En bref

Tentatives de fraude et intimidations : les manigances de Donald Trump pour se faire réélire en 2020

Qui a véritablement tenté de voler l’élection américaine ? Cette question a animé la quatrième journée d’audience de la commission d’enquête sur l’assaut du capitole du 6 janvier 2021.

« Je veux juste trouver 11 780 votes. C’est un de plus que ce que nous avons, car nous avons gagné.« , avait asséné Donald Trump au secrétaire d’Etat de Géorgie Brad Raffensperger. Un tentative de fraude électorale qui avait fuité dans le Washington Post, non sans conséquences pour l’élu républicain à l’autre bout du fil. Il avait refusé d’obéir à son chef de parti.

« Après l’élection, mon adresse mail et mon numéro de téléphone ont été « doxées__ » (ndlr : c’est-à-dire rendues publiques sur internet). Donc je recevais des messages depuis le pays entier », a-t-il témoigné devant la commission_, « progressivement ma femme a commencé à en recevoir aussi elle aussi. Ces messages étaient à caractère sexuel. Ils étaient répugnants. »_

La fraude aux faux grands électeurs

Aux États-Unis, le président est élu par suffrage indirect. Les citoyens votent pour des grands électeurs, qui à leur tour élisent le président. Il y a un nombre fixe de grands électeurs dans chaque Etat, proportionnel à la population. 

Ainsi, une des stratégies des républicains pour renverser l’élection de 2020 aurait été d’envoyer des faux grands électeurs (non élus par le peuple) voter pour lui. Une manigance stoppée par son vice-président Mike Pence, qui a refusé de reconnaître la légitimité des faux grands électeurs. 

L’ex-président américain aurait tenté d’intimider les élus républicains qui acceptaient la légitimité de l’élection de Joe Biden. Rusty Bowers, le chef des républicains en Arizona a par exemple raconté le harcèlement et les insultes qu’il a subies quand il a refusé de falsifier les résultats de l’élection dans son Etat.

La commission d’enquête sur les incidents du 6 janvier est très décriée dans le camp Trump. Ils ont promis de la démanteler s’ils obtenaient la majorité à la chambre des représentants aux élections de mi-mandat de novembre. Le principal risque couru par Donald Trump à l’issue de cette enquête est l’inéligibilité et donc l’impossibilité de se représenter à la présidentielle en 2024.



Source link

Quelle est votre réaction ?

Articles Similaires

1 of 14 240

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

error: Alert: Content selection is disabled!!