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En bref

qui sont ces manifestants venus dénoncer la disparition des terres agricoles franciliennes ?

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées ce dimanche 10 octobre devant l’Hôtel de ville de Paris pour dénoncer «l’urbanisation massive» de l’Île-de-France, venues des quatre coins de la région pour réaliser la «Marche des terres». Qui sont-ils ?

Des associations, des écologistes, des élus locaux ou tout simplement des riverains de projets immobiliers et autres projets d’aménagement comme le Grand Paris Express, qui grignotent selon eux des parcelles fertiles autour de la capitale, à leurs yeux indispensables à la biodiversité et la lutte contre le changement climatique.

Des militants venus de toute la région

Parmi eux, le collectif contre la ligne 18, le collectif pour le Triangle de Gonesse, les Soulèvements de la terre ou encore Stop Val béton. Autant d’associations et de militants qui ont symboliquement dénoncé l’artificialisation des terres sous les fenêtres de la maire de Paris, Anne Hidalgo, désormais candidate à l’élection présidentielle de 2022.

Sur place, Sandrine Rousseau – candidate malheureuse de la primaire écologiste pour la présidentielle – a critiqué «la métropolisation» et «la concentration» de la région. «On ne veut pas qu’on nous explique comment développer les territoires sans consulter les populations locales et sans faire en sorte que ce soit elles qui aient les clés de leur propre développement et de leur propre résistance», a-t-elle notamment fait savoir.

La veille, samedi 9 octobre, les manifestants sont partis de quatre points de contestation disséminés dans la région – Triangle de Gonesse (95), Val Bréon (77), plateau de Saclay (91) et Thoiry (78) – pour rallier la capitale. Ceux partis de Gonesse et du Val Bréon se sont rejoints aux jardins d’Aubervilliers (93), menacés par un projet dédié aux Jeux olympiques de Paris 2024.

Les travaux ont déjà bien avancé, dans le secteur de Fort d'Aubervilliers (93).

«L’idée, c’est de faire prendre conscience aux gens qu’il y a des terres à préserver pour l’écologie de l’Île-de-France», a expliqué Claire Bertrand, agricultrice bio en Seine-et-Marne, «ces terres servent à nourrir la population de Paris». Et de poursuivre : «on a envie de préserver ce qu’on a, de pas avoir de béton» pour «le stockage du carbone, la diversité des espèces cultivées, le refuge des animaux…».

«On veut garder nos terres nourricières», a quant à elle renchéri Catherine Caltaux, l’une des cyclistes venues du Val Bréon. «Ce sont des projets qui n’ont aucun sens», a assuré Sarah Poisson, qui a grandi dans cette région agricole et regretté ces «villes déshéritées» marquées par des «étendues d’énormes entrepôts». Selon la chambre régionale d’agriculture, environ 1.500 hectares de terres agricoles sont transformées en espaces urbains chaque année.





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