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Faits divers

Quatre mois ferme pour une série de cambriolages dans des commerces à Saint-Raphaël

Au moins six cambriolages, quelques milliers d’euros dérobés, des commerçants en colère… La fin de l’été a été mouvementée sur le port de Santa-Lucia, à Saint-Raphaël.

Au point que certains, pour mettre fin à la série de vols, ont pensé un instant s’organiser en milice… Ils n’ont pas eu à le faire, les forces de l’ordre finissant par interpeller deux jeunes hommes – un troisième est toujours en fuite – dans la nuit du 15 au 16 septembre après l’effraction d’un salon de coiffure.

Détention à domicile

Si l’un des deux mis en cause, mineur, a été relâché dans l’attente de son passage devant le tribunal pour enfants, Diyar K., bientôt 19 ans, a été jugé en début de semaine par le tribunal correctionnel de Draguignan.

Il a été condamné à huit mois d’emprisonnement dont quatre avec sursis avec obligation de travailler et d’indemniser les victimes.

La partie ferme pourra s’exécuter sous la forme d’une détention à domicile sous surveillance électronique.

« Je ne peux pas nier, avoue le prévenu à la barre, déjà bien connu de la justice des mineurs. J’avais besoin d’argent mais ce n’est pas comme ça qu’il faut faire…« .

Comprendre en forçant les baies vitrées des différents commerces, comme les restaurant Cap Santa-Lucia et Ticket Bistro ou le glacier Amorino, puis en emportant les fonds de caisse.

Cinq cents euros par-ci, sept cents par-là… Difficile au final pour les victimes et les enquêteurs de chiffrer le préjudice.

Confondu par ses empreintes papillaires

Mais grâce aux traces papillaires laissées sur place par Diyar K., au moins six vols ont pu lui être imputés entre le 26 juin – un vol avec effraction à la boulangerie du Soleil – et son interpellation sans heurt le 16 septembre.

« Je m’excuse auprès des commerçants. Le mois passé en détention m’a fait comprendre beaucoup de choses. Je sais ce que je veux faire dans ma vie, être avec ma famille et travailler. »

Un discours que le ministère public espère voir se concrétiser dans les faits.

« Ces vols sont insupportables. C’est bien de reconnaître sa responsabilité et d’émettre son envie de sortir de cette spirale, note avec pédagogie le procureur Guy Bouchet. Vous êtes aujourd’hui dans la cour des grands. Sachez que vous encourrez sept ans d’emprisonnement pour des faits de la sorte. »

Aux côtés des commerçants, la commune de Saint-Raphaël a tenu à se porter partie civile, arguant d’une « atteinte à la réputation et à l’image de la ville » à la suite de l’article de Var-matin. « Le maire a été mis en cause car on estimait que le système de vidéosurveillance était défaillant » pointe Me Céline Grasset, réclamant à Diyar un euro de dommage et intérêt.

« Je peux comprendre que ces vols ont créé un trouble, réplique en défense Me Gilles Ordronneau. Mais de là à y voir une atteinte à l’image… La réparation doit être en lien avec l’effraction. Là, j’ai le sentiment que la mairie cherche à créer une jurisprudence. C’est malin. Car le préjudice est plus subi par le maire, qui paraît laxiste, que par la commune… »

Finalement reconnue en sa qualité de partie civile, la Ville a été déboutée de sa demande de dommage et intérêt. Diyar, lui, est sorti de prison. Il veut devenir carreleur.



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