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Sports

Thierry Gouvenou : « Sans la pandémie, la Normandie aurait accueilli le Tour de France »

Le Tour de France 2022 ne passera pas par la Normandie.
Le Tour de France 2022 ne passera pas par la Normandie. (©A.S.O./Pauline Ballet)

Actu : Le parcours a été dévoilé. Peut-on le qualifier de « dur » ?

Thierry Gouvenou : Nous, on a surtout essayé de faire quelque chose de très complet. Il faudra être très fort dans ce que l’on appelle les bordures, avec le vent, que ce soit au Danemark et dans le Nord de la France. Il faudra également avoir dans sa palette le fait de savoir passer les pavés. Ce n’est pas évident pour tous les coureurs. Ça peut rebuter quelques grimpeurs. Après, on a des grosses étapes de montagne, avec notamment le col du Granon qui est très haut, 2 400 m, et une arrivée au sommet avec de gros pourcentages (11,3 km à 9,2 % – 11e étape le 13 juillet, ndlr). Ce sera certainement la grosse étape du Tour de France. Ensuite l’Alpe d’Huez et les Pyrénées qui seront très denses puis un long contre-la-montre. Sur trois semaines, il faudra montrer beaucoup de qualités différentes pour pouvoir s’imposer.

Les favoris seront logiquement les coureurs les plus complets ?

TG : Oui, là on ne peut pas dire que c’est un Tour qui est réservé soit aux coureurs soit aux grimpeurs. Il faudra être bon rouleur, bon grimpeur, être fin tacticien. Ce sera forcément un coureur extrêmement complet et bien entouré par une grosse équipe qui remportera le Tour.

On l’a observé cette année, la course a été pleine de rebondissements. Vous vous attendez encore à un Tour de France rythmé en 2022 ?

TG : Depuis deux ans, le rythme est plus fou. Beaucoup moins contrôlé. Des coureurs comme Alaphilippe, Van Aert, Van der Poel et même Pogacar sont capables de faire des attaques de très très loin. Et ce genre de coureurs, ça permet d’assurer une course dynamique sur de nombreuses étapes. On a aussi fait des étapes, en 2022, pour ce genre de coureurs. Les puncheurs et les hommes de classiques auront de quoi faire.

Les chutes ont été nombreuses cet été. Quand on imagine un tracé, prend-on en compte ce risque de chutes ?

TG : Le problème de la sécurité est très vaste. On peut penser que ça vient que des routes, c’est un facteur certes. Mais il y a autre chose comme l’amélioration du matériel. Les coureurs vont plus vite. Ça freine au dernier moment parce qu’ils ont des freins à disque. On sait aussi que, depuis quelques années, il y a une vraie densité de très bons coureurs et de fortes équipes. Le niveau général s’est amélioré et, du coup, tout le monde veut être devant en permanence. Ça crée des chutes.

Le parcours ne passera pas par la Normandie cette année…

TG : Avec cette histoire de pandémie, on a été obligé de bouleverser pas mal de nos plans. Les tracés des Tour de France 2021 et 2022 n’ont pas pu être réalisés comme on l’avait prévu au départ. Ça explique le fait que des régions prévues ont été abandonnées au programme. Dont la Normandie.

La Normandie aurait pu accueillir le Tour si la pandémie n’avait pas tout chamboulé ?

TG : Oui, si on avait respecté ce qu’on avait en tête, la Normandie aurait été au programme.

C’est donc partie remise pour 2023, 2024… ?

TG : (Rire) Certainement le plus vite possible. J’espère qu’il y aura une vraie volonté politique de la Région Normandie d’accueillir le Tour. Il faut une réelle candidature globale de la région. On ne peut pas monter que pour un seul point. L’Ouest, c’est toujours plus compliqué car loin des montagnes.

En 2024, on célébrera le 80e anniversaire du Débarquement en Normandie. Est-ce que les grands événements comme celui-ci sont pris en compte au moment de choisir le parcours ?

TG : Oui, le Tour de France, ce n’est pas que du sport. Tout ce qui est à côté comme le patrimoine ou l’histoire, compte beaucoup.

Un mot sur votre ville d’origine. Est-ce qu’offrir une étape à Vire Normandie est dans un coin de votre tête ?

TG : J’espère qu’avant la fin de ma mission, on fera un tour par Vire. Ce serait bien.

Avec ce tracé, verra-t-on les Normands Guillaume Martin et Benoit Cosnefroy briller ?

TG : Guillaume Martin trouvera des étapes à sa convenance, c’est certain. Pour le général, ce sera plus compliqué parce qu’entre les pavés et le contre-la-montre, ce sera dur. Pour Benoit Cosnefroy, en bon puncheur, il aura des occasions.

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