Sud

NÎMES Les archéologues de l’Inrap en grève

Ce mercredi matin, les archéologues de l’Inrap (Institut de recherches archéologiques préventives) ont décidé de manifester à Nîmes. Ils réclament notamment une revalorisation des salaires. 

Ce mercredi matin, devant le Centre de recherches archéologiques INRAP de Nîmes situé dans la zone Kilomètre Delta, une quinzaine d’archéologues a décidé de faire grève et de manifester. Ils dénoncent des recrutements insuffisants, des salaires non revalorisés depuis 20 ans et une perte de sens de leurs missions de service public. Pour l’occasion, les agents ont sorti les banderoles (voir vidéo ci-dessus) avec deux messages : « archéologues en grève » et « L’Inrap a 20 ans, bon anniversaire les précaires ». Un préavis intersyndical de grève nationale a été déposé et il est reconductible jusqu’au vendredi 25 juin.

Si la mobilisation est nationale sur les questions de salaire et d’emploi, les archéologues ont des revendications régionales spécifiques. Le site de Nîmes abrite également la direction interrégionale Inrap Midi-Méditerranée. Les agents exigent « un arrêt immédiat de la dégradation des conditions de travail pour les archéologues de l’interrégion Midi-Méditerranée mais aussi pour leurs collègues administratifs de la direction interrégionale, victimes également d’une forte détérioration de l’ambiance et d’un risque d’épuisement professionnel en lien avec l’accroissement de l’activité », peut-on lire dans le communiqué.

« La fin de la terreur vécue par les collègues en CDD »

Ils demandent également la mise en place dans les meilleurs délais d’un plan d’actions pour améliorer l’ambiance de travail au CRA et à la direction interrégionale, avec l’organisation de réunions de discussion intégrant les archéologues et les agents fonctionnels. « La fin de la terreur vécue par les collègues en CDD, qui subissent déjà une situation de précarité mais qui considèrent désormais que leurs possibilités d’emploi dans la région dépendent de décisions arbitraires, autoritaires et injustes », poursuivent les syndicats.

Ils souhaitent aussi une application réelle de l’alternance des tâches pour les techniciens et leur implication dans les phases scientifiques de post-fouille (donc autrement que pour des missions de lavage ou de conditionnement…), la possibilité de participer aux opérations de diagnostic pour les collègues en CDD, comme dans toutes les autres régions, voire dans d’autres parties de l’interrégion Midi-Méditerranée, la possibilité de faire valoir les droits à la formation pour les collègues en CDD, impliquant notamment une diffusion correcte de l’information relative aux formations proposées et enfin le respect des cadres réglementaires, en particulier des délais de prévenance.





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