Ouverture des bureaux de vote dans à Lougansk pour le référendum d’annexion à la Russie

Les référendums d’annexion à la Russie doivent avoir lieu à partir de ce vendredi 23 septembre dans quatre régions du sud-est de l’Ukraine, dont les Républiques auto-proclamées de Lougansk et Donetsk.

Bulletins imprimés à la hâte, affiches électorales placardées dans toute la région : aujourd’hui, la république auto-proclamée de Lougansk organise son référendum d’annexion à la Russie, avec le feu vert de Moscou.  Pas de doute quant à son issue: le « oui » va l’emporter. Pour le Kremlin, il ne peut en être autrement.

Dans un micro-trottoir pour la télévision russe, les habitants affichent un soutien total à la tenue de ce scrutin, et à la perspective de faire partie de la Russie. « Nous voulons de la clarté et de la stabilité. Nous voulons participer au référendum« , dit une passante. « La Russie est un pays puissant ; c’est l’avenir, la force, la vérité. Donc, faire partie de la Russie est notre souhait le plus cher, nous l’attendions depuis si longtemps« , ajoute un retraité.

Pour les habitants de cette région contrôlée par les séparatistes pro-russes depuis 2014, la Russie est leur seule issue. Beaucoup ont peur d’être perçus comme des traîtres par Kyiv et d’être persécutés. Une promesse de perspective donc, mais aussi un facteur de risque, à cause des bombardements et des combats qui se rapprochent. Ils sont nombreux, d’ailleurs, à dire leur choix du vote électronique, convaincus de courir le risque majeur d’être bombardés en se déplaçant pour le scrutin.

Une possible escalade du conflit entre la Russie et l’Ukraine

Les forces séparatistes de Donetsk, Kherson et Zaporijjia s’apprêtent à organiser des référendums similaires jusqu’au 27 septembre.

Selon les experts, le référendum se déroule de la manière que celui mis en place en Crimée en 2014, avec un « oui » largement majoritaire. Mais, malgré les résultats qui seront annoncés, l’annexion de ces régions ne sera pas reconnue par la communauté internationale. Vladimir Poutine n’aura donc pas les mains complètement libres.

Le dirigeant russe cherche à rendre l’avancée du conflit irréversible en considérant ces quatre territoires comme « partie intégrante » de la Russie après leur annexion, ce qui lui permettrait de répliquer plus fort, et justifierait même l’usage des armes nucléaires « si l’intégrité territoriale de la Russie est menacée », comme il l’a répété dans son allocution télévisée du mercredi 21 septembre.



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