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Seine-et-Marne. A Montereau, le Conseil d’État confirme l’élection de James Chéron

Malgré des opérations pouvant « influencer le vote des électeurs », le Conseil d'Etat a confirmé l'élection de James Chéron au regard de « l'écart de voix entre les deux listes »
Malgré des opérations pouvant « influencer le vote des électeurs », le Conseil d’Etat a confirmé l’élection de James Chéron au regard de « l’écart de voix entre les deux listes » (©RSM77)

Après un premier recours rejeté par le tribunal administratif de Melun, le 8 mars, l’opposition, emmenée par Yves Jégo, avait choisi de faire appel de cette décision devant le Conseil d’État : sa dernière chance de faire annuler le résultat des dernières élections municipales de Montereau-Fault-Yonne, donnant James Chéron vainqueur (53,55% des voix contre 46,45% pour l’ancien maire).

Mais mercredi 29 septembre, l’équipe municipale a pu pousser un ouf de soulagement puisque le Conseil d’Etat est allé dans le sens du tribunal administratif en rejetant lui aussi la requête de l’ex-député de la 3e circonscription de Seine-et-Marne.

Un écart de voix trop important

Néanmoins, si l’institution a estimé que les bons d’achats versés aux familles monterelaises au titre de l’opération « J’aime Montereau », destinée à relancer l’activité économique locale suite à la crise du Covid ne pouvait être regardée comme « présentant le caractère d’une propagande électorale », elle a en revanche conclu que l’opération « Vue et corrigée » décidée à quelques jours du deuxième tour des élections et qui consistait, en partenariat avec une association, à faire bénéficier d’une consultation ophtalmologique et d’une paire de lunettes gratuites aux plus de 60 ans de la commune, pouvait elle avoir « influencé le vote des électeurs ».

Il en est de même pour le courrier envoyé aux locataires de Confluence Habitat et signé par le maire, qui selon cette décision de justice, « comportait des éléments de polémique électorale ».

Toutefois, selon le Conseil d’Etat, « compte tenu de l’important écart de voix entre les deux listes (2 901 voix contre 2 516, ndlr), ces irrégularités, pour regrettables qu’elles soient, n’ont pas été de nature à altérer la sincérité du scrutin ».

Après avoir également écarté les griefs concernant le nombre important de procurations (en raison des démarches simplifiées pour encourager ce type de vote dans le contexte Covid), et au sujet des comptes de campagne du premier édile, l’institution a finalement rejeté la requête d’Yves Jégo et confirmé ainsi l’élection de James Chéron.

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