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NÎMES Chez Sophie : « Du champ à l’assiette ! »

La boutique Chez Sophie, 60 avenue Jean-Jaurès à Nîmes, vous accueille du lundi au vendredi de 10h à 13h et de 14h30 à 19h et le samedi de 9h30 à 12h30. Produits locaux garantis !

L’histoire de Sophie commence en 2009 à Montpellier avec la création d’une boutique regroupant plusieurs producteurs locaux désireux d’écouler leurs produits en vente directe. De cette première expérience, sept Gardois décident de prolonger l’histoire avec une boutique sur Nîmes, rue du Cadereau.

Sophie, de la boutique Chez Sophie sur le Jean-Jaurès à Nîmes (Photo Anthony Maurin).

Alors que cette petite équipe souhaite déménager en Ville Active, Sophie, elle, préfère continuer sa route dans Nîmes et s’est mise à chercher un local « coup de cœur ». C’est en août 2015 que ses recherches commencent et à la fin de l’année Sophie trouve ce dont elle a besoin : « Quand je suis entrée ici, j’ai eu un gros coup de coeur sur l’étagère murale, j’ai immédiatement vu mes produits dessus. » Sa boutique naît donc le 18 mai 2016. Après de longues démarches pour l’achat, elle a pu réaliser ce projet et vendre des produits locaux elle-même.

Chez Sophie (Photo Anthony Maurin).

Actuellement l’échope regroupe plus d’une vingtaine de producteurs locaux et ses clients savent pourquoi ils viennent dans sa boutique : le contact ! Sophie est une personnalité drôle et attachante, fière de sa boutique et qui aime son travail. Parmi plusieurs centaines de références et plus de 500 produits, Sophie sait conseiller ses clients car elle sait ce qu’elle vend puisqu’elle choisit elle-même ses produits.

Une carte riche en produits

Dans cette boutique on trouve des produits de saison, des fruits et des légumes adaptés. « C’est moins cher qu’en grande surface pour les fruits et légumes et c’est surtout local. » Sophie insiste sur ce point aujourd’hui plus qu’avant car elle s’assure d’un certain contrôle sur les prix qu’elle propose. Évidemment cela n’enlève en rien la qualité de ces produits !

Mise en rayon dans une boutique bien garnie et achalandée (Photo Anthony Maurin).

D’ailleurs, certains des produits viennent de sa propre exploitation ! « On fait tout à Saint-Hippolyte du Fort, le maraîchage et l’élevage de porc donc c’est vraiment une production personnelle. » Forte de ses 2,5 hectares de terrain et de sa soixantaine de cochons, sa production fournit une grande partie de sa boutique et propose à la fois des produits frais mais aussi des produits transformés artisanalement.

« Pour les cochons, l’abatage se fait à Alès et après tout se fait chez nous dans notre labo. » D’ailleurs, chez Sophie, le cochon a une particularité. « C’est de la viande rouge ! En fait, nous n’avons pas une race unique, mais plusieurs donc ça nous permet de ne pas avoir de maladie et d’avoir une viande rouge mais tendre !« 

Le cohcon dans tous ses états (Photo Anthony Maurin).

Quand on parle de produits, le visiteur consommateur trouvera par exemple des saucisses, du boudin, du jambon, de l’araignée, bref, tout ce qui se mange dans le cochon et comme on dit… Tout est bon dans le cochon alors laissez-vous tenter par l’inconnu. En plus de ces produits frais, vendus sous vide, la partie charcuterie est importante donc les gourmands s’en donneront à coeur joie.

Ces productions sont également accompagnées de différents produits tels que le pâté en croûte, des terrines, des plats préparés où on retrouve ces fameux porcs.

La boutique (Photo Anthony Maurin).

Ainsi, tout ce savoir-faire artisanal dont est imprégnée la boutique se retrouve sur la production et la transformation car Sophie propose différents formats de vente sur ses produits. Le boudin, par exemple, le visiteur le trouvera sous diverses formes et tailles, ça dépend de l’humeur du jour. Tout comme ses plats préparés. « Quand je fais le boudin, je fais plusieurs coupes car je pense aux clients qui vivent seuls ou en famille et qui ne mangent pas la même quantité ! C’est la même idée avec les conserves qui ont généralement deux formats.« 

Les soupes bouclent la boucle (Photo Anthony Maurin).

De plus, Sophie cherche à ne pas gaspiller ses produits. Et pour ne pas jeter, le mieux, c’est de transformer jusqu’à refermer le cercle vertueux de ces productions censées. « On retrouve aussi des conserves ou des soupes ; c’est là que finissent la plupart du temps les surproductions ! On retrouve une dizaine de soupes différentes, il en va de même pour les tailles des conserves par exemple.« 

Quelques chèvres odorants (Photo Anthony Maurin).

Parmi ces productions, on retrouve aussi des confitures ou des caviars (dont un au ketchup maison par exemple) mais aussi des sorbets avec un large choix. Toutes ces productions personnelles sont complétées par des produits locaux de la région comme les œufs, des pâtes ou encore du vin. Petit appel, Sophie cherche d’ailleurs un fournisseur de vin car elle arrête sa propre production viticole.

D’où vient le savoir-faire de Sophie ?

Mais alors, qu’en est-il de cette exploitation ? Pour Sophie c’est « du champ à l’assiette ! » Tout a commencé avec de la viticulture, puis du maraîchage qui visait surtout à compléter les différentes productions qu’il pouvait manquer à la boutique de Montpellier avant 2016 comme du melon ou de la pastèque. C’est de ce hasard qu’est donc lancée cette production maraîchère. Ce hasard se complète d’opportunité en 2018 lorsqu’elle achète six cochons pour manger les surproductions de ses terres et qu’elle renouvelle cet achat la même année avec une femelle qui attend une portée de huit petits qui naissent dans la foulée.

Les cochons de Sophie (Julien Portalier).

De là née cette idée de produire alors sa propre viande, car elle a beaucoup de cochons sur place ! Aujourd’hui elle possède son propre laboratoire, son propre séchoir et ses cochons qui sont élevés avec amour. Ses cochons ont tous des noms et une petite histoire qui marque parfois la famille : Beige !

La carte des productions vendues Chez Sophie (Photo Anthony Maurin).

Ce cochon de 400 kilos n’était pas la préférée de Sophie mais elle était une des femelles reproductrices de l’élevage. « Elle avait son caractère et lorsque nous avons choisi de la conduire à l’abattoir c’était une grande nouvelle pour l’élevage. » L’histoire ne s’arrête pas là, car une fois un cochon tué à l’abattoir, il faut ensuite en extraire les différents morceaux qui sont vendus dans la boutique.

« Quand je l’ai vu dépecée, je me suis demandé comment j’allais la découper ! Heureusement le boucher m’a aidé avant qu’on l’emmène directement à notre laboratoire. » Ainsi, cette chère Beige se retrouve en boutique « Elle est dans certaines terrines et plat préparé sur l’étagère juste ici ! » Aujourd’hui Beige repose dans la cuisine de Sophie à Saint-Hippolyte du Fort. Oui, une amie de la famille a offert un cochon en peluche. Souvenir, souvenir.

Confitures, gelées et autres gourmandises (Photo Anthony Maurin).

Toute cette petite aventure a mené Sophie a être « une Angevine devenue Gardoise et qui élève des cochons » comme elle se définit elle-même. Cet intérêt pour l’agriculture vient aussi de son histoire : « Quand mes parents sont descendus pour les fêtes, ils sont venus voir mon nouvel élevage. Ils étaient surpris de la proximité que peuvent avoir les bêtes avec certains cochons passant allègrement et sans se méfier à côté d’eux !« 

Le maraîchage à la façon de Sophie (Photo Anthony Maurin).

Sophie a également fait une école hôtelière et porte une passion pour la cuisine, qu’elle a transmis à un de ses fils. Pourquoi cette passion ? Simplement parce qu’elle aime la créativité qu’elle nécessite. « Avoir un aliment et me demander ce que je vais en faire, j’adore. Et surtout la cuisine c’est du partage !« .

Sophie est heureuse de travailler en local et pour le local (Photo Anthony Maurin).

Séverine, qui connaît bien la boutique, parle de Sophie : « Elle a une économie locale et circulaire avec une grande palette de production. Je n’ai jamais vu ça ailleurs ! » Pour elle qui travaille qu’avec des agriculteurs, elle est impressionnée par le nombre de casquettes qu’arrive à porter Sophie !

Avec autant de boulot, à quoi peut ressembler une semaine de Sophie ? Le lundi, mercredi et samedi matin à la boutique sur le Jean-Jaurès, le mardi dans son labo pour les cochons et le jeudi et vendredi matin pour la production de légumes et le vendredi après-midi à la boutique de Montpellier. Elle arrive à prendre un peu de temps pour elle le dimanche sauf si la saison des fraises en début d’été ou fin de printemps la mobilise.

(Photo Anthony Maurin).

Alban Pullara

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