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Nogent-le-Rotrou. Quand l’éducation nationale fait la promo’ du sport

La directrice académique, Evelyne Mège, était présente pour échanger à propos de l'AS, ici de l'ultimate en arrière-plan.
La directrice académique, Evelyne Mège, était présente pour échanger à propos de l’AS, ici de l’ultimate en arrière-plan. (©Action Républicaine)

Durant les Jeux Olympiques, un vaste débat avait vu le jour : si les sportifs en étaient à ce firmament que ce sont les JO, était-ce vraiment grâce au sport scolaire ? Des médaillés ont alors pris la parole, une rencontre a été organisée avec le basketteur Evan Fournier et le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer.

La semaine dernière, la directrice académique, Evelyne Mège était en visite au collège Pierre-Brossolette de Nogent-le-Rotrou pour « donner un coup de projecteur au sport scolaire », selon ses mots.

« Des conditions physiques inégales »

Alors attention, le but n’est pas d’y former des champions, mais surtout de donner goût aux jeunes à l’activité physique et sportive.

Ce professeur de sport du collège Brossolette explique :

Ceux qui faisaient du sport ont continué à pratiquer malgré la crise. Mais pour les autres… On se retrouve avec des conditions physiques très inégales.

Cette matinée-là, tous les élèves de 6e voyaient leur cours « banalisés » pendant deux heures pour découvrir les disciplines proposées par l’Association Sportive, appelée l’AS. Dans trois endroits différents – gymnase, dojo et synthétique – les élèves pratiquent le badminton, le cirque et l’ultimate.

Pour le badminton, c’est une professeur de SVT qui joue les apprentis professeurs de sport après la blessure d’un de ses collègues l’empêchant d’exercer.

Ultimate, badminton et cirque

Les élèves font des échanges, et jouent à un sport qu’ils connaissent déjà bien étant dans leur cursus scolaire. Quelques mètres plus loin dans le dojo, une autre classe s’essaye au cirque, aux ateliers d’équilibre, de jonglage, et d’autres activités du cirque sont représentées.

Sur le synthétique, c’est ultimate, et les élèves s’échangent le freesbee par des passes. On y voit du plaisir de se dépenser, du plaisir de partager une activité ensemble… et c’est tout ce que voulait le corps enseignant. « Nous présentons aussi ce qu’est l’AS », glisse un professeur, assisté d’élèves de 5e, 4e et 3e pour jouer les encadrants.

Et cette matinée semble faire mouche puisque dans ce groupe de cinq copines, trois ont dit qu’elles s’inscriraient. Les objectifs y sont bien évidemment très différents selon les élèves. 

Avec l’arrêt des compétitions dû à la Covid-19, nous avons récupéré un autre public qui correspond à d’autres élèves, ceux qui n’étaient pas en club. Le fait que nous ne puissions plus faire de sport collectif a aussi joué.

Nicolas BouttierDirecteur départemental de l’UNSS 28

Pas de Pass sanitaire

Il est vrai que la pratique du badminton ou du cirque n’amène pas les mêmes objectifs. Pour le badminton, on sera sur de la compétition, pour le cirque on sera sur un numéro complet en fin d’année. « Les rencontres inter-établissements, c’est quand même tout le sel de l’AS. » Ces assaisonnements perdus, les effectifs de l’UNSS ont chuté d’un tiers pendant la crise de la Covid. « On espère les faire revenir, mais on sent une bonne dynamique », lance Nicolas.

Le laser-run comme nouveauté

Au-delà des traditionnels football, handball, badminton, le comité départemental de l’UNSS tente de tirer son épingle du jeu pour attirer de nouveaux élèves en jouant la carte de la modernité. « Nous proposons le laser-run. C’est une épreuve qui figure dans la pentathlon moderne, c’est un mélange de course à pied et de tir au laser. Nous avons fait l’achat de 18 cibles et pistolets, c’est du matériel onéreux », assure Nicolas Bouttier. Mais cela en vaut la peine pour lui !
D’autres eux, comme au collège Arsène Meunier propose des sorties canoë-kayak sur l’huisne. Une activité qui s’inscrit pleinement dans le côté éco-responsable que veut tendre l’UNSS. « Nous voulons développer le sens du développement durable chez les élèves. Ainsi, ils amènent leurs gourdes, il n’y a plus de bouteille plastique. Nous pouvons nous rendre à vélo sur les complexes sportifs. Les goûters distribués sont maintenant des fruits bios. »

Et ils peuvent compter sur un protocole sanitaire favorable puisque le Pass sanitaire n’est pas obligatoire. « Nous sommes en milieu scolaire donc ils n’en ont pas besoin. Une certaine incompréhension pour les élèves qui pratiquent en club et pour qui le Pass sera exigé dès aujourd’hui. »

Ils peuvent aussi compter sur un atout majeur : le prix. « Une licence en moyenne, c’est 20 € l’année à l’AS. Pour une multitude d’activités, ce n’est vraiment pas grand-chose. »

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