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Sud

NÎMES Changement de tête pour les musées de la cité

Le Musée du vieux Nîmes (Photo Archives Anthony Maurin).

Elle a 38 ans, est spécialiste de l’histoire de l’art et diplômée de l’institut national du Patrimoine, de l’école du Louvre et de l’université Paris IV-Sorbonne. Rien que ça. De plus, Lisa Laborie-Barrière est l’ancienne directrice des musées et du patrimoine de la ville de Salon-de-Provence et conservatrice en chef des musées du Château de l’Empéri. Voilà un bien joli CV.

Succédant à Aleth Jourdan, partie à la retraite en début d’été, Lisa Laborie-Barrière devient donc la nouvelle conservatrice en chef du Musée du vieux Nîmes et du Musée des cultures taurines. « Réorienter le musée du vieux Nîmes vers un musée du textile et du denim, attirer de nouveaux publics, inscrire les deux musées dans une dynamique territoriale : l’arrivée de Lisa Laborie-Barrière et de son œil nouveau sur ces deux sites culturels nous a paru intéressant pour mener à bien les projets qui l’attendent« , explique Sophie Roulle, adjointe déléguée à la Culture.

De nouvelles orientations

La nouvelle conservatrice est en charge de rédiger le projet scientifique et culturel du musée avec comme perspective sa rénovation, son réagencement et sa réorientation sur l’histoire du textile et du denim d’ici 2025. Ce document s’appuie sur un bilan de l’existant pour définir un nouveau projet de fonctionnement de l’établissement à la fois concernant les collections et leur présentation, mais aussi les acquisitions de pièces et le développement du numérique. Dans un second temps, la programmation muséographique sera mise en place pour construire le discours et identifier quels objets, quelles thématiques il faudra mettre en avant et dans quels espaces.

Lisa Laborie-Barrière (Photo Ville de Nîmes).

Lisa Laborie-Barrière a à cœur d’attirer de nouveaux publics dans les musées où elle travaille. Elle souhaite donner envie, à travers le discours, les expositions, les animations et les outils numériques, à un public qui n’avait pas l’habitude de venir dans ce musée de se déplacer pour le découvrir. Elle veut montrer que le Musée du vieux Nîmes peut aborder des thématiques contemporaines et ancrées dans la vie quotidienne. Pour cela, il faudra sonder les publics et répondre à leurs attentes. « C’est un beau défi que celui de changer l’image du musée du vieux Nîmes, qui a souvent une réputation erronée, et d’attirer des publics plus jeunes et plus variés« , souligne l’intéressée.

(Photo Archives Anthony Maurin).

Pour le Musée des cultures taurines, un musée qui évoque la relation de l’homme au taureau dans toutes ses composantes (historiques et mythologiques), Lisa Laborie-Barrière compte poursuivre la logique du calendrier déjà fixée : une exposition temporaire qui permet de découvrir l’ensemble des collections. Il est possible que le parcours permanent soit tout de même soumis à quelques modifications. Ce musée attire un public local et d’aficionados déjà fidèles, il sera essentiel d’aller chercher d’autres curieux et touristes de passage dans la cité des Antonin. Enfin, il est indispensable pour ces projets de territoires de s’inscrire de manière soutenue dans une dynamique locale en lien avec les associations, les publics des quartiers prioritaires et les scolaires.





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