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sept militaires maliens tués dans des attaques séparées

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Sept soldats maliens ont été tués samedi dans deux attaques séparées au Mali, pays du Sahel en proie à un cycle de violences jihadistes et à un contexte politique tendu. Les autorités militaires de transition affichent de plus en plus clairement leurs intentions de reporter les élections présidentielle et législatives prévues à partir du 27 février.

Sept soldats maliens ont été tués samedi dans deux attaques séparées au Mali, pays du Sahel en proie aux violences jihadistes, a annoncé l’armée malienne.

Cinq militaires ont été tués lorsque le véhicule dans lequel ils circulaient a heurté une mine artisanale près de Ségou, à environ 200 km au nord-est de Bamako, et deux autres ont péri dans une embuscade ayant fait également trois blessés près de Mourdiah, à environ 200 km au nord de la capitale, indique l’armée dans un communiqué.

Sept soldats maliens ont été tués samedi dans deux attaques séparées au Mali, pays du Sahel en proie aux violences jihadistes, a annoncé l’armée.

Cinq militaires circulant dans un véhicule ont tous été tués en début d’après-midi lorsque celui-ci a heurté une mine artisanale près de Ségou, à environ 200 km au nord-est de Bamako, explique l’armée dans un communiqué.

« Le ratissage de la zone de l’incident a permis l’interpellation de deux suspects, immédiatement mis à la disposition de la gendarmerie », selon le communiqué.

En fin de matinée, deux militaires avaient péri dans une embuscade ayant fait également trois blessés près de Mourdiah, à environ 200 km au nord de la capitale, indique l’armée qui précise que le bilan de cette embuscade est provisoire.

Contexte politique tendu 

Malgré les interventions de la force française Barkhane, de l’ONU et d’une force conjointe de cinq pays sahéliens, depuis 2013 au Mali à la demande du gouvernement malien. le Mali est le théâtre depuis 2012 de violences jihadistes, auxquelles se mêlent des conflits intercommunautaires meurtriers.

Partis du nord du pays, les violences se sont propagées au centre du pays, notamment depuis l’apparition en 2015 d’un groupe jihadiste dirigé par le prédicateur peul Amadou Koufa, mais aussi au Burkina Faso et au Niger voisins.

>> À voir aussi : Le Mali entame des négociations avec des groupes jihadistes

Ces attaques se produisent dans un contexte politique délicat au Mali. Les autorités de transition dominées par les colonels à l’origine de deux coups d’État, en août 2020 et mai 2021, affichent de plus en plus clairement leurs intentions de reporter les élections présidentielle et législatives prévues à partir du 27 février.

La communauté internationale, spécialement l’ONU et la Cédéao en tête, insiste pour que ces élections censées permettre un rétablissement du pouvoir civil dans un pays en proie à un cycle de violences jihadistes et intercommunautaires se tiennent dans les délais fixés.

Avec AFP 



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