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NÎMES Des gladiateurs pas si antiques que ça !

La gladiature a de nouveaux adeptes. Ils prennent même des cours et s’entraînent avec l’équipement qu’on leur connaît. Découverte.

La gladiature ? On parle ici d’un sport antique connu du grand public à travers le grand écran. Hélas pour lui, il déforme souvent la réalité ou ce qui pourrait s’en rapprocher.

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Comme chaque mardi soir, au gymnase des Bénédictins qui fait office de ludus (école de gladiateur en latin) pour les pratiquants, se tient l’entraînement de gladiature organisé par Brice Lopez, professeur de gladiature. Et oui ça existe !

Échauffement et course pour débuter (Photo Anthony Maurin).

Pour les cinq personnes présentes, c’est une séance de sport à part entière que Brice aborde comme un vrai entraînement. Premièrement, un gros échauffement. Le cardio et le corps de manière général seront mis à rude épreuve. Pour un nouveau venu qui fait sa deuxième séance : « La souplesse, elle n’y est plus…« 

Quelques étirements pour se dérouiller (Photo Anthony Maurin).

Cet échauffement reste on ne peut plus classique malgré l’antique sport. On débute avec de la course à pied, puis des montées de genoux à la poitrine, la mobilisation des bras et des articulations, des pas chassés… Avant de laisser place à la deuxième partie de l’échauffement.

Tous en ligne ! (Photo Anthony Maurin).

Cette fois, une partie de l’équipement sera porté. Sur le rythme de Brice, chacun effectue la même action aligné. Avec le bouclier et une arme factice, les élèves exécutent les mouvements annoncés. Le rythme est coordonné et les ordres donnés en latin !

Bouclier en l’air pour percuter violemment l’adversaire (Photo Anthony Maurin).

Chaque injonction de Brice correspond à une action. Entre autres, l’unus sert à donner des coups au-dessus du bouclier de l’adversaire pour aller chercher l’épaule gauche de ce dernier. Le percutate est un coup de bouclier vers l’avant. mais avant cela, il a fallu se mettre en position avec le ad custodiam (en garde). Un participant peu habitué à l’exercice commente : « Déjà qu’en français c’est dur, alors en latin… !« 

Une autre partie, plus lourde, de l’équipement (Photo Anthony Maurin).

Après cet échauffement, les combats commencent avec le matériel du provocator, une des panoplies usitées en gladiature. « Le matériel est le premier ennemi quand on fait du combat« , avertit Brice. Autre problème, il va falloir maintenant que les carcasses supportent les quelques kilos de cet carapace légère. Chaque participant s’équipe d’un bouclier, d’un simulateur (épée en bois), d’une manica (armature en cuir qui protège un bras), d’un gant de cuir, d’une dague, et de genouillères.

Reste à avoir les yeux en face des trous… (Photo Anthony Maurin).

Se succèdent alors plusieurs combats opposant deux provocatores. Un gladiateur au style de combat évoquant le fracas du choc avec un équipement habituellement assez lourd car moins mobile que d’autres.

Salutations distinguées avant combat (Photo Anthony Maurin).

Les combats sont courts, moins de cinq minutes, et sont d’une intensité physique importante. Le lourd et encombrant casque essouffle rapidement les coeurs alors on trouve des combines. « Il faut apprendre à respirer par les yeux ! » Conseil de pro.

(Photo Anthony Maurin).

Les pratiquants rigolent et ajoutent : « Que la lumière soit éteinte, c’est normal ? » Il faut dire que le casque du provocator enlève une bonne partie du champ de vision. Ces casques sont haut et il n’est pas rare que les yeux ne soient pas positionnés en face des trous. Il faut alors, pour les pratiquants, balayer le le paysage tout en prenant garde à ne pas baisser la sienne.

(Photo Anthony Maurin).

Sur les ordres de Brice, qui arbitre les oppositions, les combattants s’élancent dans son du pugnate (littéralement battez-vous !). Ces combats imposent, plus que jamais, une excellente lecture des actions que son adversaire prévoit de lancer.

Ajustements et conseils (Photo Anthony Maurin).

Alors, dans l’adversité, chacun cherche à toucher l’autre. Lorsque Brice met un terme aux duels ou qu’il explique aux sportifs les bons gestes à adopter en de pareilles situations, il avait déjà pu tester lors de ses recherches expérimentales les évolutions du rythme cardiaque que cela provoquait : « Je passais de 40 à 200 battements par minute en quelques dizaines de secondes !« 

Deux gladiateurs combattent en opposition pendant que les autres s’entraînent ou regardent (Photo Anthony Maurin).

Prenants à regarder, ces combats sont vraiment atypiques pour notre monde moderne. On y sent une intensité physique importante et on constate qu’à chaque fin d’opposition les pratiquants sont essoufflés.

(Photo Anthony Maurin).

L’ambiance de l’entraînement est plutôt légère, les encouragements sont de sortie, les conseils aussi. Un combat donne systématiquement lieu à une discussion ouverte pour aider à comprendre les différents points à améliorer. Meilleure preuve ? Pour Alexis : « L’école de gladiature, c’est pas des amis c’est de la famille.« 

Après avoir rangé le matériel, on discute encore un peu, on regarde quelques videos et on se donne rendez-vous à la semaine prochaine ! (Photo Anthony Maurin).

Alban Pullara

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