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Proxénétisme : un réseau dirigé par une « maquerelle » démantelé depuis Montpellier

Par Rédaction Métropolitain
Publié le
mis à jour le 4 Mar 21 à 18:49

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Des prostituées recevaient les clients dans des hôtels
Des prostituées recevaient les clients dans des hôtels (©Pixabay)

Une vaste opération de police a été lancé mardi, avec un coup de filet dans le milieu du proxénétisme international, dont le début de l’enquête a eu pour cadre Montpellier, l’été dernier. Treize personnes ont été interpellées en France -en Occitanie, à Montpellier, ainsi qu’à Balaruc-les-Bains- et Perpignan-, en Italie, en Espagne -Barcelone en Catalogne et Rosas, sur la Costa Brava-, en Roumanie et se trouvent en garde à vue, ce jeudi. Un hôtelier de Perpignan, soupçonné d’avoir fait partie de ce réseau en logeant des prostituées pendant de nombreux mois, a été remis en liberté, après audition.

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Tout commence en juin dernier à Montpellier. Deux jeunes femmes réussissent à s’échapper d’un appartement près de la gare SNCF Saint-Roch et indiquent aux policiers se prostituer sous la contrainte. Les enquêteurs de la sûreté départementale de l’Hérault placent alors l’appartement en question sous surveillance et interpellent un homme qui s’avère être le proxénète des deux jeunes filles et qui met le local à leur disposition en les menaçant. La suite des investigations pour remonter le réseau est confiée à la Direction territoriale de police judiciaire -DTPJ- de Montpellier. Le proxénète est mis en examen et incarcéré, les policiers découvrent un second appartement de ce type à Nîmes.

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Centre d’appels près de Barcelone

La DTPJ de Montpellier est épaulée par la direction centrale de la police judiciaire -DCPJ- et l’Office central pour la répression de la traite des êtres humains -OCRTEH-, qui se mettent en liaison avec leurs collègues espagnols : le proxénète arrêté ici utilise des plates-formes de location et un call center situé dans la banlieue de Barcelone, à Hospitalet de Llobregat, centralise l’organisation du réseau. De là sont gérés les rendez-vous avec les clients français. Pour organiser les rendez-vous, il devait téléphoner à l’un des numéros de téléphone français annoncés sur un site Web. Ces appels étaient pris en charge par le centre d’appels, situé en Espagne, via les lignes de téléphonie mobile d’opérateurs français, mais, actifs en Espagne, selon une source proche de l’enquête.

Filière colombienne

Une femme maquerelle est identifiée par les enquêteurs : elle propose via des sites internets et les réseaux sociaux des prostituées, des femmes sud-américaines et en grande majorité des Colombiennes qu’elle fait venir en Espagne, leur faisant miroiter un travail, une activité rémunérée de nettoyage ou de gardes d’enfants. Une fois sur place, elle les prive de leur passeport et forcées à se prostituer. Le proxénète mis en examen à Montpellier fait partie de ce réseau bien organisé.

Le clan colombien gérait tous les téléphones -environ 40-, tous les déplacements et tous les rendez-vous des jeunes femmes. 27 000 euros en liquide ont été saisis. 33 victimes ont déjà été recensées.

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