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sept gardes à vue prolongées après les incidents à Villepinte

Les gardes à vue des cinq militants de SOS Racisme ont quant à elles été levées.

Sept gardes à vue ont été prolongées et une enquête a été ouverte sur « les faits de violences commis à l’intérieur du meeting » du polémiste d’extrême droite Eric Zemmour dimanche au Parc des expositions de Villepinte (Seine-Saint-Denis), a indiqué lundi soir le parquet de Bobigny.

Les investigations sont divisées en deux enquêtes: l’une porte sur des violences contre des militants de SOS Racisme présents lors de la première réunion publique de la campagne présidentielle d’Éric Zemmour, l’autre sur celles visant le candidat par un individu qui l’a empoigné avant son entrée en scène, a précisé le parquet. Elles sont menées par la Sûreté départementale, qui analysera notamment les vidéos de ces deux séquences, diffusées sur les réseaux sociaux.

Un meeting émaillé d’incidents

Des violences ont éclaté au début du discours du candidat d’extrême-droite lorsqu’une dizaine de militants de SOS Racisme présents dans le public ont dévoilé des T-shirts formant le slogan « non au racisme ». Ils ont reçu des coups et ont été visés par des jets de chaises, selon la vidéo diffusée par l’association antiraciste.

Plusieurs courses-poursuites ont eu lieu à l’arrière de la salle pour les exfiltrer, dans une grande confusion. La situation est revenue au calme au bout d’une dizaine de minutes. Un membre de la sécurité du candidat a évoqué « quelques militants antifas » exfiltrés, leur reprochant d’avoir voulu semer le trouble.

62 personnes ont été placées en garde à vue dimanche dont 58 pour « participation à un attroupement armé en vue de commettre des violences ou dégradations », « outrages » et « rebellions », a précisé le parquet de Bobigny. Parmi celles-ci six d’entre elles ont été prolongées.

Les gardes à vue de militants de SOS-Racisme levées

5 gardes à vue, prises suite à la mise à disposition par le service de sécurité du meeting aux services de police, de 5 militants de SOS-Racisme, ont été levées.

« Il a été offert aux intéressés la possibilité, s’ils le souhaitaient, de déposer plainte pour des violences qu’ils auraient subies auprès de la sûreté territoriale qui est saisie d’une enquête de flagrance sur l’ensemble des faits de violences commises au cours du meeting », précise ce lundi soir le parquet de Bobigny.

La garde à vue de l’homme qui agressé Zemmour prolongée

La garde à vue de l’homme, soupçonné de « violences avec préméditation » après avoir agrippé le désormais candidat à l’élection présidentielle avant son entrée en scène, a également été prolongée. Une enquête a également été confiée à la sûreté territoriale de Seine-Saint-Denis.

L’entourage d’Eric Zemmour a indiqué dans la soirée de dimanche qu’il souffrait d’une blessure au poignet et s’était vu prescrire neuf jours d’interruption temporaire de travail (ITT) après avoir été agrippé par l’homme, aussitôt exfiltré puis interpellé par la police.

Le parquet de Bobigny a indiqué de son côté que le certificat fourni n’a pas été établi par une unité médico-judiciaire (UMJ), habilitée à déterminer les ITT en vue de poursuites pénales.

Hugues Garnier avec AFP Journaliste BFMTV



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