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Quatre créatrices créent l’Artifail, leur collectif artistique à Beuzeville

Par Lucie Drieu Publié le

Anne Lenglet, Maëva Carpentier et Aliénor Atinault présentent leur nouveau collectif, l’Artifail. (©Eveil de Pont-Audemer)

À Beuzeville (Eure), quatre femmes ont décidé d’unir leurs talents en un collectif, l’Artifail. Une manière de se retrouver pour créer et de faciliter l’organisation d’événements.

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« Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin. » Ce proverbe résumant en une phrase l’essentiel du principe d’intelligence collective pourrait s’appliquer aux Beuzevillaises Anne Lenglet, Maëva Carpentier, Aliénor Atinault et Pauline Ruault. En effet, tous les quatre ont créé, en décembre dernier, leur collectif de créatrices, nommé Artifail. « L’Artifail, c’est, en patois normand, l’ensemble des outils de l’artisan », présente Anne Lenglet.

L’objectif : se regrouper pour s’entraider, se soutenir, mais également pour organiser des événements sur Beuzeville.

À l’origine, les filles et moi faisions partie de l’association Les Pépites [ancienne librairie/salon de thé associatif] ; c’est là que nous nous sommes rencontrées. À l’époque, on y organisait des animations et autres ateliers créatifs, détaille Aliénor Atinault, l’une des créatrices et ancienne secrétaire des Pépites.

Ayant de fortes affinités, les quatre femmes ont décidé, malgré la fermeture des Pépites, en 2019, de continuer leur aventure à quatre.

Quand on a vu que le marché de Noël de Beuzeville était annulé, cette année, on a décidé de créer ce collectif pour permettre à chacune d’entre nous d’avoir une meilleure visibilité sur le marché, tout en conservant chacune notre indépendance.

Qui sont-elles ?

Dans la palette de l’Artifail, les outils sont nombreux ! Anne Lenglet s’exprime dans l’art de la céramique. Décoratrice de profession, elle vend ses vaisselles, lampes, bijoux et autres pièces en faïence sur les marchés de potiers des alentours, depuis 2015. Sa spécialité ? Le nériage. « C’est l’art de mélanger les terres, les argiles, de couleurs différentes. C’est tout un jeu de découpages et de juxtapositions de terres », présente l’artiste qui donne également des cours au sein de l’atelier Art’bramains.

Quelques unes des créations des artistes de l’Artifail.
Quelques unes des créations des artistes de l’Artifail.

Maëva Carpentier s’est, elle, mise à l’origami il y a trois ans. Avec l’arrivée de son premier enfant, elle a adapté certains jeux à son usage personnel.

Je fais des décorations pour les chambres d’enfant, des jeux enfantins, mais également des bijoux. Me mettre à l’origami m’a permis de m’évader, de me vider la tête. Je trouve ça si joli quand le papier prend forme, explique celle qui livre jusqu’en Belgique ses cartes de nomenclature sur les cycles de vie notamment des animaux.

De son côté, Aliénor Atinault, graphiste de métier, s’épanouit tant dans la céramique que dans le dessin, l’impression sur toile et la gravure sur verre. « J’aime travailler toutes les textures, je suis très curieuse », sourit celle qui touche à tout. « J’adore faire de mes mains. On retrouve souvent la nature dans mes créations. »

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Enfin, la quatrième de leur bande est Pauline Ruault. Cette éleveuse de chèvres qui fabrique ses fromages et savons au lait de chèvre s’est tournée, elle, vers le travail du bois, du miel (bougies à base de cire d’abeilles), vers la couture mais également vers le zéro déchets : lingettes démaquillantes, créations de vêtements pour enfants, de couvertures et autres anneaux de dentition. « Elle a un vrai goût pour les couleurs », vantent ses amies, en son absence lors de l’interview.

La force de la solidarité

Fortes de leur union, ces quatre femmes se plaisent à s’encourager dans leurs créations.

Créer c’est un travail solitaire. On est souvent seule, face à ses créations. Et parfois, on n’ose pas les vendre, par peur que ça ne soit pas assez bien. Le collectif aide à prendre confiance, à s’entraider. Et puis, à plusieurs, nous fourmillons d’idées, poursuit Aliénor Atinault qui savoure cette « saine » collaboration.

« Nous comptons d’ailleurs organiser des événements à thème, à Beuzeville. Le premier devrait être autour de la Saint-Valentin. Nous allons chacune produire des choses spéciales pour cet événement. Et si nous pouvons les vendre en direct, dans un lieu, ce sera super, mais sinon, nous les mettrons en vente sur notre site », détaillent-elles.

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Elles recherchent un local pour des événements ponctuels

D’ailleurs, elles sont à la recherche d’un local pour d’éventuelles expositions ponctuelles. « Ce sera l’occasion d’inviter d’autres créateurs à nous rejoindre ! Car nous avons des demandes ! », s’en réjouissent-elles. Mais, pour l’heure, leur collectif ne devrait pas s’agrandir. « Nous ne souhaitons pas ouvrir notre collectif à d’autres artistes, pour l’instant en tout cas », ajoute, prudente, Aliénor Atinault qui a encore en mémoire les difficultés de gérer un collectif multi-têtes avec les Pépites.

Retrouvez les créatrices sur leur site : https://artifail.fr/ et également sur leur page Facebook : L’Artifail – Beuzeville.Source de l’article : ICI

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