Sarthe : à l’Atelier du maroquinier de La Chartre-sur-le-Loir, une section syndicale est créée | Le Courrier

section syndicale atelier du maroquinier
Une section syndicale Sud-Industrie a été créée récemment au sein de l’Atelier du maroquinier à La Chartre-sur-le-Loir (Sarthe). ©Le Petit Courrier – L’Echo de la Vallée du Loir

Instaurer un contre-pouvoir constructif et permettre à tous les salariés d’être informés sur leurs droits. C’est dans cette optique-là qu’une section syndicale Sud-Industrie a été créée en octobre 2021 au sein de l‘Atelier du Maroquinier à La Chartre-sur-le-Loir (Sarthe).

Joëline Guillerm, déléguée syndicale, est à l’origine de cette création.

Mon but est vraiment de faire en sorte que chaque personne puisse connaître ses droits. Je me suis tournée vers le syndicat Sud car il est jeune et dynamique. On a été super bien accompagné par Mickaël Ménard, co-secrétaire départemental.

A ses côtés, se trouvent Annie Brocherieux, suppléante ; Magali Pigault, trésorière ; Constance Boyer, co-trésorière ; et Romain Rogue, secrétaire. Tous sont arrivés dans l’entreprise entre 2017 et 2019.

« Nous sommes passés d’une entreprise familiale en 2015 à une entreprise davantage industrielle aujourd’hui », constatent-ils.

Ils dénoncent un accord

Près de 140 salariés travaillent au sein de l’Atelier qui fabrique des produits de maroquinerie de luxe.

Au sein de l’entreprise, elles expliquent qu’elles n’avaient pas le sentiment d’être concernées par les décisions prises en CSE. « Il n’y avait pas de communication entre les déléguées du personnel et les salariées. On avait l’impression de décisions prises à huis clos sans concertations possibles », expliquent Joëline, Annie et Constance. 

En mars 2022, lors d’élections, la liste Sud a obtenu 65 % des voix. La section syndicale, majoritaire, œuvre déjà pour des dossiers importants.

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Nous venons de dénoncer l’accord sur l’aménagement du temps de travail. On demande à le retravailler, pour qu’il convienne à tous. On veut, entre autres, revenir sur l’annualisation du paiement d’une partie des heures supplémentaires. Nous avons un an pour le retravailler.

Un constat positif

Depuis janvier 2022, elles constatent que la direction fait des efforts sur les heures supplémentaires imposées.

« Notre temps de travail hebdomadaire est du lundi au vendredi midi. Les heures faites l’après-midi du vendredi sont des heures supplémentaires. Elles sont imposées et c’était quasiment chaque vendredi. Depuis janvier, des efforts sont faits, on travaille un vendredi sur deux seulement avec des heures supplémentaires. » 

Aussi, pour la première fois, elles ont réalisé un sondage dans l’entreprise pour convenir d’un temps de pause déjeuner

Une grosse majorité de salariés a choisi de prendre une pause de trente minutes. Cela nous permet de terminer notre journée à 16 h 30. On a également obtenu un accord pour être en congé le pont de l’Ascension et celui du 14 juillet, accord qui contente tout le monde.

« On a un métier agréable »

La section syndicale souhaite également défendre les salariés en situation de stress, face à des cadences de production importantes.

« Nous sommes ravies de constater que le dialogue social est possible avec la direction. On aime aller travailler, c’est un métier agréable. Notre patron veut le bien de l’entreprise, et nous aussi. Des salariés heureux, ce sont des salariés qui restent ! »


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