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En bref

tout savoir sur José Manuel Villarejo, l’ex-commissaire corrompu en procès

Ce sera l’un des moments forts de l’année judiciaire espagnole. Ce 13 octobre s’est ouvert à Madrid le procès de José Manuel Villarejo, un ancien commissaire de police accusé de corruption, de chantage et d’espionnage politique.

Qui est-il ? 

Son nom est devenu largement connu en Espagne en 2017, lorsqu’il a été arrêté par les forces de l’ordre. Aujourd’hui âgé de 70 ans, l’homme a passé une bonne partie de sa carrière dans la police. Grâce à ses postes, il s’est arrangé pour glaner des cadeaux, de l’argent et des informations au fil des années. L’on estime qu’entre 1992 et 2010, il aurait engrangé plus de 20 millions d’euros. 

Pendant quelques années, il aura également travaillé dans des agences de détectives ou encore des cabinets d’avocats, qui lui ont permis de poursuivre ses activités véreuses. L’une de ses méthodes privilégiées : les enregistrements. Son but était d’obtenir des dossiers compromettants contre des personnes pour ensuite les faire chanter. Pour y parvenir, il faisait notamment appel à des prostituées. Il s’était d’ailleurs vanté de cette technique, comme le rappelle Le Monde : «J’appelle cela de l’information vaginale». 

Les hautes sphères espagnoles concernées 

Au fil des années, ses dossiers contre des personnalités influentes se sont accumulés. A tel point que toutes les strates de la vie politique espagnole étaient concernées. Il a ainsi fait fuiter des enregistrements de l’ancienne secrétaire générale du Parti populaire, obtenant sa démission, ou encore de l’ex-ministre socialiste de la justice, Dolores Delgado. 

Parmi ses plus grands faits d’armes, la publication d’écoutes de la maîtresse du roi Juan Carlos, la princesse Corinna Zu Sayn-Wittgenstein. Dans un enregistrement, elle expliquait comment le roi avait touché une commission sur un contrat de construction d’une ligne de train entre La Mecque et Médine. A la suite de cela, une enquête pour corruption avait été ouverte, ce qui a finalement mené à l’exil du monarque en dehors d’Espagne. 

Que risque-t-il ? 

En cas de condamnation, au vu des faits qui lui sont reprochés, il est peu probable que José Manuel Villarejo sorte de prison en vie. En effet, il risque jusqu’à 109 années et 10 mois de prison. Continuant de se battre, il a menacé de révéler d’autres scandales dans le futur s’il n’était pas libéré. «Ceux qui me voient comme un agneau qui ira tranquillement à l’abattoir se trompent (…). Je n’ai jamais été belliqueux, mais je n’ai jamais fui un combat quand je le devais», a-t-il écrit à Politico. 



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