguenin. Il rejette également les soupçons d’entente illicite dont il fait aussi l’objet.

« Quand j’ai démarré, Paprec faisait 3,5 millions d’euros de chiffre d’affaires. Aujourd’hui c’est 2,5 milliards! », observe-t-il. « Si mes concurrents acceptaient de s’entendre avec quelqu’un qui leur pique des marchés, ce seraient les rois des sots! » Le dirigeant assure avoir demandé lui-même à être mis en examen pour avoir accès au dossier d’instruction, mais qu’il n’a pas encore eu la possibilité de le consulter. « Bien entendu, la justice aura toute ma collaboration, mais je veux au préalable pouvoir savoir avec précision ce qui m’est reproché pour retrouver les éléments et apporter les réponses », déclare-t-il, « je suis innocent et je veux m’expliquer au plus vite ».



Source link

Quelle est votre réaction ?

Articles Similaires

1 of 12 678

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.