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« On a eu chaud ! »… Les mésaventures aux frontières de nos lecteurs

« Heureusement, ça s’est bien fini ! » Diana se souviendra longtemps de son voyage en Colombie. Ses bijoux souvenirs ont failli lui causer beaucoup de tort. « A la douane française, ils ont cru qu’il s’agissait de pièces du Musée de l’or de Bogotá. On a eu peur qu’ils nous prennent pour des mafiosos, d’autant plus que c’était l’époque de Pablo Escobar. » Dans certains pays, la liste des produits interdits à l’importation, ou exportation, est aussi longue que le temps d’attente à la douane quand votre valise est confisquée… Un sac de contrefaçon, un fromage non identifié ou un souvenir mal choisi au marché local peuvent vite faire tourner votre bref passage à la frontière en cauchemar.

Surtout si vous êtes à l’étranger et que vous ignorez tout des règles du pays. Sébastien a vite compris pendant son voyage en Amérique du Sud que les passages aux frontières ne sont pas une mince affaire. « Entre l’Argentine et le Chili, c’est toujours un peu délicat. Impossible d’importer la moindre denrée alimentaire d’un autre pays. Les restrictions sanitaires sont très strictes, raconte-t-il. Cette fois-ci j’avais ramassé un bout de bois côté chilien pour m’en servir en canne. Puis je l’ai mis dans la voiture pour passer la frontière argentine. Comme d’habitude, je ne déclare rien. Le douanier fouille le coffre et tombe sur le bâton. Oui, le bois est considéré là-bas comme vecteur de miasmes ! Deux heures de fouilles pour rien. Ils ont pris mon bâton et on a pu avancer. Heureusement, tout ça s’est passé dans la bonne humeur ! »

Mégane aussi a passé un long moment avec les douaniers à la frontière entre les Etats-Unis et le Canada. « A Buffalo, ils nous demandent nos papiers. On nous demande de mettre notre voiture sur le côté et de les suivre dans le bâtiment. Ils commencent à nous interroger sur les raisons de notre passage, ce qui nous stresse un peu. A l’époque, la France venait de passer aux 35 heures, se souvient-elle. Tout le reste de l’interrogatoire s’est déroulé sur les congés payés et la réduction du temps de travail. Invraisemblable pour eux ! Ils nous ont ensuite gentiment libérés et on a continué de débattre du sujet. »

« On a eu chaud ! »

Pas besoin de faire dix heures d’avion pour connaître des mésaventures avec la douane. Cédric s’est retrouvé bloqué à l’aéroport de Londres pour une catastrophe culinaire : « Lors du passage à la douane, ma valise est mise sur le côté. Ils me demandent de l’ouvrir car ils ont détecté une trace de poudre. En ouvrant la valise, je me rends compte que le sachet de chocolat en poudre que j’ai récupéré à l’hôtel s’est déchiré. Il a fallu attendre dix minutes que la douane analyse la poudre pour vérifier que ce n’était pas de la cocaïne. Les portes de l’avion se sont fermées juste après notre montée, on a eu chaud ! »

Du côté de Strasbourg, un ami de Laurent a plutôt eu… froid. « C’était à l’été 2004, on décide d’aller à Bäle pour voir une expo sur Toutankhamon. On part en voiture et arrivés à la frontière franco-suisse on se rend compte qu’on a oublié nos papiers d’identité. Les douaniers nous arrêtent. On nous demande de sortir du véhicule et ils décident d’emmener mon pote pour le fouiller. On le fait se mettre en caleçon et le douanier lui dit  »Zzzlip » pour contrôler qu’il ne cache rien nulle part, raconte-t-il. A sa sortie, mon pote se sent évidemment humilié, et on fait demi-tour puisque sans papiers, on nous refuse l’entrée en Suisse. L’expression  »Zzzlip » est depuis devenue une blague entre nous. »

Parfois, la douane est aussi très serviable. C’est le cas en Nouvelle-Zélande, où la saleté n’est pas la bienvenue. « On a passé la douane à Auckland en revenant des Fidji, mais nos chaussures de randonnées étaient très sales. Ils ont fini par nous les nettoyer afin de nous permettre de rentrer dans le pays », relatent Hassan et Clémence. Mais la douane de Nouvelle-Zélande ne fait pas de cadeau sur les denrées alimentaires. En 2018, Anna a échappé de peu à une amende de 400 dollars car elle avait sur elle… le sandwich distribué dans l’avion. « Elle me dit que je n’ai pas déclaré le sandwich dans le formulaire remplit dans l’appareil et que pour cette raison je dois payer une amende. Je lui réponds que c’est complètement absurde et parviens au bout de plusieurs échanges à la convaincre de ne pas payer l’amende. Je m’en souviendrais ! »

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