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Philippines: enthousiasme autour de l’éventuelle candidature de la fille du président Duterte

Sara Duterte, la fille du président philippin, a toujours marché sur les traces de son père. Aujourd’hui, elle semble la mieux placée pour lui succéder.

Jusqu’à présent, cette impétueuse politicienne de 43 ans, qui n’a pas hésité à frapper un shérif devant les caméras de télévision, a rejeté les appels à briguer la fonction suprême, affirmant vouloir effectuer un autre mandat à la tête de la mairie de Davao (sud), la troisième ville du pays.

Ses partisans ont placardé des affiches et des banderoles « Vas-y Sara vas-y » à travers tout l’archipel, organisé des rassemblements et posté des milliers de messages exhortant cette juriste de formation à changer d’avis.

Samedi, dans un message sibyllin posté sur Facebook – au lendemain de la date limite du dépôt des candidatures – Sara a remercié ses supporteurs.

« Même si je n’étais pas au Sofitel (hôtel) », le lieu où étaient déposées les candidatures, « vous n’avez pas perdu espoir et patience », a-t-elle déclaré, quelques heures avant que son bureau n’annonce qu’elle était positive au Covid-19.

Son père, Rodrigo Duterte, n’a pas donné le nom de son successeur, mais il a récemment fait savoir que Sara se présenterait aux côtés de son conseiller de longue date, le sénateur Christopher Go.

Même si Sara a manqué la date butoir du 8 octobre pour s’inscrire, elle a jusqu’au 15 novembre pour faire une entrée tardive dans la course à la présidentielle – comme son père en 2015.

Sara, connue pour son caractère emporté et son goût pour les grosses motos, est actuellement la mieux placée pour briguer la présidence, selon le dernier sondage réalisé par Pulse Asia.

– Manque de charisme –

Elle est suivie par le fils et homonyme de l’ancien dictateur du pays, Ferdinand « Bongbong » Marcos, l’ex-acteur et maire de Manille Francisco Domagoso, connu sous son pseudonyme Isko Moreno et le boxeur superstar Manny Pacquiao, qui vient de raccrocher les gants.

Tous, à l’exception de Sara, ont annoncé leur candidature.

Sara est entrée en politique en 2007 comme maire-adjointe pendant trois ans de Davao, le fief familial situé sur l’île de Mindanao, alors que son père était à la tête de la ville.

Elle en est devenue maire de 2010 à 2013, avant de céder la place à son père, puis de récupérer son poste en 2016, quand il a été élu président.

Début octobre, Rodrigo Duterte a annoncé à la surprise générale qu’il se retirait de la vie politique et qu’il allait préparer sa défense devant la Cour pénale internationale (CPI), qui enquête sur la guerre antidrogue menée par son gouvernement, marquée par des milliers de meurtres commis par les forces de l’ordre.

Certains doutent que sa fille puisse transformer son avance actuelle dans les sondages en victoire électorale, soulignant son manque de charisme et d’humour par rapport à son père, des qualités essentielles dans un pays où la personnalité l’emporte sur la politique.

« Elle tire sa force du fait qu’elle est la fille du président », selon Ana Maria Tabunda, directrice générale de Pulse Asia.

Les analystes estiment que Sara n’est pas la copie conforme de son père, dont les sondages montrent qu’il reste presque aussi populaire que lors de sa victoire en 2016.

– « Pas une marionnette » –

Elle n’a pas son côté « enjoué » et cela pourrait lui nuire, selon l’analyste politique Tony La Vina.

« Elle est plus distante et elle n’est pas chaleureuse », a ajouté Mme La Vina et « je pense que sa longueur d’avance s’évanouira au fil de la campagne ».

Sara serait plus modérée que son père, célèbre pour ses déclarations triviales et sa guerre antidrogue, marquée par des milliers de meurtres.

« A mon avis, Sara Duterte ne sera pas la marionnette » de son père, a estimé l’analyste politique Richard Heydarian car elle est « très vive, a sa propre opinion et un façon de gouverner très différente ».

Sara « essaiera de tracer sa propre voie » sur le plan politique, notamment la lutte contre le trafic de drogue et les relations avec la Chine et les États-Unis, a ajouté M. Heydarian.

Si les relations entre le père et la fille sont parfois tendues, les analystes estiment que Sara protégera sûrement son père des poursuites pénales dans son pays mais également de celles engagées par la CPI.

« Elle ne l’aime peut-être pas beaucoup (…) (mais) il fait partie de la famille et si vous ne pouvez pas prendre soin de votre père, personne ne vous fera confiance », a déclaré un observateur.

Sara – mariée et mère de trois enfants – a fait office de première dame lors de certains voyages officiels à l’étranger de Rodrigo Duterte, divorcé.



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